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Archives pour la catégorie ‘Economie’

les conquistadores sont éternels…

26/01/2012 8 commentaires
Je voudrais bien qu’on m’explique la raison de ces incessantes réunions ,de cette TVA dite “sociale” ,de ces mesures d’exonérations de charges à l’embauche, et de ces propositions stupides sur le temps de travail assorties de considérations oiseuses en forme de comparaison entre les conditions de travail en France et en Allemagne …Tout ça pour tenter de relancer une économie qui se vide par le bas à grande vitesse…
L’urgence c’est d’aveugler la voie d’eau ,comme on dit dans la marine, mais de cela il n’est jamais question…! C’est étrange…!
. LEJABY ferme ses portes et va renaître en Tunisie : Pourquoi ?
On connaît tous la réponse..Dès lors la solution paraît simplissime et si on ne prend pas la  décision consistant à égaliser les prix , c’est toute l’industrie qui va s’envoler vers l’étranger selon un processus bien connu…
Pour les patrons le choix est simple : Partir ou mourir…! (dailleurs partir c’est mourir un peu !);
En fait la première entreprise qui a délocalisé a ouvert la boîte de Pandore de l’industrie…Elle a poussé le monde industriel ,bon gré mal gré ,à suivre le mouvement…Ensuite grace à de sinistres connivences on c’est arrangé pour ,quasiment, supprimer les droits d’entrée de ces marchandises dans nos pays pendant que les produits que nous exportions subissaient des droits de douanes exorbitants…
Comment voulez vous que ça fonctionne comme ça ?
Nous nous vidons de notre industrie à la vitesse supersonnique…et ,au lieu de rétablir un équilibre bien pensé, on discute temps de travail, mesures incitatives et TVA sociale…
Mais enfin ,bon Dieu,entre un soutif LEJABY et le même fabriqué en Tunisie 30% moins cher, qui choisira le Français ?
Répondre à cette interrogation, c’est réaliser immédiatement que rien n’y fera sauf à rétablir ,par des  mesures douanières, l’équilibre qui permettra au client de choisir ,enfin ,en fonction de ses critères personnels et pas en raison du prix…
Imaginez maintenant , qu’à prix égal ,vous ayez à choisir entre un soutien-gorge Français et un Chinois ? Quel choix feriez vous ?
Là, le savoir faire LEJABY, sa créative, sa qualité d’exécution, la qualité des matières sauront emporter la décision face à des gens qui ne savent que copier…Et copier c’est économiquement scélérat ,parce que LEJABY c’est une game compléte de produits dont certains se vendent difficilement et d’autres très bien ; tous ont nécessité des études ,des dessins, des prototypes, des essais puis des préséries coûteuses ,tout cela a été payé par les modèles a forte vente…
Le putain de copieur, il n’investit dans rien, n’étudie rien ,ne fait aucune présérie et même aucune publicité : Il ne copie que le modèle qui se vend le mieux…Il poignarde en plein coeur le vrai créateur…!
C’est évident qu’il faut d’urgence stopper à tout prix ce processus criminel…
Il faut rétablir une sorte d’équilibre des prix par exemple en taxant les entrées en Europe au même tarif que nos exportations dans ces pays :ils nous taxent à 50% eh bien nous aussi..!
C’est ça ou je vais installer mon usine dans la forêt Amazonienne où ,paraît-il ,il y a encore des peuplades qu’on peut employer en les payants avec de la verroterie…Pas d’impots, pas de syndicats, pas de sécurité sociale..Le paradis…Et là, personne ne pourra produire à meilleur prix et je vous nike tous…
D’ailleurs en y repensant ,je crois que rien n’a vraiment changé depuis les colonisateurs troquant leur verroterie de merde contre de l’or ou des épices ..
La verroterie existe toujours ,simplement elle à changé de nom ,elle s’appelle désormais “Ecran plat ” 4 X4”,”Iphone”,”tablette tactile” …et d’une manière générale tout ce qui nous est proposé et qui semble briller et qui épuise notre pouvoir d’achat parce que ça a l’air indispensable alors que c’est parfaitement inutile…
Ceux qui proposent ces produits sont les nouveaux colonisateurs et ils nous considèrent comme des sous-développés (voir les aveux de P.Lelay) et ,quand je roule en ville ou que je fais la queue aux caisses des supermarchés (rarement) je ne peux m’empécher de penser que c’est exactement ce que nous sommes…
Moi ,bien sùr j’ai compris ça depuis longtemps …. Bon, c’est pas tout ça, mais faut que je retourne au boulot pour pouvoir acheter ma Rolex sans laquelle j’aurais gaché ma vie…!
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Qui a tué la croissance ?

07/12/2011 8 commentaires

Vous n'êtes pas encore convaincus des thèses de la décroissance ? Alors prenez 6 minutes de votre temps pour regarder cette vidéo de Richard Heinberg, auteur du livre "La fin de la croissance".

 

 

Lien direct si la vidéo ne s'affiche pas : http://www.youtube.com/embed/VSwT4fGqWbQ

(sous-titré en français)

 

A DIFFUSER !!!!!!

 

Superno, un petit coup de pub pouce serait sans doute bienvenu pour diffuser ce film…

 

Quels transports face à l’urgence écologique et sociale?

25/07/2011 3 commentaires

Bonjour à tous,

Voici un texte de l'intervention lors de l'Altervillage sur les transports avec un argumentaire sur le ferroviaire et sur la gratuité.

Bonne lecture

 

Quels modes de déplacement? 

Que ce soit pour transporter des personnes ou pour transporter les marchandises que nous consommons plusieurs contraintes nous obligent à réfléchir à la question des transports :
- tout d’abord, la raréfaction du pétrole, le pic de Hubbert aurait été atteint en 2006 (selon ce géophysicien, la production de pétrole suivrait une courbe en cloche, une fois le pic passé, la production décline jusqu'à ce que la ressource soit complètement épuisée.). C’est la fin du pétrole « pas cher », malgré quelques soubresauts, le prix du pétrole ne va cesser d'augmenter, l'essence et le gasoil deviendront s’ils ne le sont déjà des produits de luxe que seuls quelques privilégiés pourront se payer. Cela entrainera inévitablement une augmentation des tarifs de transport et donc des marchandises dont la majeure partie de la production est aujourd’hui délocalisée.
- ensuite, les nuisances dues aux transports : accidents, bruit, congestion (encombrement de nos routes et de nos villes) et nuisances environnementales dû au rejet de gaz à effet de serre. Le secteur des transports est responsable de 26% des émissions nationales de gaz à effet de serre, dont 14% pour les véhicules particuliers et les deux-roues.
(L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) vient d’annoncer que ces émissions ont atteint leur plus haut niveau historique en 2010 !
Le climatologue et Prix Nobel Jean Jouzel vient de déclarer « On est sur la trajectoire des pires scénarios du GIEC ». En clair, la planète subira un réchauffement moyen de 4°C au minimum
Sachant qu’au delà d’une hausse de la température moyenne de 2°, il est estimé que l’on atteint un seuil d’emballement climatique)
L’enjeu des transports concerne donc bien l’ensemble des citoyens et pas uniquement les salariés du secteur ou les usagers…
Une première réflexion doit porter sur une diminution des transports car il va de soi que l’énergie la moins polluante et la moins chère est celle que nous ne consommons pas :
relocalisation des productions, ce qui entraînera une diminution des transports de marchandise mais également des trajets domiciles-travail avec la possibilité de “travailler au pays”,
réouverture des commerces de proximité : aujourd'hui on est obligé de prendre la voiture pour se rendre dans les centres commerciaux à l'extérieur des villes,
développement du télétravail en prenant garde de ne pas isoler les salariés,
étude sur les PLU pour éviter l'habitat diffus en dehors de toute zone de desserte de transport collectif…).
Il n'en reste pas moins que certains transports restent incontournables dans nos sociétés, il faut donc, avant d'être confronté de front à ces problèmes réfléchir et développer les modes de transports les moins nuisibles.

