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Archives pour la catégorie ‘Politique’

Qui a tué la croissance ?

07/12/2011 8 commentaires

Vous n'êtes pas encore convaincus des thèses de la décroissance ? Alors prenez 6 minutes de votre temps pour regarder cette vidéo de Richard Heinberg, auteur du livre "La fin de la croissance".

 

 

Lien direct si la vidéo ne s'affiche pas : http://www.youtube.com/embed/VSwT4fGqWbQ

(sous-titré en français)

 

A DIFFUSER !!!!!!

 

Superno, un petit coup de pub pouce serait sans doute bienvenu pour diffuser ce film…

 

Motion Utopia - EELV

08/04/2011 un commentaire

Voilà je viens de découvrir ce papier. Je n'ai pas grand chose à rajouter sur le fond, juste que ça fait du bien de lire ça à travers toutes les conneries qu'on peut lire à droite et à gauche.

 

Voici le lien : http://www.mouvementutopia.org/blog/public/pdfs/objectif_terre.pdf

Régalez-vous !

H comme hydrogène

17/03/2011 6 commentaires

Entendu ce matin Louis Alliot (Vice-président du FN, il me semble) sur France-cul(ture) :

"On peut passer à des énergies non polluantes, par exemple, du nucléaire à l'hydrogène."

(je graisse, et je cite de mémoire, mais bon, le sens est là.)

Pour le dire poliment, ça me perfore le fondement.

Pour tenter d'expliquer un peu, le "nucléaire" (sous-entendu énergie nucléaire), on voit ce que c'est, on en entend un peu parler en ce moment : ça consiste à casser des gros atomes en atomes plus petits (la technique consistant à "coller" des petits atomes pour en faire des plus gros n'étant pas encore au point), et récupérer la chaleur qui se dégage pour faire bouillir de l'eau et entraîner des turbines (ceux qui veulent plus de détails peuvent aller consulter Wikipédia, je pense qu'il y a pas trop de bêtises sur les articles : Centrale nucléaire ou  Fission nucléaire).

L'hydrogène, par contre, ça m'évoque pas d'énergie… C'est un atome. À la limite, on pourrait imaginer faire de la fusion nucléaire avec, mais on est pas près d'y arriver, et puis ça reste "du nucléaire". Du coup, j'imagine que le monsieur faisait référence à la pile à combustible, ou un truc du genre… Le problème majeur de "l'hydrogène" (plus exactement, dihydrogène ou H2), comme il dit le monsieur, c'est que l'environnement a beau en être plein (dans l'eau, par exemple, dont la formule chimique est H20 - 2 atomes d'hydrogène pour un d'oxygène), c'est pas sous la forme qui convient pour faire des piles à combustibles. Donc, l'hydrogène, il faut le produire. Et pour ça, il faut de l'énergie, potentiellement beaucoup.

Joli paradoxe.

Comme quoi, sur l'énergie, le programme du FN est au mieux bizarre, au pire complètement naze, pour être gentil (qui a dit "sur le reste aussi" dans le fond ? ).

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Une équipe de ‘pros’

La situation est tellement ‘critique’ et pouvant évoluer à tout instant, Le Nain a donc remanié son gouvernement, pour en confier les ministères ‘régaliens’ à des pointures (de chez ‘pointure’)!

A l’Intérieur, le Préfet Claude G., pour arrêter les hordes ‘prévisionnelles’ de réfugiés.
Aux Affaires étrangères, pour rattraper ‘fissa’ les bourdes de MAM, le “meilleur d’entre eux”, Alain J.
Il y avait tellement urgence que:
- le site du ministère ‘retarde’ un peu (lundi 28/2, 17h00) : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ministere_817/ministre-etat-les-ministres_818/ministre-etat-les-ministres_49783.html
- Le bel Alain avait encore plus urgent: le Conseil Municipal à Bordeaux, mais soyez sans crainte, braves gens, je cite : “Le “promu” du gouvernement, nouveau ministre des affaires étrangères, donnait pourtant une conférence de presse en tant que maire de Bordeaux et a vite été pressé de questions sur les difficultés d’un tel cumul. “Je me fais confiance pour m’organiser”, a-t-il répondu, avec une certaine malice’

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L’horreur

12/01/2011 6 commentaires

Voila.

