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NO SARKOZY DAY — 27 mars 2010

05/03/2010 2 commentaires

Tout est là : http://www.no-sarkozy-day.fr/

ou là : http://www.myspace.com/nosarkozyday

ou bien encore là : http://twitter.com/no_sarkozy_day

Et puis cherchez un peu aussi par vous même, nan mais oh ! tas d’feignasses !

Allez ouste ! tous dans la rue !!!!!!!! Du balais !!!! Dehors l’imposteur !

Bises à tous et BANZAI !

Appel à don de moëlle osseuse

02/02/2010 3 commentaires

Je me permets de publier ici ce message que m’a envoyé ma mère, hier 1er février 2010.

Vince

[EDIT : SuperNo, 19/11/2010 : la personne mentionnée dans cet article n’a pas envie que cet article apparaisse quand on tape son nom sur Internet.  Je le remplace donc par des initiales. Le fond reste évidemment valable.]


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Bonsoir,

Je vous transmets le message d’une collègue de l’académie Nancy-Metz, C., atteinte de leucémie. Je vous remercie de le diffuser le + largement possible surtout auprès des + jeunes. Car malheureusement ma génération ne peut plus prétendre à ce geste d’humanité. Vous trouverez ci-dessous toutes les informations nécessaires pour ce don potentiel. Car la première étape est juste un recensement qui ne nécessite qu’une prise de sang et un formulaire à remplir, l’entrevue durera 20 min environ.
Vous ne serez sollicité que dans le cas d’un malade compatible avec votre moëlle. A peu près une chance sur un million pour C. C’est à la fois beaucoup et peu si la chaîne fonctionne bien et si les donneurs potentiels sont de + en + nombreux.

Mille mercis pour elle et tous les autres malades.
Bises à tous
Anne, relisez “Un mètre quatre” si ça vous aide. [Edit : roman d’Anne de Rancourt, Éditions Buchet Chastel. Un Mètre quatre est le cahier/journal d’une petite fille atteinte d’une maladie du sang, écrit avec ses mots et ses émotions de petite fille]

Ps : Il faut avoir entre 18 et 51 ans et peser + de 50 kg.

Ci-dessous le message de mon amie C.

Sauvez une vie ! Inscrivez-vous à la banque de donneurs de mo&eulm;lle osseuse

Merci de bien vouloir prendre le temps de lire la missive que je vous adresse, en mon nom bien sûr, mais aussi au nom de milliers d’autres qui se trouvent dans la même situation que moi, et que je résumerai simplement ainsi : si dans les mois à venir la banque de donneurs de moëlle osseuse ne me trouve pas de donneur compatible pour une greffe, je suis condamnée.

Or les chances en l’état actuel et au niveau mondial de trouver ce donneur sont dérisoires.
Pourquoi ? C’est tout l’objet de cette lettre : parce qu’il y a une désinformation totale au sujet de ce don de moëlle. On imagine que c’est douloureux ou dangereux. Mais tout cela est faux. Et c’est justement ce cliché qu’il faut combattre.
En s’inscrivant sur le Registre national, les donneurs acceptent d’être sollicités et de donner un peu de leur moëlle osseuse pour des malades qu’ils ne connaîtront jamais, où que ce soit dans le monde.
Si vous avez entre 18 et 51 ans et êtes en bonne santé, téléphonez au N° vert 0800 20 22 24 pour prendre rendez-vous avec un médecin du centre de transfusion sanguine le plus proche. L’entrevue durera environ 20 min pour s’assurer de votre bonne santé. Puis on vous prélèvera un tube de sang et on vous fera remplir un formulaire. C’est tout !
Désormais vos données sanguines figureront dans le Registre mondial des donneurs potentiels.
Si, dans un jour ou dans 20 ans, un receveur compatible est identifié, avec votre accord vous serez revu par un médecin qui s’assurera que votre état de santé est toujours bon. Alors l’aventure peut commencer !
Voilà ce que, au nom de tous ceux qui attendent une greffe improbable, nous souhaitions vous communiquer, avec l’espoir fou de voir se multiplier le nombre de noms sur le Registre des donneurs.
Pourquoi pas vous, vos amis, vos enfants, leurs amis… ?
Vous avez la chance de pouvoir peut-être sauver une vie, ne la laissez pas passer !
Au nom de tous ceux qui comptent sur vous, simplement : Merci !