Etat des lieux.

Bref historique sur la libéralisation du secteur des transports :
L’une des premières mesures de libéralisation du secteur a été en 1986 de supprimer la Tarification Routière Obligatoire (TRO). Cela constitue le point de départ de la concurrence sauvage dans le secteur et le début du déclin de la part modale du fret ferroviaire que nous constatons encore aujourd’hui.
En 1989, Le Conseil des ministres des transports de la CEE accorde aux entreprises de transport routier le droit de charger et de décharger des marchandises dans un autre Etat membre que celui dont elles sont originaires. Ce que l’on redoutait avec le Fameux plombier polonais existe dans les transports routiers depuis bien longtemps…
Le premier janvier 1993 les transports internationaux de marchandises au sein de l'UE sont libéralisés.
En mars 2006 ouverture à la concurrence du transport intérieur de marchandises (c’est à partir de cette date que l’on a vu des trains de marchandises autres que Sncf circuler sur le réseau ferroviaire),
En décembre 2009 c’est au tour du transport international de voyageurs d’être ouvert à la concurrence,
Le gouvernement renvoie la libéralisation du transport régional de voyageurs à l'après-présidentielle de 2012 (c’est un dossier relativement explosif le TER représente 25000 emplois de cheminot mais c'est également le plus intéressant financièrement pour les entreprises privées car le plus subventionné par les collectivités, il est financé par les régions…).

Transport Fret :

Contrairement aux promesses, l’ouverture à la concurrence n’a pas augmenté la part modale du Fret ferroviaire mais a partagé les trafics existants entre les EF.
Suite à la libéralisation du secteur, la direction Sncf qui prend ses ordres directement du gouvernement découpe l’entreprise en branches, le Fret est séparé du reste de l’entreprise depuis 2008 avec la création d’une direction nationale fret en parallèle à la direction nationale du reste de l’entreprise, les passerelles entre les différentes branches se raréfient…
En 2008 la Sncf rachète Géodis qui devient Sncf Géodis 1er transporteur routier avec sa filiale Calberson.
Depuis janvier 2010, Pierre Blayau occupe les fonctions de PDG de SNCF-Geodis, et DG de Fret Sncf qui n’est plus qu’une des branches de ce holding. Cette double casquette pose clairement la question du conflit d'intérêt. En tant que PDG de Geodis, le salaire de Blayau fluctue en fonction des résultats de sa société et donc du nombre de camions sur les routes. Il aurait donc plus d’intérêt à faire rouler des camions que des trains…
Depuis 2003 on en est au quatrième plan fret (imposé par le gouvernement et la SNCF) qui poursuit la casse de l’appareil de production. Pourtant, le constat est alarmant : suppression de plus de 15 000 emplois, fermeture de 500 gares fret, lignes fermées, augmentations des tarifs, clients exclus, (réduction des parcs wagons et locomotives de 30%), réduction de moitié du tonnage transporté…
Année 2000 : la SNCF transporte 56 Milliards de TK (Tonne/Km) avec un déficit de 87 millions d’€ ;
Année 2010 : 25 milliards de TK , 600 millions de déficit soit 300 000 wagons isolés transportés

Les trafics perdus ou abandonnés par Fret SNCF sont partis très majoritairement vers la route.
Aujourd’hui, la technique du « wagon isolé » (messageries ferroviaire trains composés de 20 à 30 wagons, dont tous n'ont pas les mêmes origines ou destinations, ils sont regroupés ou dégroupés dans des chantiers appelés ”triages”) a été sacrifiée, c'est comme si la poste décidait de fermer ses centres de tris et de n'accepter que les clients capables d'envoyer plusieurs dizaines de lettres par jour…..
Pourtant, cette technique correspond le mieux à la réalité du tissu économique, essentiellement composé de PME qui n'ont pas la capacité de constituer plusieurs trains complets par semaine.
Alors que la Sncf abandonnait la technique du wagon isolé, 7 pays européens (Allemagne, Suisse, Belgique, Italie…) créaient une alliance X-Rail pour la développer à l’international.
La Sncf ne garde que les trains complets et trains combinés soit disant les seuls rentables.

Les conséquences sont désastreuses :
Environnementales : plus d'1,2 millions de camions supplémentaires sur les routes.
Sociales : plus de 15 000 emplois supprimés.
Humaines : plus d'accidents et d'insécurité sur les routes.

Contrairement au discours sur la concurrence libre et non-faussée, la concurrence avec le transport routier est déloyale et faussée:

On ne peut pas parler du transport de marchandise sans évoquer les conditions de travail des salariés du secteur routier victimes d’un véritable dumping social. Ils ne sont par exemple pas payés durant les temps d’attente de chargement/ déchargement).
Il faut urgemment relever le niveau social de ce secteur.
La Sncf organise, elle même, sa propre concurrence entre les salariés au travers de ses filiales ferroviaires ou routières (1er transporteur routier + filiales ferroviaires avec salariés sans statut…).
Le lobby routier demande depuis plusieurs années l’autorisation de circulation des camions de 25,25 mètres de long (maxi actuel, 18,75m) et jusqu’à 60 tonnes (40 T actuels).
C’est l’exemple même d’une fausse bonne idée… Du fait de la baisse des coûts du transport routier (productivité attendue de 20%), la mesure renforcerait l’avantage concurrentiel par rapport au rail ou au fluvial et entraînerait une augmentation du trafic routier de marchandises.
(La mesure entraînerait une augmentation des coûts externes payés par la collectivité avec notamment une détérioration des infrastructures routières plus rapide, elle ne serait pas non plus sans incidence sur la sécurité.
L’Observatoire Energie, Environnement, Transports (OEET), mis en place à la suite du Grenelle de l'environnement vient d’ailleurs de rendre un avis défavorable à cette demande
Cette mesure est donc suspendue pour l’instant mais il est sûr qu’ils reviendront à la charge pour tenter de l’imposer…)
 

Les coûts externes faussent totalement la concurrence avec le transport routier :

L’usage de la route conduit en effet à un certain nombre de nuisances : le changement climatique, la pollution de l’air, la congestion, les accidents (secours + prévention routière), le bruit, la perte de la biodiversité, les atteintes aux paysages, etc.
Ces nuisances sont aujourd’hui gravement subies et payées par l’ensemble de la société, non par ceux qui les engendrent.
Selon une étude effectuée par les cabinets IFRAS et IWW, en 2000 la somme en Europe des coûts externes hors congestions liés aux transports des marchandises se monte à 236 Milliards d'€uro par an.
Cette somme passe à 650 milliards d’euro si l’on y inclut les transports de voyageurs.