Pour ceux qui connaissent pas Annie Lacroix-Riz, je vais parler de deux de ses derniers bouquins, Le choix de la défaite et De Münich à Vichy.

C'est une horreur ! Pas les bouquins, hein, ce qu'ils décrivent…

Depuis une dizaine d'années, elle s'est plongée dans les archives des années 1930, pour s'expliquer (et nous expliquer au passage), comment la France, qui avait résisté 4 ans en 1914-1918, s'est fait laminer en 1940.

Ce plongeon dans l'histoire des années 1930 a été (et est toujours) pour moi un choc ; en fait, on y voit toutes les saloperies que l'on peut soupçonner de la part des politiques au pouvoir, guidés par les "capitaines d'industrie". On y voit aussi que finalement, les RG, c'est intéressant, puisque beaucoup des archives qu'elle cite en sont issues.

Quelques trucs intéressants qu'on y apprend, en vrac :

  • quand ils disaient "plutôt Hitler que le Front Populaire", ils rigolaient pas… mais pas du tout, y compris certains de la SFIO…
  • les livraisons d'acier à l'Allemagne ont continué après la déclaration de guerre (classe, non ? vendre de quoi fabriquer des canons à son ennemi…)
  • les magouilles de la Banque de France avec l'or des pays "voisins" : celui d'Autriche et de Tchécoslovaquie donné sans rechigner au Reich après l'Anschluss et Münich, celui d'Espagne gardé de 1936 à début 1939 pour ne pas le donner aux républicains, le belge laissé au Reich dès l'invasion de la Belgique…
  • le sabotage de l'accord franco-soviétique - qui avait permis d'ouvrir un front à l'Est pendant la première guerre mondiale - par tous les politiques au pouvoir dans les années 1930 (à l'exception de Barthou, (étrangement ? ) assassiné en 1934), par pure idéologie anticommuniste. Au passage, les français et les anglais se sont tellement foutus de la gueule des russes en août 1939, lors des négociations de la dernière chance, que les russes ont signé le pacte de non-agression juste après (tout en sachant bien qu'Hitler leur tomberait dessus juste un peu plus tard).

Je m'arrête là, mais je suis encore sur le cul… depuis que j'ai lu ça, une question tourne en boucle dans l'intérieur de ma petite tête : quelles saloperies les gens qui occupent les mêmes places actuellement sont en train de nous préparer pour garder/consolider leurs places, voire pire…

Pour en savoir plus, il y a bien sûr les bouquins, mais il existe aussi quelques vidéos sur (chut, pas de marques) qu'on doit pouvoir trouver en farfouillant sur son site www.historiographie.info.

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2011, indignation et résistance

01/01/2011 17 commentaires

Certain(e)s Clampin(e)s auront déjà reçu ce message dans leur boîte mail. Je me permets de l'adresser ici aussi aux quelques lecteurs de ce blog qui ne figurent pas dans mon carnet d'adresse. 

 

 


 
Metz, le 31/12/2010

Très chères vous toutes et très chers vous tous,

Cette année je vous épargnerai [ou pas ! cf. en deuxième partie de billet] les 12 pages de résolutions et de vœux que j'avais exprimés pour 2010 à celles et ceux… à qui je les avais envoyés.
L'indignation dont je vous faisais alors part n'a aucunement décru, au contraire elle s'est accru dans des proportions dans lesquelles il est souvent tentant de baisser les bras et de s'affaler dans un fatalisme à la sauce "on n'y peut rien", "c'est comme ça", "ils sont plus forts que nous", "tu te bas contre des moulins", etc.