Faites un don de moëlle osseuse

PROCEDURE
2 modes de prélèvements des cellules de la moëlle osseuse
- Prélèvement dans les os du bassin : La moëlle osseuse est prélevée en superficie dans les os postérieurs du bassin sous anesthésie générale. C’est un geste simple et qui ne comporte aucun risque. La moëlle osseuse se reconstitue rapidement. Le prélèvement n’est réalisé qu’après avoir vérifié et validé l’aptitude du donneur.
- Prélèvement par aphérèse : Les cellules de la moëlle osseuse sont prélevées dans le sang. 1 à 2 prélèvements (d’une durée de 3 à 4 heures chacun) sont nécessaires sans que le donneur n’ait à subir ni anesthésie générale ni hospitalisation.
Le prélèvement de moëlle osseuse intra-osseux permet d’obtenir à la fois des cellules souches hématopoïétiques et leur milieu environnant. Le prélèvement par aphérèse permet de ne recueillir que les cellules souches hématopoïétiques en grande quantité.
C’est le médecin qui dans l’intérêt du malade propose le recueil le plus approprié.

2 idées fausses persistent sur le don de moëlle osseuse

Il est important de surmonter ces idées fausses pour devenir volontaire au don, et de les combattre en informant son entourage.
• 72 % des Français pensent que la moëlle osseuse est prélevée dans la colonne vertébrale. FAUX ! Il ne faut pas confondre moëlle osseuse et moëlle épinière.
Le prélèvement de moëlle osseuse ne s’effectue pas dans la colonne vertébrale mais en superficie dans les os postérieurs du bassin, très riches en moëlle osseuse. Il n’y a donc pas de risque d’être paralysé à l’issue d’un don de moëlle osseuse.
• 74 % des Français croient qu’il est facile de trouver un donneur et un malade compatibles. FAUX ! La probabilité de trouver 2 individus compatibles en dehors de la fratrie est de 1 chance sur 1 million.
Chaque nouvelle inscription compte et apporte une chance supplémentaire de guérison pour les malades.

http://www.dondemoelleosseuse.fr

Message original de : c.

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Création d’un groupe lorrain d’objecteurs de croissance de réflexion pour une économie locale et solidaire

02/03/2009 5 commentaires

Aux Lorraines et aux Lorrains,

Aux Citoyennes et Citoyens de partout,

Partant du constat qu’on retrouve souvent les mêmes personnes dans de nombreux événements politiquement engagées pour des questions de société, d’écologie, de culture, de droits de l’Homme, de solidarité…, j’éprouve de plus en plus le besoin de voir se fédérer ces forces vives en puissance. Combien de combats légitimes et utiles passent inaperçus par manque d’organisation, de rassemblement ? C’était déjà le constat du Conseil National de la Résistance qui appelait à des manifestations unitaires partout en France le 10 novembre dernier, plutôt que plein de petites un peu tous les jours, inaudibles et qui permirent en d’autres temps à Son Altitude Sarkozy Ier de se féliciter devant son staff de l’UMP ou du MEDEF que les médias à la botte ne donnent plus écho aux revendications de la rue. Le 29 janvier a confirmé que nous en sommes capables. Gageons que le 19 mars enfoncera le clou.

La crise actuelle est multiple : écologique (effondrement de la biodiversité, bétonisation généralisée, déforestation, désertification…), climatique, financière, économique, sociale et sociétale, énergétique, des matières premières… mais elle ne fait que commencer. Regardons ce qui vient de se passer en Grèce, ce qui se passe présentement en Guadeloupe et en Martinique. A quand en France métropolitaine ? Entendons-nous bien : j’appelle de mes voeux une mobilisation du plus grand nombre construcive, donc politique, progressive, humaine, pas destructive et violente ! Je crains de toutes mes forces que la “France d’en bas” n’en vienne bientôt aux armes, faute d’autres moyens de se faire entendre. J’abhorre la violence. C’est pour ça que je veux réfléchir aujourd’hui à comment nous sortirons de cette crise, intrinsèque au système capitaliste et ultra-libéral, le plus rapidement et en douceur possible.