Pour un transport de marchandise de 1000 Tonne/Km, la route a coûté à la collectivité en 2000, 4 fois plus que le fer :

71.20€ pour les poids lourds,
22.5€ pour le transport maritime,
17,90€ pour le fret ferroviaire
principalement dû au bruit (c’est évidement un problème qu’il faudra prendre en compte si l’on se dirige vers un report modal de la route vers le fer.)

De plus, par un tour de passe passe, depuis la séparation de la Sncf et de RFF en 1997 et la reprise de la dette par RFF (contrairement à l’Allemagne ou la dette a été récupérer par l’état), les péages que paie Fret Sncf à RFF ont explosé et intègrent une partie du remboursement de la dette de RFF… alors que dans le même temps, les transporteurs routiers ne paient pas en totalité l’usure des infrastructures qu’ils utilisent.
On voit donc que la rentabilité financière du transport routier est totalement artificielle et que si l’ensemble des coûts externes était ré-internalisé, le report modal vers le rail ou le fluvial se ferait automatiquement.

On est donc bien face à des choix politiques.

Voici 7 Propositions de la CGT pour le transport de Fret ferroviaire :

-Instauration d’une tarification sociale minimum obligatoire pour enrayer la logique du dumping social et financer une harmonisation sociale par le haut. Eviter la concurrence entre les salariés.

-Internalisation des coûts externes de nuisances afin de tarifier le transport de marchandise à son juste coût. Par exemple en élargissant l’Euro-Vignette qui est en cours de modification : directive 2006/38/CE du 13 mai 2006, qui pour l’instant se limite à la taxation des poids lourds pour l’utilisation de certaines infrastructures (routes départementales et nationales).

-Revenir à une politique de volume qui permet d'amortir les charges fixes (moyens matériel et moyens humains).

-Créer un service public du transport ferroviaire subventionné par les taxes prélevées sur le transport routier.

-Développer le maillage du territoire pour éviter d'en isoler une grande partie lors de l'inévitable augmentation du prix du pétrole

-Stopper le démantèlement du fret SNCF et des infrastructures existantes afin d'éviter de reproduire une situation identique à celle de l'abandon des tramways il y a 50 ans.

-Investir et mettre les moyens nécessaires à l'entretien et à l'amélioration du réseau existant.

 

Transport Voyageurs

L’Etat fait le choix de financer le tout automobile et de privilégier l’utilisation de la voiture individuelle: 15 milliards d’euros sont dépensés chaque année pour la voiture contre 1,5 milliard pour les transports publics !

Un basculement sur les transports collectifs d’une partie des crédits affectés à l’automobile suffirait à financer à la fois la gratuité (ou une tarification attractive) et l’augmentation de l’offre.

En outre, les coûts externes de l’automobile, non inclus dans les chiffres ci-dessus, augmentent encore le coût de celle-ci pour la collectivité.
Toujours selon l’étude des cabinets Infra/IWW, ces coûts externes pour 1000 passagers/km s’élèvent à :
76€ pour les voitures particulières
33.7 (soit déjà 2 fois moins) pour les bus
22.9€ (soit 3.3 fois moins) pour le ferroviaire

Le dernier exemple flagrant d’aide à la voiture individuelle a été la prime à la casse qui a coûté la bagatelle de 1 milliards d’Euros en 2 ans alors que la majorité de la production est délocalisée…

Avant d’être un problème financier, les transports sont donc une question de choix politiques et sociaux.

Un autre exemple de décision politique, la région Aquitaine en charge du financement du TER tente aujourd’hui de réviser à la baisse la convention qu'elle a signée l'an passé avec la Sncf en fermant par exemple des guichets ou en autorisant les circulations EAS (équipement agent seul sans contrôleur, un seul conducteur alors que le contrôleur assure surtout des missions de sécurité et de sûreté des voyageurs) en prétextant un assainissement des comptes, pourtant dans le même temps, le conseil régional vote la subvention à la ligne nouvelle.

Les régions, pourront, si la libéralisation voit le jour en 2012, choisir un opérateur privé.
Selon le rapport Grignon (du député du même nom), dans ce cas, l’ensemble du personnel aurait “le choix” d’intégrer la nouvelle entreprise en perdant son statut et la réglementation du travail spécifique. Encore un fois, la libéralisation se fera au détriment des conditions de travail et des salariés.
Des solutions existent pour privilégier le transport collectif (moins accidentogène pour les citoyens et moins énergivore donc moins polluants) il faut en faciliter l'accès et mettre en place des mesures incitatives (c’est vrai que la voiture individuelle est souvent la solution de facilité).

Pour inciter les gens à utiliser les transpotts collectifs, il faut s'appuyer sur 3 points :

premier point c'est le maillage du réseau (pour pouvoir aller où on veut, si notre point de départ ou point d'arrivé n'est pas desservi et bien on prend la voiture).
- utiliser d'une part les infrastructures existantes (remise en état des lignes ferroviaires laissées à l'abandon)
- d'autre part, construire de nouvelles infrastructures de transport de proximité tram et bus, ligne dédiée pour les bus, mise en place de parking gratuit à l'entrée des villes avec accès au réseau de transport en commun

deuxième point pour que les gens utilisent les transports collectifs : la fréquence des dessertes (s'il y a une desserte toutes les 2 heures ou que la dernière desserte est trop tôt et bien on prend la voiture…). Les exemples de réussites d’un véritable cadencement existent sur Bordeaux Arcachon par exemple.

troisième point : le tarif du transport pour ce faire, il faut progressivement se diriger vers la gratuité totale et pour tous des transports collectifs de proximité. Une première étape de transition pourrait consister en une tarification attractive avec un billet unique et la gratuité pour les revenus les plus faibles.

Argumentaire sur la gratuité :

La gratuité des transports en commun est une mesure de bon sens dans le contexte actuel, susceptible de contribuer aux deux objectifs centraux de toute politique sérieuse aujourd’hui : lutter contre la dégradation de l’environnement en réduisant le trafic automobile et réduire les inégalités sociales (les plus pauvres, déjà exclus géographiquement des centres ville et des quartiers riches, payent bien plus chers le droit de se déplacer (pour un service souvent moindre : absence de lignes inter-banlieues, fréquences inférieures…)

Les motivations et les bénéfices sont variés:

-Décroissance des rejets de gaz à effet de serre de l'agglomération en faisant un transfert des déplacements en voiture vers les bus.
-Droit au transport pour tous (Les personnes âgées, les jeunes, les précaires, les personnes à mobilité réduite n’ont bien souvent que les transports collectifs pour se déplacer, pour le travail, pour les démarches administratives, pour les courses, l’accès à la culture, à la santé…Il existe des exonérations, réductions, tarifs différenciés, c’est compliqué et discriminatoire, parfois injuste.).
-Réduction de la circulation automobile et donc fluidité du trafic.
-Redynamisation du centre ville.
-Amélioration de la qualité de vie.
-Rentabilisation d’un système qui coûte cher (en subventions) pour une population restreinte. 
-A terme création d'emplois car le service devra suivre la demande qui va croitre. 
-Une mesure en faveur de l'augmentation du pouvoir d'achat, en réduisant les dépenses des ménages. 
-Un désenclavement des périphéries urbaines et des quartiers populaires. 
-Suppression des agressions de conducteurs pour voler la caisse. 
-Une image d'ouverture et d'hospitalité. 
-Une mesure touristique. 
-Mesure de santé publique (réduction de la pollution de l’air et déplacements pédestres jusqu’aux arrêts) 
-La fin progressive du pétrole et les menaces sur le réchauffement de la planète rendent cette revendication plus que jamais impérative.