Je vous livrerai juste ces trois invitations à la réflexion et à l'action :

 

  • La première, que sûrement beaucoup d'entre vous connaissent déjà, est l'allégorie du Colibri, souvent racontée par le philosophe Pierre Rabhi :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

 
  • La seconde est une invitation à lire et faire lire le livre de Stéphane Hessel, ancien résistant et prisonnier d'Auschwitz, puis ambassadeur de France aux Nations Unies :

 

1f35e4fe5216ffb962677ce3ac1d3c99-500x500.gif?height=500&width=500 lien vers la page de l'éditeur

  • Enfin, je finirai avec ce message, que j'emprunte à l'association les Renseignements généreux (dont je vous recommande de visiter le site et de lire les brochures qui sont une mine d'informations sur de nombreux sujets de société) :

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Je vous embrasse et vous souhaite une année 2011… comme vous la ferez !
Vincent, révolté mais pas résigné.

 



Vœux et résolutions pour 2010 (mais toujours d'actualité)

 

Chers amis et chères amies,
 

Bonne année 2010 et tous mes vœux sincères de bonheur - ou tous mes vœux de bonheur sincère, au choix.

Ce message est un peu long. C'est un message groupé, mais néanmoins personnel. Je ne vous encombrerai pas de chaînes et messages militants cette année si vous ne le souhaitez pas mais vous demande, cette fois au moins, de m'offrir votre attention en lisant ce courriel jusqu'au bout. C'est important pour moi. Si en plus vous m'y répondiez, vous me combleriez d'aise et d'honneur. Je n'apporte, ni ici ni ailleurs, aucune vérité absolue et ne suis pas à l'abri de l'erreur : je suis de ce fait ouvert au débat qui fait avancer les idées et à la contradiction argumentée. Votre avis est tout aussi légitime que le mien : donnez-le !

 

Pour cette année qui commence, je ne vous souhaiterai pas d'avoir tout ce que vous désirez car cela n'est pas possible. Pas possible car ce serait très certainement aux dépens de quelqu'un d'autre. N'y voyez aucune accusation personnelle et laissez-moi vous expliquer le fond de ma pensée, s'il-vous-plaît.
 
Gandhi nous invitait en son temps à "vivre simplement pour que d'autres puissent simplement vivre".

Je vous souhaite, donc, beaucoup de bonheur et de bien-être. Pas davantage de possessions. Je vous souhaite une bonne santé, oui, dans la mesure où vous faites ce qu'il faut pour la conserver. Je vous souhaite d'avoir le nécessaire à une vie digne, pas d'étouffer sous le superflu. Je vous souhaite d'être heureux avec votre famille, vos amis, vos collègues, vos voisins, de cultiver ce bien si précieux que sont les relations humaines. Je vous souhaite, en somme, moins de biens matériels et plus de liens affectifs.

 
Interrogeons-nous sur notre mode de vie. Quel avenir réservons-nous à notre planète et, a fortiori, quel avenir nous préparons-nous à nous-mêmes, Humains, aux générations présentes et futures ? Arrêtons de nous voiler la face et de croire à la religion de la Technologie-Qui-Nous-Sauvera-Tous. Nous n'irons jamais vivre sur une autre planète et les ressources de la Terre ne sont pas plus extensibles que sa surface. Ne pouvons-nous vivre plus simplement ? Est-ce si difficile de réfléchir à la portée de nos actes, de tous nos actes du quotidien ?

 

Il est presque trop tard pour agir. Cela ne signifie en aucun cas qu'il faille être fataliste, cela doit au contraire nous interpeller et nous amener à la conclusion qu'il faut stopper nette notre fuite en avant vers toujours plus de croissance économique et bifurquer avant de nous prendre le mur des limites physiques de la Terre en pleine face. Autrement dit : prenons nos RESPONSABILITÉS et entrons en dé-croissance.

Clarifions la notion de "croissance" par un exemple :

Prenez un verre d'eau. Introduisez-y une paille et commencez à aspirer. Par la force des choses (que j'ai appelée ci-dessus "limites physiques"), le verre finit par se vider, plus ou moins rapidement selon la force de succion exercée, et ne se remplira pas de lui-même, même si vous attendez longtemps devant en récitant de nombreuses prières extatiques.
La Terre est ce verre d'eau que nous pompons toujours plus : pétrole, gaz, minerais en tout genre (métaux, uranium…), pierres et roches, sels, nappes d'eaux fossiles, terres arables… L'échelle d'accumulation de ces richesses (le temps de remplissage du verre d'eau) est géologique, de l'ordre donc de la centaine de millions d'années, voire du milliard d'années pour les plus anciennes.