Comprenez-moi bien une fois encore : “Sortir de la crise” ne doit pas être entendu dans mon propos comme dans les envolées lyriques du Grand Sapeur de la République. Nous ne sortirons pas de la crise une fois que nous aurons soigné le capitalisme. Nous sortirons de la crise en inventant une nouvelle civilisation, celle-ci a vécu.

La crise est idéologique aussi : malgré leur croyance dans le tout puissant marché, malgré le sacrifice quotidien de millions de nos semblables - de nos Mitmenschen comme disent joliment les Allemands, de “ceux qui, avec nous, constituent l’Humanité” - et des milieux naturels mondiaux - dont les terres arables, notre assurance vie - sur l’autel de la Sainte Croissance, du Sacré Productivisme, du Grand Consumérisme-qui-nous-sauvera-tous-de-la-catastrophe… malgré tant de croyance(s), donc, tout s’effrite, s’étiole, se fracasse contre les limites physiques de la planète : l’espace et les ressources sont limités, et on ne passera pas outre ! Les lois de la physique sont immuables, le capitalisme a fait long feu, circulez y a rien à voir. Sauvons ce qui peut l’être et repensons le système socio-économique, en mettant l’Humain au coeur du projet.

Je vous propose donc de créer un groupe - formel ou informel nous en débattrons en temps voulu - de discussion, de réflexion, de débat, de confrontation, de démocratie locale en somme… d’abord sous forme de liste de discussion informatique, puis, le plus tôt possible, en nous rencontrant dans une ambiance conviviale. Unissons nos cellules grises pour faire bouger les choses ! Relocaliser l’économie, chercher de vrais substituts aux illusions que nous fait miroiter la “croissance” du PIB dont on nous rebat les oreilles… sont les priorités à mes yeux.

J’appelle à la création d’un groupe lorrain actif et non-virtuel d’Objecteurs de croissance, groupe de réflexion pour une économie locale et solidaire.
J’encourage évidemment les “non-lorrains” a faire la même chose dans leurs régions respectives - Les exemples ne manquent pas ! -, nous nous retrouverons au sein d’une future fédération nationale ! L’avenir nous appartient.

Je tiens pour finir à attirer votre attention sur les initiatives de la Gauche alternative et unitaire (GAU) messine et de La Fédération (dont la GAU est membre), qui vont dans le sens de mon appel.

Par ailleurs, j’ai rencontré hier soir (lors de la projection du film Herbe que je vous recommande vivement !) des étudiants de l’université de Metz qui désirent organiser une université populaire sur le campus du Saulcy pour bouger un peu ces masses estudiantines molles à la conscience politique proche de celle de l’huître un soir de Saint-Sylvestre. (Ca c’est moi qui l’ajoute ; j’assume, persiste et signe. Les gens de ma génération m’effrayent par bien des aspects. Merci aux exceptions de ne pas m’insulter, je sais que vous êtes là et vous en sais gré. Ne lâchons rien !).

Voyez encore ce que propose la motion des Verts, de gauche et écolo pour le coup, Zone d’écologie populaire.

Je souhaite, main dans la main avec ces gens éveillés, que nous organisions des Fora sociaux locaux en mettant un point d’honneur sur le volet populaire de l’événement. J’entends par là tout autre chose que le populisme propre à Sarko & Cie. ; j’entends par là remporter le défi de gagner l’intérêt de nos contemporains qui d’ordinaire se détournent de la politique qui fait peur, dégoûte, répulse ou apparaît comme un autre monde, réservé à une élite. Redonnons ses lettres de noblesse à la politique. Mission : indispensable !

Il ignorait que c’était impossible, alors il l’a fait.
Mark Twain (peut-être ?)

Avec toute mon amitié

Vincent de Metz — contact : lorraine[POINT]objecteurs[POINT]de[POINT]croissance[AT]gmail[POINT]com (remplacez les [ANTISPAMS] !)

Chronique de la haine ordinaire ou De la barbarie humaine dans une société sans limites

26/02/2009 11 commentaires

— Anecdote cathartique —

Semaine dernière, route mouillée, je crois être à la bourre. Je cours prendre le bus. Dans une foulée, je retombe de tout mon poids sur ma cheville droite. Foulée. J’étais à l’heure. Malaise, pompiers, urgences et quelques heures perdues. J’ai raté mon bus. Entorse, orthèse et béquilles.