 

Les transports collectifs sont quasiment le seul mode de déplacement payant. Les rues et les routes, les trottoirs et les aménagements cyclables sont payés par la collectivité et les piétons, les cyclistes et les automobilistes ne paient pas les infrastructures qu’ils utilisent contrairement aux voyageurs des transports en commun.
Dans plusieurs villes la gratuité est une réalité et des exemples de réussite existent. : Châteauroux, 70.000 hab. depuis décembre 2001, le centre-ville de Seattle, 500 000 hab. ou plus récemment la communauté de communes des pays d’Aubagne (12 communes où vivent plus de 100 000 habitants).
D’autres l’ont mis en place pour les chômeurs (-ses) et précaires : Midi-Pyrénées, Caen…
Le Predit (Programme interministériel de recherche et d'innovation dans les transports terrestres http://www.predit.prd.fr/predit4/lepredit.html ) a commandé une étude qui a pour objectif de déterminer les effets sur la fréquentation de la gratuité totale par rapport à d'autres mesures telles que la mise en place de tarifs très attractifs, l'augmentation de l'offre ou l'amélioration de la vitesse commerciale.
Principaux résultats de cette étude qui a porté sur les réseaux de Châteauroux :
- la gratuité totale a entraîné une hausse très importante de la fréquentation : + 100 %
- La hausse d’usage du bus découle pour l’essentiel de reports modaux. Ces reports modaux se sont effectués principalement au détriment de la voiture
- La gratuité vient en complément d’autres facteurs d'attractivité des transports urbains auxquels elle ne peut se substituer (amélioration des fréquences, et maillage du réseau).

Comment financer cette gratuité?

Le manque à gagner de la vente des tickets est à mettre en balance avec le coût des points de vente, du contrôle, l’impression des billets, la maintenance des machines pour les délivrer et les composter, les campagnes de communication contre la fraude et la réduction des coûts d’aménagements de voirie pour améliorer la fluidité (A Châteauroux, la billetterie couvrait seulement 14% du coût total du service)…

La somme restante à financer peut être dégagée par :

- Le paiement des coûts externes des transports individuels.
- une réduction des budgets affectés à l’automobile (voirie, grandes infrastructures, parking…), lesquels constituent 80 à 90 % du budget « déplacements » des collectivités locales, ou par l’augmentation des recettes perçues sur l’automobile (stationnement payant, péage urbain, etc.).
- Une mise à contribution des entreprises de plus de 9 salariés qui sur le long terme peuvent être intéressé par : La fluidité routière gagnée par l'utilisation plus massive des transports en commun, la diminution des accidents de trajet.

Seulement 17% de nos voyages sont liés aux loisirs, c’est-à-dire que 83% de nos déplacements sont contraints (pour aller au travail, faire des courses…). Les entreprises et les grandes surfaces sont les premiers bénéficiaires des transports publics. Ils doivent donc participer au financement.
Et c’est sans compter les bénéfices indirects de l’approche : Aubagne avance ainsi qu’une famille pourrait économiser jusqu’à 2000€ par an en utilisant les transports collectifs gratuits, à quoi s’ajoutent les économies collectives (moins facilement chiffrables) réalisées sur l’entretien des routes, les accidents de circulation et les frais de santé du fait de la diminution de la pollution.
La ville de Libourne (Gironde) s’apprête à lancer la gratuité totale de son réseau de bus pour ses habitants.
Son coût sera pris en charge par le prélèvement transports auprès des entreprises de plus de neuf salariés, qui était auparavant consacré aux travaux de voirie.
Elle est aujourd’hui au centre des débats dans plusieurs villes françaises, notamment à Toulouse, à Nantes ou à Nice… quand elle n’est pas tout simplement appliquée, comme dans un nombre croissant de villes françaises (Colomiers près de Toulouse, Compiègne dans l’Oise, Vitré dans l’Ille-et-Vilaine, Châteauroux et Issoudun dans l’Indre, ainsi que Mayenne). Dernière sur la liste : Cluses en France). Également, des projets de gratuité des transports en commun sont prévus à Bar-le-Duc ou à Castres.

 

Conclusion :

 

Que ce soit pour le transport de marchandises (avec les coûts externes) ou pour le transport de voyageur (avec les subventions des conseils généraux et régionaux et maintenant avec les partenariats publics privés pour les financements des voies nouvelles). Nous avons vu que la collectivité finançait souvent des intérêts privés.

Que nous soyons, voyageur, simple citoyen, chargeurs, ou cheminots, nos intérêts sont communs, nous avons tous besoin du maintien et du développement d’un service public ferroviaire de qualité qui répond aux réels besoins de la population. Les salariés du secteur des transports ne pourront pas y arriver seuls, un soutien de la population, des associations et des politiques est nécessaire et urgent pour stopper la casse du service public ferroviaire et le démantèlement de la Sncf.

Droit aux semences : la justice européenne devra trancher

08/02/2011 2 commentaires

Enfin une nouvelle des plus réjouissantes (reçue ce jour), ça fait du bien au moral :

Nouvelles de Kokopelli: Février 2011

Communiqué de Presse Kokopelli fait appel à la Cour de Justice Européenne!

Dans le cadre du procès qui nous oppose à la société Graines Baumaux, nous avons demandé à la Cour d’Appel de Nancy de saisir la Cour de Justice de l’Union Européenne d’une question portant sur la validité de la législation européenne sur le commerce des semences potagères au regard de certains principes fondamentaux de l’Union Européenne et du Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture (TIRPAA).

Alors que la société Graines Baumaux s’opposait fortement à cette demande, qu’elle qualifiait de « cheval de Troie », la Cour d’Appel, par une Ordonnance du 4 février 2011, a fait droit à notre demande.

Les questions fondamentales, que nous soulevons depuis le début de notre existence, seront enfin posées à la juridiction suprême de l’Union Européenne. Les enjeux, en termes d’appropriation du vivant et de sauvegarde de la biodiversité, sont immenses et nous espérons que la Justice, ultime recours des opprimés, saura les mesurer.

Nous appelons tous les opérateurs européens de la semence ancienne à se joindre à nous pour témoigner, dans le cadre de ce procès historique, de l’absurdité de la législation actuelle sur le commerce des semences.

Contacts :

Association Kokopelli : communication@kokopelli.asso.fr
Blanche MAGARINOS-REY, Avocate de Kokopelli : contact@avocat-magarinos-rey.com

Je m'étais rendu au procès en appel à Nancy en novembre ou décembre. Le numéro de l'avocat de l'offense (Baumaux), pourtant bon acteur, avait été particulièrement lamentable de mauvaise foi. L'avocate de Kokopelli (absolument charmante, soit dit en bavant passant), malgré sa très mauvaise gestion du souffle (elle était essoufflée tout le temps, elle devrait faire du théâtre !), avait quant à elle plutôt bien plaidé. Sisi, je suis objectif !