L'alternative est simple à comprendre : 1) la croissance, exponentielle par définition : on pompe chaque année plus que la précédente, le verre se vide avant qu'on ait dit "croissance sauve nous !". 1') la croissance "verte" : on peint la paille en vert et on met un autocollant de la Fondation Nicolas Hulot ® sur le verre, et, éventuellement, on aspire un peu moins fort ; cf. 1).
2) la décroissance : on lève le pied, on arrête de pomper comme des shadoks, on regarde ce qu'on a d'ores et déjà sorti de terre, on compte combien nous sommes sur Terre, et ceux qui ont le plus (20%) partagent avec ceux qui n'ont rien (80%). On gère la ressource et on partage.

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Vous avez sûrement entendu les conclusions du sommet sur le climat de Copenhague : lamentables. C'était à prévoir. On devrait plutôt parler d'abîme climatique que de sommet. La couverture (médiatique d'abord !) à soi, le NIMBY ("not in my back yard" : tant que cela ne se passe pas derrière chez moi, cela ne me concerne pas), l'attentisme décisionnel du gouvernement, toutes ces attitudes négatives nous conduisent très certainement à des temps prochains bien difficiles (catastrophes écologiques, crises sociales violentes, migrations climatiques, épuisement des ressources et donc flambée de leurs prix, aggravation des inégalités, etc., et autoritarisme pour gérer les situations de plus en plus conflictuelles).

 

Quelle que soit notre religion, nos convictions politiques, nos opinions, nous ne pouvons continuer ainsi. Il nous faut réduire de manière drastique notre empreinte écologique et notre emprise sur d'autres populations (à l'autre bout du monde ou à coté de chez nous).

Il ne s'agit pas seulement du changement climatique, commode pour vendre une croissance verte, mais aussi de toutes les dégradations : environnement, biodiversité, santé physique et mentale, faune et flore, etc. Notre milieu de vie se meurt du fait de l'appétit de ces 20% d'Humains dont nous faisons partie. De quel droit, et pourquoi ne changeons-nous pas les choses ?

Nous en avons pourtant le pouvoir, nous avons le pouvoir de décider, d'agir, de réduire notre consommation de biens, nous n'avons pas besoin de tout cela, les relations humaines et affectives sont bien plus précieuses que tous ces objets commerciaux de pacotille.
 
Faisons le compte de nos achats de Noël… Avions-nous besoin de les acheter ? De ces quelques secondes d'un plaisir souvent bien superficiel, qu'en retirons-nous ?
Faisons le compte de toute la nourriture achetée, en avions-nous besoin, ne peut-on fêter sans s'empiffrer ?
Faisons le compte de tous les déplacements occasionnés par l'achat de toutes ces choses, pourquoi ?
Le cadeau que j'ai fait ou que j'ai reçu, d'où vient-il ? qui l'a fabriqué ? dans quelles conditions ? à quel prix ? qu'a-t-il nécessité en matières premières ? en eau ? en énergie ? en transport ? va-t-il durer ? est-il recyclable ? comment ? où ? avec quelle énergie ? par qui ?
Cette nourriture que j'ai mangée, est-elle seulement bonne pour ma santé ? d'où proviennent ses ingrédients ? sont-ils traités et avec quoi ? combien de kilomètres ont-ils effectué avant d'atterrir dans mon assiette ? combien de milliers de litres de kérosène et de gazole ont-ils nécessité, du champ à l'assiette, en passant par la transformation et le transport ?…
"Donneur de leçons", me direz-vous ? Je préfère "lanceur d'alertes". Ou plus justement et modestement relais des lanceurs d'alertes, ces scientifiques souvent punis pour mettre en garde contre les dérives de nos modes de vie.
"Nan mais de quoi qu'i' s'mêle suis-là ?", entends-je d'ici.
Mais seulement de ce qui me regarde, ma bonne dame. Ces questions que je me pose ci-dessus, je ne me les suis pas posées toujours… et je commets assurément encore des erreurs aujourd'hui. Je ne prétends pas être un "surhomme" ou un quelconque "Sauveur-Attitré-De-La-Terre-Qu'Elle-Est-Belle-Avec-Les-Ptites-Fleurs-Et-Les-Pitits-Zoiseaux"… Je suis en revanche probablement un peu plus avancé que d'autres dans une réflexion profonde, une remise en cause radicale de notre fonctionnement. "Radical" ne veut pas dire terroriste ou ayatollah, ni même extrémiste, mais simplement "qui s'attaque aux causes profondes" (comme dit mon dictionnaire) aux racines des problèmes.

