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Qui a tué la croissance ?

07/12/2011 8 commentaires

Vous n'êtes pas encore convaincus des thèses de la décroissance ? Alors prenez 6 minutes de votre temps pour regarder cette vidéo de Richard Heinberg, auteur du livre "La fin de la croissance".

 

 

Lien direct si la vidéo ne s'affiche pas : http://www.youtube.com/embed/VSwT4fGqWbQ

(sous-titré en français)

 

A DIFFUSER !!!!!!

 

Superno, un petit coup de pub pouce serait sans doute bienvenu pour diffuser ce film…

 

Création d’un groupe lorrain d’objecteurs de croissance de réflexion pour une économie locale et solidaire

02/03/2009 5 commentaires

Aux Lorraines et aux Lorrains,

Aux Citoyennes et Citoyens de partout,

Partant du constat qu’on retrouve souvent les mêmes personnes dans de nombreux événements politiquement engagées pour des questions de société, d’écologie, de culture, de droits de l’Homme, de solidarité…, j’éprouve de plus en plus le besoin de voir se fédérer ces forces vives en puissance. Combien de combats légitimes et utiles passent inaperçus par manque d’organisation, de rassemblement ? C’était déjà le constat du Conseil National de la Résistance qui appelait à des manifestations unitaires partout en France le 10 novembre dernier, plutôt que plein de petites un peu tous les jours, inaudibles et qui permirent en d’autres temps à Son Altitude Sarkozy Ier de se féliciter devant son staff de l’UMP ou du MEDEF que les médias à la botte ne donnent plus écho aux revendications de la rue. Le 29 janvier a confirmé que nous en sommes capables. Gageons que le 19 mars enfoncera le clou.

La crise actuelle est multiple : écologique (effondrement de la biodiversité, bétonisation généralisée, déforestation, désertification…), climatique, financière, économique, sociale et sociétale, énergétique, des matières premières… mais elle ne fait que commencer. Regardons ce qui vient de se passer en Grèce, ce qui se passe présentement en Guadeloupe et en Martinique. A quand en France métropolitaine ? Entendons-nous bien : j’appelle de mes voeux une mobilisation du plus grand nombre construcive, donc politique, progressive, humaine, pas destructive et violente ! Je crains de toutes mes forces que la “France d’en bas” n’en vienne bientôt aux armes, faute d’autres moyens de se faire entendre. J’abhorre la violence. C’est pour ça que je veux réfléchir aujourd’hui à comment nous sortirons de cette crise, intrinsèque au système capitaliste et ultra-libéral, le plus rapidement et en douceur possible.

Comprenez-moi bien une fois encore : “Sortir de la crise” ne doit pas être entendu dans mon propos comme dans les envolées lyriques du Grand Sapeur de la République. Nous ne sortirons pas de la crise une fois que nous aurons soigné le capitalisme. Nous sortirons de la crise en inventant une nouvelle civilisation, celle-ci a vécu.

La crise est idéologique aussi : malgré leur croyance dans le tout puissant marché, malgré le sacrifice quotidien de millions de nos semblables - de nos Mitmenschen comme disent joliment les Allemands, de “ceux qui, avec nous, constituent l’Humanité” - et des milieux naturels mondiaux - dont les terres arables, notre assurance vie - sur l’autel de la Sainte Croissance, du Sacré Productivisme, du Grand Consumérisme-qui-nous-sauvera-tous-de-la-catastrophe… malgré tant de croyance(s), donc, tout s’effrite, s’étiole, se fracasse contre les limites physiques de la planète : l’espace et les ressources sont limités, et on ne passera pas outre ! Les lois de la physique sont immuables, le capitalisme a fait long feu, circulez y a rien à voir. Sauvons ce qui peut l’être et repensons le système socio-économique, en mettant l’Humain au coeur du projet.

Je vous propose donc de créer un groupe - formel ou informel nous en débattrons en temps voulu - de discussion, de réflexion, de débat, de confrontation, de démocratie locale en somme… d’abord sous forme de liste de discussion informatique, puis, le plus tôt possible, en nous rencontrant dans une ambiance conviviale. Unissons nos cellules grises pour faire bouger les choses ! Relocaliser l’économie, chercher de vrais substituts aux illusions que nous fait miroiter la “croissance” du PIB dont on nous rebat les oreilles… sont les priorités à mes yeux.

J’appelle à la création d’un groupe lorrain actif et non-virtuel d’Objecteurs de croissance, groupe de réflexion pour une économie locale et solidaire.
J’encourage évidemment les “non-lorrains” a faire la même chose dans leurs régions respectives - Les exemples ne manquent pas ! -, nous nous retrouverons au sein d’une future fédération nationale ! L’avenir nous appartient.

Je tiens pour finir à attirer votre attention sur les initiatives de la Gauche alternative et unitaire (GAU) messine et de La Fédération (dont la GAU est membre), qui vont dans le sens de mon appel.