Site de Kokopelli : http://www.kokopelli.asso.fr/

2011, indignation et résistance

01/01/2011 17 commentaires

Certain(e)s Clampin(e)s auront déjà reçu ce message dans leur boîte mail. Je me permets de l'adresser ici aussi aux quelques lecteurs de ce blog qui ne figurent pas dans mon carnet d'adresse. 

 

 


 
Metz, le 31/12/2010

Très chères vous toutes et très chers vous tous,

Cette année je vous épargnerai [ou pas ! cf. en deuxième partie de billet] les 12 pages de résolutions et de vœux que j'avais exprimés pour 2010 à celles et ceux… à qui je les avais envoyés.
L'indignation dont je vous faisais alors part n'a aucunement décru, au contraire elle s'est accru dans des proportions dans lesquelles il est souvent tentant de baisser les bras et de s'affaler dans un fatalisme à la sauce "on n'y peut rien", "c'est comme ça", "ils sont plus forts que nous", "tu te bas contre des moulins", etc.

Je vous livrerai juste ces trois invitations à la réflexion et à l'action :

 

  • La première, que sûrement beaucoup d'entre vous connaissent déjà, est l'allégorie du Colibri, souvent racontée par le philosophe Pierre Rabhi :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

 
  • La seconde est une invitation à lire et faire lire le livre de Stéphane Hessel, ancien résistant et prisonnier d'Auschwitz, puis ambassadeur de France aux Nations Unies :

 

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  • Enfin, je finirai avec ce message, que j'emprunte à l'association les Renseignements généreux (dont je vous recommande de visiter le site et de lire les brochures qui sont une mine d'informations sur de nombreux sujets de société) :

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Je vous embrasse et vous souhaite une année 2011… comme vous la ferez !
Vincent, révolté mais pas résigné.

 



Vœux et résolutions pour 2010 (mais toujours d'actualité)

 

Chers amis et chères amies,
 

Bonne année 2010 et tous mes vœux sincères de bonheur - ou tous mes vœux de bonheur sincère, au choix.

Ce message est un peu long. C'est un message groupé, mais néanmoins personnel. Je ne vous encombrerai pas de chaînes et messages militants cette année si vous ne le souhaitez pas mais vous demande, cette fois au moins, de m'offrir votre attention en lisant ce courriel jusqu'au bout. C'est important pour moi. Si en plus vous m'y répondiez, vous me combleriez d'aise et d'honneur. Je n'apporte, ni ici ni ailleurs, aucune vérité absolue et ne suis pas à l'abri de l'erreur : je suis de ce fait ouvert au débat qui fait avancer les idées et à la contradiction argumentée. Votre avis est tout aussi légitime que le mien : donnez-le !

 

Pour cette année qui commence, je ne vous souhaiterai pas d'avoir tout ce que vous désirez car cela n'est pas possible. Pas possible car ce serait très certainement aux dépens de quelqu'un d'autre. N'y voyez aucune accusation personnelle et laissez-moi vous expliquer le fond de ma pensée, s'il-vous-plaît.
 
Gandhi nous invitait en son temps à "vivre simplement pour que d'autres puissent simplement vivre".

Je vous souhaite, donc, beaucoup de bonheur et de bien-être. Pas davantage de possessions. Je vous souhaite une bonne santé, oui, dans la mesure où vous faites ce qu'il faut pour la conserver. Je vous souhaite d'avoir le nécessaire à une vie digne, pas d'étouffer sous le superflu. Je vous souhaite d'être heureux avec votre famille, vos amis, vos collègues, vos voisins, de cultiver ce bien si précieux que sont les relations humaines. Je vous souhaite, en somme, moins de biens matériels et plus de liens affectifs.

 
Interrogeons-nous sur notre mode de vie. Quel avenir réservons-nous à notre planète et, a fortiori, quel avenir nous préparons-nous à nous-mêmes, Humains, aux générations présentes et futures ? Arrêtons de nous voiler la face et de croire à la religion de la Technologie-Qui-Nous-Sauvera-Tous. Nous n'irons jamais vivre sur une autre planète et les ressources de la Terre ne sont pas plus extensibles que sa surface. Ne pouvons-nous vivre plus simplement ? Est-ce si difficile de réfléchir à la portée de nos actes, de tous nos actes du quotidien ?

 

Il est presque trop tard pour agir. Cela ne signifie en aucun cas qu'il faille être fataliste, cela doit au contraire nous interpeller et nous amener à la conclusion qu'il faut stopper nette notre fuite en avant vers toujours plus de croissance économique et bifurquer avant de nous prendre le mur des limites physiques de la Terre en pleine face. Autrement dit : prenons nos RESPONSABILITÉS et entrons en dé-croissance.

Clarifions la notion de "croissance" par un exemple :

Prenez un verre d'eau. Introduisez-y une paille et commencez à aspirer. Par la force des choses (que j'ai appelée ci-dessus "limites physiques"), le verre finit par se vider, plus ou moins rapidement selon la force de succion exercée, et ne se remplira pas de lui-même, même si vous attendez longtemps devant en récitant de nombreuses prières extatiques.
La Terre est ce verre d'eau que nous pompons toujours plus : pétrole, gaz, minerais en tout genre (métaux, uranium…), pierres et roches, sels, nappes d'eaux fossiles, terres arables… L'échelle d'accumulation de ces richesses (le temps de remplissage du verre d'eau) est géologique, de l'ordre donc de la centaine de millions d'années, voire du milliard d'années pour les plus anciennes.

L'alternative est simple à comprendre : 1) la croissance, exponentielle par définition : on pompe chaque année plus que la précédente, le verre se vide avant qu'on ait dit "croissance sauve nous !". 1') la croissance "verte" : on peint la paille en vert et on met un autocollant de la Fondation Nicolas Hulot ® sur le verre, et, éventuellement, on aspire un peu moins fort ; cf. 1).
2) la décroissance : on lève le pied, on arrête de pomper comme des shadoks, on regarde ce qu'on a d'ores et déjà sorti de terre, on compte combien nous sommes sur Terre, et ceux qui ont le plus (20%) partagent avec ceux qui n'ont rien (80%). On gère la ressource et on partage.

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Vous avez sûrement entendu les conclusions du sommet sur le climat de Copenhague : lamentables. C'était à prévoir. On devrait plutôt parler d'abîme climatique que de sommet. La couverture (médiatique d'abord !) à soi, le NIMBY ("not in my back yard" : tant que cela ne se passe pas derrière chez moi, cela ne me concerne pas), l'attentisme décisionnel du gouvernement, toutes ces attitudes négatives nous conduisent très certainement à des temps prochains bien difficiles (catastrophes écologiques, crises sociales violentes, migrations climatiques, épuisement des ressources et donc flambée de leurs prix, aggravation des inégalités, etc., et autoritarisme pour gérer les situations de plus en plus conflictuelles).

 

Quelle que soit notre religion, nos convictions politiques, nos opinions, nous ne pouvons continuer ainsi. Il nous faut réduire de manière drastique notre empreinte écologique et notre emprise sur d'autres populations (à l'autre bout du monde ou à coté de chez nous).