 

Il nous faut absolument guérir de "la maladie matérialiste" dont nous sommes atteints, réduire notre empreinte et notre croissance. 
C'est urgent, nous ne sommes pas tous suicidaires, mais en ce moment, nous sommes tous des destructeurs de notre environnement, qui nous est vital.

A ce propos, je vous encourage vivement à prendre 20 minutes de votre temps pour écouter le discours, riche d'enseignements à mon avis, tenu par Hugo Chavez, Président du Vénézuéla, lors de cette farce pitoyable de sommet "climatique" de Copenhague (»ici«). Ce n'est assurément pas du temps perdu. Méditons, militons et agissons en conséquence !

 
Ce message que je vous adresse ici n'est pas une leçon de morale, juste un cri d'alarme. Face à une alerte à incendie, il y a plusieurs réactions possibles : celui qui contribue volontairement à l'extension des flammes ; celui qui a vu le pyromane mais ne s'y oppose pas ; celui qui pense qu'il ne peut pas y avoir le feu ou que la technologie des portes pare-feu le protégerons et qui ne bouge donc pas ; celui qui fuit en sauvant ce qu'il peut ; celui qui court chercher l'extincteur ou qui aide ceux qui ont plus de difficulté à prendre la poudre d'escampette… Collabo, résistant, spectateur passif ou victime (complaisante ou non)… Choisissez votre rôle en conscience.

Alors pour 2010, prenez les vraies bonnes résolutions, celles qui vous impliquent vraiment et qui peuvent amener un vrai changement.

Voici quelques idées-pistes ou "uto-pistes" :
 
- ralentissez votre rythme de vie ;
- rendez les visites que vous voulez faire depuis longtemps, vous ferez des heureux et à cette occasion proposez votre aide, plutôt que de ramener un cadeau ;
- mangez moins de viande, 1 à 3 fois par semaine suffit amplement et n'est nullement indispensable ;
- diminuez également votre consommation de produits laitiers ;
- réduisez votre temps de travail, vous gagnerez moins d'argent, mais vous serez aussi moins tentés d'acheter des gadgets dont vous n'avez pas vraiment l'utilité et vous aurez plus de temps à consacrer à vos passions et à vos proches ; de plus, le travail se fait rare : partageons-le !
- réparez ce qui est cassé, recyclez ce qui peut l'être, évitez les emballages et le prêt-à-jeter ;
- occupez-vous de votre famille et éteignez la télévision, la console et l'ordinateur (promis, sur ce dernier point, je vais aussi faire un effort !) ;
- faites la cuisine en famille avec des produits simples, locaux et de saisons ;
- bricolez, faites vous-mêmes ;
- réduisez votre consommation de produits préfabriqués en tout genre ;
- tissez des liens autour de vous (repas de quartier, soirées jeux de sociétés entre amis/voisins, activités associatives, organisation de la vie du quartier…) ;
- adressez (si vous vous en sentez capables et si vous en avez envie : faire plaisir malgré soi s'appelle l'hypocrisie !) la parole, un sourire, apportez un bol de soupe ou un bout de pain aux personnes qui font la manche ou qui vivent dans la rue. C'est souvent bien plus gratifiant pour celui qui donne et celui qui reçoit qu'une pièce jetée par charité chrétienne sans le moindre regard ;

 
La liste est longue et on peut en faire une ensemble si vous êtes intéressés.
 