Par ailleurs, j’ai rencontré hier soir (lors de la projection du film Herbe que je vous recommande vivement !) des étudiants de l’université de Metz qui désirent organiser une université populaire sur le campus du Saulcy pour bouger un peu ces masses estudiantines molles à la conscience politique proche de celle de l’huître un soir de Saint-Sylvestre. (Ca c’est moi qui l’ajoute ; j’assume, persiste et signe. Les gens de ma génération m’effrayent par bien des aspects. Merci aux exceptions de ne pas m’insulter, je sais que vous êtes là et vous en sais gré. Ne lâchons rien !).

Voyez encore ce que propose la motion des Verts, de gauche et écolo pour le coup, Zone d’écologie populaire.

Je souhaite, main dans la main avec ces gens éveillés, que nous organisions des Fora sociaux locaux en mettant un point d’honneur sur le volet populaire de l’événement. J’entends par là tout autre chose que le populisme propre à Sarko & Cie. ; j’entends par là remporter le défi de gagner l’intérêt de nos contemporains qui d’ordinaire se détournent de la politique qui fait peur, dégoûte, répulse ou apparaît comme un autre monde, réservé à une élite. Redonnons ses lettres de noblesse à la politique. Mission : indispensable !

Il ignorait que c’était impossible, alors il l’a fait.
Mark Twain (peut-être ?)

Avec toute mon amitié

Vincent de Metz — contact : lorraine[POINT]objecteurs[POINT]de[POINT]croissance[AT]gmail[POINT]com (remplacez les [ANTISPAMS] !)

The Naughty little big cop inside your heart.

25/01/2009 2 commentaires

J’étais intérimaire dans un bureau d’études. Comme dans la majorité des lieux déshumanisés qui emplissent nos vies sociales de salariés, j’apparaissais aux yeux de mes collègues comme plus libre qu’eux. De temps en temps, je me permettais une intrusion dans la conversation matinale (courte, seulement le temps d’un mauvais café autour de la mauvaise machine) qui inévitablement traitait de football, avec le but assumé de parler de politique (ou de politique spectacle plus précisément), car je n’entends rien au sport.

Franchement, les gars, j’arrive pas à comprendre comment ce type y est arrivé”.
La réponse la plus fréquente, c’était qu’il fallait bien que “quelqu’un vienne mettre un coup de pied dans la fourmilière”. Cette réponse se suffisant à elle-même, l’argumentation s’arrêtait là ou bien quelqu’un jetait un
superfétatoire “ouais, secouer le cocotier, quoi, hin!hin!hin!”.
Ces images, qui finalement ne veulent pas dire grand chose, habitent les esprits au point que les mesures les
plus rétrogrades passent, au moins dans les médias et donc les bureaux d’études, pour être de difficiles mais
salutaires sacrifices pour l’avenir de nos enfants, de nos retraites, pour l’avenir du système. Ben oui parce que
sinon tout va exploser quoi.

Seulement voilà, aujourd’hui le fameux système a explosé.

nous sommes encore en sursis pour quelques mois,

l’humanité entière ne pourrait finalement qu’être en sursis pour quelques générations,

et pourtant une majorité de gens n’a qu’une sorte de bon sens teinté de cynisme à opposer à toute question

qui la dépasse un peu. J’aurais aimé qu’un seul de mes collègues en CDI me réponde que le bouffon y était arrivé par sa campagne sécuritaire et anxiogène comme je le lisais tous les jours sur un bon nombre de sources en ligne. Pas une fois.

Même les rares qui avaient voté à gauche (beaucoup disaient ne plus voter depuis longtemps) continuent de penser que ce type est quand même un grand flic.

Qu’on puisse élire un président sur sa capacité à manier le bâton (ou à donner des claques aux enfants) en dit long sur l’estime que l’on porte à ses frères et à soi-même, mais ne pas même se rendre compte que la légende du dernier mari en date de Carla est forgée de pièces en matière plastique est un manque d’information, une preuve d’ignorance. Et répondre rapidement à la question c’est s’exposer à oublier que le mouvement de droitisation était global, dépassait la question de l’élection présidentielle française, jusqu’à l’irruption de la crise systémique.
Une analyse avancée de cette mentalité tend à montrer que la droite sait vendre le bonheur terrestre comme les religions avaient su inculquer le paradis au ciel

Pourtant, lorsqu’on commence à poser des questions à voix haute, c’est moins l’ambition que la bassesse qui y fait écho:

autour de la mauvaise machine à café, un jour qui n’était pas lendemain de match, c’est le cas “Fourniret” qui était évoqué, et comme je provoquais en annonçant que je tenais de source sûre qu’il était un agent notoire de la CIA, tout comme Ben Laden, l’un des intellectuels présents me fit remarquer que je ferais “moins le malin si c’était un de mes gosses qui avait été victime”. Un ange passa. J’aurais du lui dire qu’il aurait peut-être un avis différent s’il avait lui-même été le père de Fourniret, mais la présence d’esprit ne se commande pas.