Il ne s'agit pas seulement du changement climatique, commode pour vendre une croissance verte, mais aussi de toutes les dégradations : environnement, biodiversité, santé physique et mentale, faune et flore, etc. Notre milieu de vie se meurt du fait de l'appétit de ces 20% d'Humains dont nous faisons partie. De quel droit, et pourquoi ne changeons-nous pas les choses ?

Nous en avons pourtant le pouvoir, nous avons le pouvoir de décider, d'agir, de réduire notre consommation de biens, nous n'avons pas besoin de tout cela, les relations humaines et affectives sont bien plus précieuses que tous ces objets commerciaux de pacotille.
 
Faisons le compte de nos achats de Noël… Avions-nous besoin de les acheter ? De ces quelques secondes d'un plaisir souvent bien superficiel, qu'en retirons-nous ?
Faisons le compte de toute la nourriture achetée, en avions-nous besoin, ne peut-on fêter sans s'empiffrer ?
Faisons le compte de tous les déplacements occasionnés par l'achat de toutes ces choses, pourquoi ?
Le cadeau que j'ai fait ou que j'ai reçu, d'où vient-il ? qui l'a fabriqué ? dans quelles conditions ? à quel prix ? qu'a-t-il nécessité en matières premières ? en eau ? en énergie ? en transport ? va-t-il durer ? est-il recyclable ? comment ? où ? avec quelle énergie ? par qui ?
Cette nourriture que j'ai mangée, est-elle seulement bonne pour ma santé ? d'où proviennent ses ingrédients ? sont-ils traités et avec quoi ? combien de kilomètres ont-ils effectué avant d'atterrir dans mon assiette ? combien de milliers de litres de kérosène et de gazole ont-ils nécessité, du champ à l'assiette, en passant par la transformation et le transport ?…
"Donneur de leçons", me direz-vous ? Je préfère "lanceur d'alertes". Ou plus justement et modestement relais des lanceurs d'alertes, ces scientifiques souvent punis pour mettre en garde contre les dérives de nos modes de vie.
"Nan mais de quoi qu'i' s'mêle suis-là ?", entends-je d'ici.
Mais seulement de ce qui me regarde, ma bonne dame. Ces questions que je me pose ci-dessus, je ne me les suis pas posées toujours… et je commets assurément encore des erreurs aujourd'hui. Je ne prétends pas être un "surhomme" ou un quelconque "Sauveur-Attitré-De-La-Terre-Qu'Elle-Est-Belle-Avec-Les-Ptites-Fleurs-Et-Les-Pitits-Zoiseaux"… Je suis en revanche probablement un peu plus avancé que d'autres dans une réflexion profonde, une remise en cause radicale de notre fonctionnement. "Radical" ne veut pas dire terroriste ou ayatollah, ni même extrémiste, mais simplement "qui s'attaque aux causes profondes" (comme dit mon dictionnaire) aux racines des problèmes.

 

Il nous faut absolument guérir de "la maladie matérialiste" dont nous sommes atteints, réduire notre empreinte et notre croissance. 
C'est urgent, nous ne sommes pas tous suicidaires, mais en ce moment, nous sommes tous des destructeurs de notre environnement, qui nous est vital.

A ce propos, je vous encourage vivement à prendre 20 minutes de votre temps pour écouter le discours, riche d'enseignements à mon avis, tenu par Hugo Chavez, Président du Vénézuéla, lors de cette farce pitoyable de sommet "climatique" de Copenhague (»ici«). Ce n'est assurément pas du temps perdu. Méditons, militons et agissons en conséquence !

 
Ce message que je vous adresse ici n'est pas une leçon de morale, juste un cri d'alarme. Face à une alerte à incendie, il y a plusieurs réactions possibles : celui qui contribue volontairement à l'extension des flammes ; celui qui a vu le pyromane mais ne s'y oppose pas ; celui qui pense qu'il ne peut pas y avoir le feu ou que la technologie des portes pare-feu le protégerons et qui ne bouge donc pas ; celui qui fuit en sauvant ce qu'il peut ; celui qui court chercher l'extincteur ou qui aide ceux qui ont plus de difficulté à prendre la poudre d'escampette… Collabo, résistant, spectateur passif ou victime (complaisante ou non)… Choisissez votre rôle en conscience.

Alors pour 2010, prenez les vraies bonnes résolutions, celles qui vous impliquent vraiment et qui peuvent amener un vrai changement.

Voici quelques idées-pistes ou "uto-pistes" :
 
- ralentissez votre rythme de vie ;
- rendez les visites que vous voulez faire depuis longtemps, vous ferez des heureux et à cette occasion proposez votre aide, plutôt que de ramener un cadeau ;
- mangez moins de viande, 1 à 3 fois par semaine suffit amplement et n'est nullement indispensable ;
- diminuez également votre consommation de produits laitiers ;
- réduisez votre temps de travail, vous gagnerez moins d'argent, mais vous serez aussi moins tentés d'acheter des gadgets dont vous n'avez pas vraiment l'utilité et vous aurez plus de temps à consacrer à vos passions et à vos proches ; de plus, le travail se fait rare : partageons-le !
- réparez ce qui est cassé, recyclez ce qui peut l'être, évitez les emballages et le prêt-à-jeter ;
- occupez-vous de votre famille et éteignez la télévision, la console et l'ordinateur (promis, sur ce dernier point, je vais aussi faire un effort !) ;
- faites la cuisine en famille avec des produits simples, locaux et de saisons ;
- bricolez, faites vous-mêmes ;
- réduisez votre consommation de produits préfabriqués en tout genre ;
- tissez des liens autour de vous (repas de quartier, soirées jeux de sociétés entre amis/voisins, activités associatives, organisation de la vie du quartier…) ;
- adressez (si vous vous en sentez capables et si vous en avez envie : faire plaisir malgré soi s'appelle l'hypocrisie !) la parole, un sourire, apportez un bol de soupe ou un bout de pain aux personnes qui font la manche ou qui vivent dans la rue. C'est souvent bien plus gratifiant pour celui qui donne et celui qui reçoit qu'une pièce jetée par charité chrétienne sans le moindre regard ;

 
La liste est longue et on peut en faire une ensemble si vous êtes intéressés.
 
Vous verrez le plaisir que l'on éprouve à faire des choix personnels et à agir en accord avec sa conscience.
A comprendre que c'est possible de vivre mieux avec moins de biens mais tellement plus de liens. Enfin !

Il va sans dire que j'appliquerai moi-même les recommandations que je vous fais. Je viens à ce titre d'intégrer le SEL de Lille (système d'échange local, cliquez pour définition) [màj fin 2010 : j'ai depuis adhéré au SEL de Moselle], dont les principes de solidarité et d'échange non monétaire m'apparaissent comme une réponse concrète aux interrogations soulevées. Peut-être en existe-t-il un près de chez vous

 
Solidaire et heureuse année à tous !
Vince

LOPPSI2 : la guerre aux pauvres continue

14/12/2010 10 commentaires

La loi LOPPSI 2 est une belle saloperie - disons qu’elle fait partie du florilège quotidien de la clique à Sarkozy.

Le taulier en avait touché mot en mai 2009, mais seulement sur le volet flicage sur internet. Depuis, les choses “évoluant”, un article a été rajouté, le 32 ter A, qui, lui, s’attaque à l’habitat non conventionnel et/ou précaire - et donc a ses occupants.