Vous verrez le plaisir que l'on éprouve à faire des choix personnels et à agir en accord avec sa conscience.
A comprendre que c'est possible de vivre mieux avec moins de biens mais tellement plus de liens. Enfin !

Il va sans dire que j'appliquerai moi-même les recommandations que je vous fais. Je viens à ce titre d'intégrer le SEL de Lille (système d'échange local, cliquez pour définition) [màj fin 2010 : j'ai depuis adhéré au SEL de Moselle], dont les principes de solidarité et d'échange non monétaire m'apparaissent comme une réponse concrète aux interrogations soulevées. Peut-être en existe-t-il un près de chez vous

 
Solidaire et heureuse année à tous !
Vince

LOPPSI2 : la guerre aux pauvres continue

14/12/2010 10 commentaires

La loi LOPPSI 2 est une belle saloperie - disons qu’elle fait partie du florilège quotidien de la clique à Sarkozy.

Le taulier en avait touché mot en mai 2009, mais seulement sur le volet flicage sur internet. Depuis, les choses “évoluant”, un article a été rajouté, le 32 ter A, qui, lui, s’attaque à l’habitat non conventionnel et/ou précaire - et donc a ses occupants.

Voici le communiqué du collectif d’opposants à cette loi inique :

A l’heure où le Gouvernement est attaqué de toute part sur sa politique répressive et raciste à l’égard des Roms, des gens du voyage et en règle générale, des populations précaires, il fait adopter en force l’article 32 ter A de la LOPSSI 2 à l’encontre des habitants de bidonvilles, d’habitations de fortune, de campements de sans abris comme dans le bois de Vincennes, et également à l’encontre de personnes ayant choisi d’habiter caravanes, roulottes, camions, tipis, yourtes, auto et éco-constructions.

Toute construction sans permis de construire, comme il en existe beaucoup dans les DOM TOM pourrait aussi tomber sous le coup de cette procédure d’exception, car une construction sans permis est “illicite”. Cette procédure menace également les squatters : le Ministère de l’Intérieur a annoncé son intention de l’étendre aux occupants de locaux lors de la deuxième lecture à l’Assemblée Nationale.

—-

- Nous demandons le retrait de cet article, le retour et le respect de la Loi d’origine sur les terrains d’accueil, adoptée en 2000 dans le cadre de la Loi SRU, et des mesures législatives qui reconnaissent la qualité de domicile et son caractère permanent à l’habitat choisi, au lieu de le réprimer et le stigmatiser.

- Nous exigeons que la politique de résorption des bidonvilles et des habitats de fortune s’inscrive dans les politiques du logement, la mise en œuvre de la loi DALO et des procédures d’insalubrité…, afin que chacun et chacune puissent être logés dignement,

- Nous dénonçons la politique répressive et stigmatisante du Gouvernement qui s’attaque aux plus modestes et aux plus fragiles, et demandons l’abandon de tout projet antisquat.

Source : loppsi2-habitat.blogspot.com

Je vous invite à lire et envoyer la lettre ouverte aux parlementaires rédigée par le collectif HALEM (HAbitants de Logements Éphémères ou Mobiles).

Autres liens :

- Le CLEJ (Collectif Liberté, Égalité, Justice)
- Argumentaire détaillé : “Pour le retrait de l’article 32 ter A de la LOPPSI 2” (en pdf)

A l’heure où le Gouvernement est attaqué de toute part sur sa politique répressive et raciste à l’égard des Roms, des gens du voyage et en règle générale, des populations précaires, il fait adopter en force l’article 32 ter A de la LOPSSI 2 à l’encontre des habitants de bidonvilles, d’habitations de fortune, de campements de sans abris comme dans le bois de Vincennes, et également à l’encontre de personnes ayant choisi d’habiter caravanes, roulottes, camions, tipis, yourtes, auto et éco-constructions.

Toute construction sans permis de construire, comme il en existe beaucoup dans les DOM TOM pourrait aussi tomber sous le coup de cette procédure d’exception, car une construction sans permis est “illicite”. Cette procédure menace également les squatters : le Ministère de l’Intérieur a annoncé son intention de l’étendre aux occupants de locaux lors de la deuxième lecture à l’Assemblée Nationale.

