H comme hydrogène
Entendu ce matin Louis Alliot (Vice-président du FN, il me semble) sur France-cul(ture) :
"On peut passer à des énergies non polluantes, par exemple, du nucléaire à l'hydrogène."
(je graisse, et je cite de mémoire, mais bon, le sens est là.)
Pour le dire poliment, ça me perfore le fondement.
Pour tenter d'expliquer un peu, le "nucléaire" (sous-entendu énergie nucléaire), on voit ce que c'est, on en entend un peu parler en ce moment : ça consiste à casser des gros atomes en atomes plus petits (la technique consistant à "coller" des petits atomes pour en faire des plus gros n'étant pas encore au point), et récupérer la chaleur qui se dégage pour faire bouillir de l'eau et entraîner des turbines (ceux qui veulent plus de détails peuvent aller consulter Wikipédia, je pense qu'il y a pas trop de bêtises sur les articles : Centrale nucléaire ou Fission nucléaire).
L'hydrogène, par contre, ça m'évoque pas d'énergie… C'est un atome. À la limite, on pourrait imaginer faire de la fusion nucléaire avec, mais on est pas près d'y arriver, et puis ça reste "du nucléaire". Du coup, j'imagine que le monsieur faisait référence à la pile à combustible, ou un truc du genre… Le problème majeur de "l'hydrogène" (plus exactement, dihydrogène ou H2), comme il dit le monsieur, c'est que l'environnement a beau en être plein (dans l'eau, par exemple, dont la formule chimique est H20 - 2 atomes d'hydrogène pour un d'oxygène), c'est pas sous la forme qui convient pour faire des piles à combustibles. Donc, l'hydrogène, il faut le produire. Et pour ça, il faut de l'énergie, potentiellement beaucoup.
Joli paradoxe.
Comme quoi, sur l'énergie, le programme du FN est au mieux bizarre, au pire complètement naze, pour être gentil (qui a dit "sur le reste aussi" dans le fond ? ).












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