Voici le communiqué du collectif d’opposants à cette loi inique :

A l’heure où le Gouvernement est attaqué de toute part sur sa politique répressive et raciste à l’égard des Roms, des gens du voyage et en règle générale, des populations précaires, il fait adopter en force l’article 32 ter A de la LOPSSI 2 à l’encontre des habitants de bidonvilles, d’habitations de fortune, de campements de sans abris comme dans le bois de Vincennes, et également à l’encontre de personnes ayant choisi d’habiter caravanes, roulottes, camions, tipis, yourtes, auto et éco-constructions.

Toute construction sans permis de construire, comme il en existe beaucoup dans les DOM TOM pourrait aussi tomber sous le coup de cette procédure d’exception, car une construction sans permis est “illicite”. Cette procédure menace également les squatters : le Ministère de l’Intérieur a annoncé son intention de l’étendre aux occupants de locaux lors de la deuxième lecture à l’Assemblée Nationale.

—-

- Nous demandons le retrait de cet article, le retour et le respect de la Loi d’origine sur les terrains d’accueil, adoptée en 2000 dans le cadre de la Loi SRU, et des mesures législatives qui reconnaissent la qualité de domicile et son caractère permanent à l’habitat choisi, au lieu de le réprimer et le stigmatiser.

- Nous exigeons que la politique de résorption des bidonvilles et des habitats de fortune s’inscrive dans les politiques du logement, la mise en œuvre de la loi DALO et des procédures d’insalubrité…, afin que chacun et chacune puissent être logés dignement,

- Nous dénonçons la politique répressive et stigmatisante du Gouvernement qui s’attaque aux plus modestes et aux plus fragiles, et demandons l’abandon de tout projet antisquat.

Source : loppsi2-habitat.blogspot.com

Je vous invite à lire et envoyer la lettre ouverte aux parlementaires rédigée par le collectif HALEM (HAbitants de Logements Éphémères ou Mobiles).

Autres liens :

- Le CLEJ (Collectif Liberté, Égalité, Justice)
- Argumentaire détaillé : “Pour le retrait de l’article 32 ter A de la LOPPSI 2” (en pdf)

A l’heure où le Gouvernement est attaqué de toute part sur sa politique répressive et raciste à l’égard des Roms, des gens du voyage et en règle générale, des populations précaires, il fait adopter en force l’article 32 ter A de la LOPSSI 2 à l’encontre des habitants de bidonvilles, d’habitations de fortune, de campements de sans abris comme dans le bois de Vincennes, et également à l’encontre de personnes ayant choisi d’habiter caravanes, roulottes, camions, tipis, yourtes, auto et éco-constructions.

Toute construction sans permis de construire, comme il en existe beaucoup dans les DOM TOM pourrait aussi tomber sous le coup de cette procédure d’exception, car une construction sans permis est “illicite”. Cette procédure menace également les squatters : le Ministère de l’Intérieur a annoncé son intention de l’étendre aux occupants de locaux lors de la deuxième lecture à l’Assemblée Nationale.

Le travail, pourquoi ?

03/12/2010 4 commentaires

Cher-e-s ami-e-s Clampin-e-s,

Je vous encourage à regarder et faire circuler ces vidéos (2 parties d’une durée totale d’une demi-heure). Ce film est un excellent résumé à mes yeux de ce que sont, aujourd’hui, le travail, le productivisme, le consumérisme, le système financier, l’économie mondialisée…

A crier par dessus les toits !!!!
Bon visionnage.

« Je n’aime pas particulièrement le mot “travail”. Les êtres humains sont les seuls animaux qui ont à travailler, je pense que c’est la chose la plus ridicule au monde. Les autres animaux gagnent leur vie en vivant, mais les gens travaillent comme des fous, pensant qu’ils doivent le faire pour rester en vie. (…) Il serait bon d’abandonner cette manière de penser et de mener une vie facile et confortable avec beaucoup de temps libre. (…) Une vie [simple] serait possible aux humains si l’on travaillait pour produire directement le nécessaire quotidien. Dans une telle vie, travailler n’est pas travailler au sens habituel du mot, mais simplement faire ce qui doit être fait. »

Masanobu Fukuoka, La Révolution d’un seul brin de paille

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    11/01/2010 9 commentaires

    Comment faire tomber très simplement le capitalisme financier  !

    De nombreux intervenants sur le blog de SuperNo, et le tenancier lui-même, sont arrivés à la conclusion évidente qu’il fallait abattre au plus vite le capitalisme financier, mais tous se désespèrent de l’inertie de leurs compatriotes et estiment qu’il s’agit malheureusement d’un rêve inaccessible, analogue au fameux « grand soir ».

    Or en réalité les banques sont des colosses aux pieds d’argile et il existe un moyen très simple d’abattre leur système pernicieux : il s’appelle le « bank run » !

    De quoi s’agit-il ? Historiquement les banques ont calculé que statistiquement l’ensemble des déposants ne retiraient en argent liquide que moins de 10 % des sommes déposées. Par conséquent elles ne possèdent en dépôt d’espèces sonnantes et trébuchantes que 8 à 10 % des montants des dépôts de leurs clients sur les comptent à vue. Aux Etats-Unis on descend même à 2 % sur les comptes « sweep » rénumérés !

    Rappelons quelques notions bancaires simples :
    - le billet de banque a cours légal. De par la loi, nul ne peut le refuser, c’est ce qui lui donne sa force. C’est un contrat juridique « au porteur » qui peut être transmis librement. C’est une promesse qu’on reçoit en échange d’un bien ou d’un service (son salaire par exemple) et qu’on pourra plus tard utiliser pour consommer un bien ou un service. Sauf que cette promesse se dévalue du fait de l’inflation. C’est une promesse en partie mensongère.
    - le relevé est une promesse bancaire de remettre « à vue » la promesse mensongère précédente. Du fait du coefficient de réserve factionnaire, on peut dire que cette promesse bancaire est elle aussi mensongère et, en plus, intenable.
    - le chèque, qui n’a pas cours légal et que chacun peut refuser (sauf exceptions prévues par la loi, seuil des 3 000 €, salaire) est un moyen de transmettre la promesse bancaire mensongère et intenable à autrui. Mais c’est gratuit.
    - la carte bancaire est aussi un moyen de refiler la patate chaude à un tiers. Mais c’est payant annuellement, ça trace où et quand a eu lieu la transaction et même en quoi elle consistait.

    Vous comprenez tout de suite que si plus de 10 % des déposants, c’est-à-dire vous et moi, décident de retirer dans un bref laps de temps – disons quelques jours – la totalité de ses avoirs en argent liquide, très rapidement le système bancaire ne pourra faire face, engendrant rapidement des phénomènes de panique qui amplifieront encore le phénomène ! C’est cela qu’on appelle le « bank run » ou ruée bancaire, véritable cauchemar des banquiers et leur principal talon d’Achille (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Panique_bancaire).

    C’est accessoirement une des raisons pour lesquelles elles encouragent l’utilisation des chèques et surtout des cartes de crédit, leur but à terme étant d’éliminer totalement les espèces et cet important risque qui leur est lié.

    Si  cette « course » des épargnants concerne une grande proportion de banques et que la Banque Centrale ne parvient pas à fournir des liquidités assez rapidement aux banques privées, le phénomène va provoquer inévitablement l’effondrement du système !