Le travail, pourquoi ?

03/12/2010 4 commentaires

Cher-e-s ami-e-s Clampin-e-s,

Je vous encourage à regarder et faire circuler ces vidéos (2 parties d’une durée totale d’une demi-heure). Ce film est un excellent résumé à mes yeux de ce que sont, aujourd’hui, le travail, le productivisme, le consumérisme, le système financier, l’économie mondialisée…

A crier par dessus les toits !!!!
Bon visionnage.

« Je n’aime pas particulièrement le mot “travail”. Les êtres humains sont les seuls animaux qui ont à travailler, je pense que c’est la chose la plus ridicule au monde. Les autres animaux gagnent leur vie en vivant, mais les gens travaillent comme des fous, pensant qu’ils doivent le faire pour rester en vie. (…) Il serait bon d’abandonner cette manière de penser et de mener une vie facile et confortable avec beaucoup de temps libre. (…) Une vie [simple] serait possible aux humains si l’on travaillait pour produire directement le nécessaire quotidien. Dans une telle vie, travailler n’est pas travailler au sens habituel du mot, mais simplement faire ce qui doit être fait. »

Masanobu Fukuoka, La Révolution d’un seul brin de paille

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    Rapport Bérès et foutage de gueule des eurodéputés PS et EE

    Un lecteur de ce blog, ou d’un autre, avait conseillé la lecture d’un billet écrit par des élus PCF et intituté “Le PS et les Verts pactisent avec la droite”.

    En cherchant un peu, on trouve le texte complet du rapport.

    J’ai écrit un petit mail aux européputés Europe Écologie (qui ont tous adopté ce texte, hormis José Bové), pour leur dire poliment tout le bien que je pensais de ce vote, et qu’ils pouvaient aller se brosser pour les futures élections, au même titre que les traitres du Parti “Socialiste”.

    Je vous livre ci-dessous leur réponse telle quelle, et vous laisse juger si, en plus de trahir le peuple, ils ne nous prendraient pas un peu pour des cons.

    On peut trouver la liste des adresses électroniques des eurodéputés Verts/ALE ici, et celles de leurs acolytes du PSE .

    - - -

    Vote des eurodéputés EE sur le rapport Bérès

    Contexte : sur certaines listes de diffusion, le vote des eurodéputés EE (et socialistes) est attaqué quant au paragraphe 77 du rapport Bérès voté le 20 octobre 2010 au Parlement européen. En votant ce paragraphe, les eurodéputés auraient ni plus ni moins appeler à la fin de la retraite par répartition ! C’est d’ailleurs le titre d’un article de L’Humanité : « Le Parlement européen préconise la fin de la retraite par répartition ».

    Le rapport Bérès. C’est évidemment complétement faux. Le rapport Bérès est un rapport (non législatif) du travail à mi-parcours de la commission temporaire sur la crise financière, économique et sociale et les mesures et initiatives à prendre. Cette commission doit encore travailler un an avant d’adopter son rapport définitif.

    Les eurodéputés EE, comme l’ensemble du groupe des Verts/ALE, ont voté en faveur de ce rapport, notamment du fait de son paragraphe 73 qui demande, c’est la première fois que nous obtenons ce résultat, la mise en place d’une taxe sur les transactions financières au niveau européen.

    Jusqu’à présent, tous nos amendements qui disaient “si la taxe ne se fait pas au niveau mondial alors il faut le faire au niveau européen” étaient battus. C’est donc une victoire importante puisqu’il y a un vrai débat en ce moment au niveau européen entre les Etats et au sein de la Commission européenne. Le message envoyé dans ce rapport par le PE vient donc au bon moment. Personne à l’Huma ou à ATTAC, il s’agit pourtant du cœur du combat historique de l’association, ne relève ce point!

    Le paragraphe 73 dit : « recommande la mise en place d’une taxe sur les transactions financières, dont le produit améliorerait le fonctionnement du marché en réduisant la spéculation et en contribuant à financer les biens publics mondiaux et à diminuer les déficits publics; considère qu’une telle taxe devrait être établie sur la base la plus large possible, mais qu’à défaut, elle devrait être introduite dans un premier temps au niveau de l’Union européenne; invite la Commission à produire rapidement une étude de faisabilité intégrant la notion des conditions égales au niveau mondial et à présenter des propositions législatives concrètes dans les meilleurs délais; »

    Il s’agissait de notre amendement. Les eurodéputés du front de gauche (le groupe GUE au parlement européen), s’ils ont bien voté en faveur de l’amendement, n’ont pas voté en faveur du rapport final. Même si l’on savait que ce groupe avait un problème historique avec la taxe Tobin (à l’époque où Laguiller et Krivine étaient députés de ce groupe, ils avaient voté contre la taxe Tobin, qui avait alors été rejeté, arguant qu’ils n’étaient pas là pour aménager le capitalisme), cela reste tout de même surprenant.

    La justification de leur vote négatif final est le paragraphe 77 qui demanderait donc la fin de la retraite par répartition. Les eurodéputés EE seraient ainsi des hypocrites de la plus grande espèce, manifestants dans les rues de Strasbourg le mardi et votant l’inverse le lendemain. Cette fable ne résiste évidemment pas à l’épreuve des faits.

    Le paragraphe 77. Le texte complet de ce paragraphe, puisqu’il n’est reproduit qu’en partie dans les messages diffusés sur Internet, est le suivant : « prend acte de ce que le grand krach éclaire d’un jour nouveau le défi démographique et celui du financement des retraites; considère que le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés, dûment garantis par une réglementation et une surveillance spécifiques destinées à protéger les investisseurs; considère en outre que les retraites devront être réformées à l’échelle européenne pour contribuer à financer la solidarité intergénérationnelle; considère que l’allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d’organisation de la société qui n’ont pas été anticipées; »

    On est donc loin de donner des pans entiers du système public au privé comme on peut le lire dans certains messages sur Internet ! De plus lorsque l’on parle de « solidarité intergénérationnelle » dans la deuxième partie du paragraphe (celle généralement « oubliée » dans les emails), cela concerne évidemment la retraite par répartition; la capitalisation n’est pas une solidarité puisque c’est la personne qui se finance elle même.

    Par ailleurs, L’UE n’a aucune compétence en la matière - on peut éventuellement le regretter mais c’est un autre débat - et ne peut donc en conséquence prononcer la fin de la retraite par répartition.

    C’est pourquoi dans l’évaluation du soutien à ce rapport, entre un paragraphe que l’on peut au pire juger ambigu sur les retraites et qui ne peut avoir aucune conséquence politique, et un très clair sur la taxe sur les transactions financières qui peut avoir un impact, les eurodéputés EE ont finalement choisi de voter en faveur.

    On peut choisir d’exercer son mandat de député en votant contre tout afin de rester « pur » (et accessoirement d’essayer de diviser le front commun des partis de gauche dans un mouvement social national), ou essayer d’obtenir des avancées en négociant des compromis qui ne sont pas pour autant infamants ou contradictoires avec le programme pour lequel nous avons été élus. La pratique des élus écologistes a toujours été la seconde et les eurodéputés EE n’y dérogent pas.

    Les eurodéputés Europe écologie

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    Inculture(s) 5 à Rennes le 21/10/2010

    C’est mon truc du moment.
    Il se pourrait même que ça dure.
    Je deviens un fan.

    Jeudi 21 octobre 2010
    Gymnase de l’IUFM de Bretagne
    153 rue de Saint-Malo
    Rennes
    A partir de 19h
    Entrée : prix libre

    Franck Lepage et Gaël Tanguy, de la Scop Le Pavé, nous offriront leur spectacle théâtral Inculture(s) 5 - Le travail : “Travailler moins pour gagner plus… ou l’impensé inouï du salaire”. Conférence gesticulée sur une autre histoire du travail et de la protection sociale.

    Des fois qu’il y aurait quelques clampins du 35 à lire le blog des clampins.

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