    CQFD. Vous savez maintenant ce qui vous reste à faire pour détruire ce système que vous haïssez tant …

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    Deux chômeurs potentiels de plus, et c’est pas triste

    J’ai reçu, comme tous les employeurs de la région et peut-être de France, la lettre ci-dessus. J’y apprends que le nouvel avatar des ASSEDIC va changer de Numéro National d’Émetteur. Avec Des Majuscules ! En voilà une nouvelle ! D’abord je n’ai qu’une vague idée de ce qu’est ce numéro. Je suppose qu’il s’agit de circulation de fonds et des TIP (Titre Interbancaire de Paiement) utilisés en remplacement des chèques par les ASSEDIC et d’autres organismes. Ensuite, je n’en ai strictement rien à carrer, comme M. Paul Emploi me le confirme lui-même dans le dernier paragraphe.

    Tout cela va dans le sens de la réduction de la production sans réduction d’activité : voilà une lettre qui a occupé Le Directeur Régional et une ou plusieurs Secrétaires, des Imprimeurs, des Postiers (avec des majuscules à tout le monde, pour ne pas faire de jaloux) pour apporter à quelques milliers de personnes des informations peut-être exactes, mais complètement inutiles, leur signaler que rien ne change en ce qui les concerne et qu’il n’ont rien de particulier à faire.

    Pour aller plus loin, je propose donc que le Directeur Régional et sa Secrétaire (ou ses Secrétaires, s’il en a plusieurs) soient dispensés de présence au bureau. On ne va pas les licencier, on va leur maintenir leur salaire, déduction faite des éventuels indemnités de déplacement, frais de repas, tickets- resto et tutti quanti.

    En les dispensant de présence au bureau, on fait des économies d’éclairage, de chauffage, de matériel de bureau, d’entretien des locaux, de pollution engendrée par leurs déplacements, de papier, de frais postaux etc. Moi, je ne change rien, comme on me l’a écrit, je continue de renvoyer mon TIP.

    En leur maintenant leur salaire, la Société est encore gagnante. Le fonctionnement des ASSEDIC ne devrait pas en être affecté, pas plus que l’efficacité de l’ANPE, comparable au cautère sur une jambe de bois ou au mieux à un placebo (les plus érudits pourront ajouter eux-mêmes des allusions à Sisyphe ou au tonneau des Danaïdes…)

    Et je retourne faire semblant de travailler, pour ne pas aggraver encore la surproduction.

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    Ecriture à quatre mains

    Suite du billet du taulier

    Bien, le reportage, SuperNo ! Pendant ce temps là, Blaireau, malgré la fatigue, est allée se cogner son troisième meeting du Front de Gauche de la campagne ….. à Joeuf, en plein pays communiste, où tous les anciens du PC étaient au rendez-vous. Ils ont du être surpris, les anciens, ça ressemblait plus trop à ce qu’ils ont dû voir. Ca ne ressemblait pas du tout non plus à ce que nous avons vu à Metz. Ca ne ressemblait pas non plus au meeting que j’ai vu à Talange, en début de campagne, où les jeunes (gauche alternative 54 et gauche unitaire) avaient un peu beaucoup le trac , mais où par contre Denis Robert donnait les chiffres, pas les chiffres des sondages, vous vous en doutez.

    Donc hier soir, c’était rodé, c’était un peu en famille, chacun était un peu lâché et ça avait une autre teneur que le débat que tu décri(e)s !

    Suis arrivée en retard, j’ai raté l’apéro. Je veux dire le discours du maire du patelin. J’arrive quand une déléguée CGT de l’hôpital de Briey décrit ce qui s’y passe, la loi Bachelot, les services qui ferment et les malades qu’on envoie se faire opérer à Metz , (là où il y a des infirmières tout dévouées qui anesthésient des obèses - NDLR - gugusse jaune qui fait un clin d’oeil) … un syndicaliste (de base) fait un court exposé sur les trois entreprises têtes de pont du secteur : Edscha (allemand sous-traitance auto en liquidation attend un repreneur ?) Norma, plan social , il dit “PSE” (pensée émue pour Touchatout) en cours et Sovab (l’usine de véhicules utilitaires Renault Batilly). Mais je ne vais pas faire le détail de la soirée à ta façon, je le voudrais que j’y arriverais pas, pas comme l’Europe Ump qui comme chacun sait , quand elle veut, elle peut ! (licencier, broyer de l’humain, faire la guerre, complète la liste à ta façon)

    Et je ne peux pas non plus faire la liste exhaustive des propos intelligents tenus par les uns et les autres. (Z’étaient 7). Brigitte Blang a trouvé sa « façon » : nature et vieille prof (dans la catégorie des bons profs dont se souvient !) elle donne des devoirs à l’assemblée : ramener chacun(e) trois voix au Front de Gauche avant dimanche ! Et pourquoi pas ? me dis-je … Hélène Franco est tout simplement bien. Qu’est-ce que je veux dire par là  ? Simple, pas people, pas passée par une agence de comm. En gros, elle ne dit pas « je suis une femme simple et je vais vous le dire simplement ! » Elle insistera sur deux points pivots : la régression du progrès social, une première depuis pas mal de temps ! et l’urgence écologique : via Claude Allègre, rappel du GIEC, de la mise à mal de la planète et dénonciation du droit à polluer.

    J’ajoute un mot pour Turandot, je ne sais plus qui l’a dit, mais il a largement été question du déni des députés sur le Traité de Lisbonne !

    Et, bien que ça se passe dans le trou du cul du monde, et que ce ne soit pas à la télé, c’est là que j’ai appris la notion de marché-transatlantique en cours d’élaboration …. Pour Europe Ecologie, qui veut réguler par le marché , va y avoir du boulot ! Si un fan d’EE veut bien nous en toucher deux mots … Un Sam, par exemple ?

    Ah ! deux choses encore évoquées hier soir : la différence entre l’égalité (au sujet des services publics) et l’équité (le mot à la mode, s’agissant des SIG) … et cette citation de Lucie Aubrac via Brigitte Blang : « Résister, c’est exister » .

    Je me fais la synthèse suivante, dont je vous fais profiter :

    Il y a actuellement 41 députés dans le groupe GUE au Parlement. C’est peu, très peu. Sam va surement me dire le nombre de ALE. Pas beaucoup non plus. C’était assez pour nous tenir au courant de ce qui s’y tramait, avec les effets que l’on sait .

    Ces deux groupes doivent grossir. Ne serait-ce que pour leur prouver que malgré les mensonges, les débats truqués, le manteau de silence , les hommes existent, les femmes et les autres aussi d’ailleurs ! Si ces deux groupes là n’augmentent pas, à cette élection, je ne donne pas cher de la peau de l’Europe, de la peau des hommes et de la peau des batraciens …

    Quant aux militants de base du Modem, il leur reste à savoir si leur député européen voterait contre son groupe libéral pour rejoindre une coalition Gue-Ale sur un projet gauche/écolo. Et c’est possible. Mais à vérifier quand même !

    C’était Paulette de Bresse, en direct sur le terrain, pour l’émission « Nos amis les animaux » . Aujourd’hui, le Front de gauche, animal tétu. A vous les studios.

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