Hier, je vais chez le kiné pour faire remettre mon articulation contue. Au bout de la rue Serpenoise (si vous ne connaissez pas Metz, c’est une grave lacune), à côté de la colonne de Merten, j’attends que le bonhomme verdisse pour traverser. Une grosse BMW flambant neuve déboule et se gare sur le trottoir, n’écrasant pas deux demoiselles sans doute par magnanimité. Ou bien pour ne pas salir la carosserie. Ou bien encore parce que celles-ci se poussèrent au contact du parechoc - ou une infime fraction de seconde avant l’impact.

Deux types s’installent dans le paquebot sur roues. Pour moi, c’est toujours au rouge. La bagnole redémarre, mais le caïd (ce terme n’est assurément pas un effet de langage) assis au poste de pilotage (je n’irai pas jusqu’à dire que ce jeune homme “conduisait”)
1) ne semble pas remarquer ma présence sur sa trajectoire,
ou 2) se contre-fiche de ma présence sur sa trajectoire (on va pas s’abaisser à si peu), et touche ma béquille gauche. Ou peu s’en fallut.

J’avais anticipé et surveillé le démarrage. Vue l’arrivée, j’avais un peu peur. Je n’avais par contre pas la moindre intention de me décaler, mais étais bien décidé à rester en vie encore un moment. Depuis quand les bagnoles ont-elles la priorité sur un trottoir, où, soit dit en passant, je n’étais pas vraiment le seul passant ? Ni une ni deux, énervé par cette absence de considération et de respect flagrante, son capot a pris un malencontreux coup de béquille. Grands dieux, que n’ai-je donc fait là !

Peu s’en fallut que je ne trépassasse ! Lui peut me rouler dessus (béquilles ou pas béquilles), mais égratigner son polish, inconscient de je suis !, c’est me passer la corde au cou ! Il arrêta sa machine, pour la circonstance, à cheval entre trottoir et chaussée, qu’il encombra de ce fait, ce qui ne sembla guère l’affecter outre mesure - ce qui peut paraître normal lorsqu’on passe avant tout le reste du monde.

Le quidam ouvre, dans un premier temps, la fenêtre du passager par laquelle je reçois un bouquet de joyeux noms d’oiseaux agrémentés de quelques mollards des deux autres occupants. Le personnage principal, après avoir hésité à se saisir de quelque objet dans sa boîte à gants, sort de l’habitacle, mains nues militari (pour ceux qui ne parlent pas latin couramment : “armé seulement de ses mains”), apparemment quelque peu contrarié.

Comme je ne gardais pas ma langue dans ma poche, une demoiselle attendant aussi pour traverser m’a mis en garde plus ou moins en ces termes : “Tu sais pas à qui t’as affaire”. En effet, et je m’en fous !

L’individu contourne le capot, constate en luttant contre la syncope les dégâts sur son capot puis vient me parler. Ah non, pardon, j’oubliais que la parole est le propre de l’homme. Je ne vois pas trop ce que celui-ci avait d’humain. Là j’ai un trou de mémoire. Je ne sais plus ce qu’il a maugréé, c’était sûrement amical. Les mollards continuaient de pleuvoir de la voiture, mais j’étais plus intéressé par l’occupation des mains de mon interlocuteur. Il est remonté dans sa belle auto. Il a refouillé dans sa boîte à gant, en a sorti une sorte de cylindre blanc d’une vingtaine de centimètres avec des écritures que je n’ai pas pris le temps de lire - et je reconnais volontiers mon manque de curiosité - et équipé d’une sorte de poignée…

J’ai quand même fait un bond en arrière, comme ça. J’en ai pas eu dans les yeux, mais ça piquait un peu la langue et la gorge et ma veste, ma main droite et la béquille du même côté étaient pleines de cette substance jaunâtre.

Pendant ce temps, ils ont détalé. Bon vent. Un ado dont j’estime l’âge autour de 14-15 ans a également profité de ma faiblesse et de ma perpléxité vis-à-vis des événements pour m’envoyer, par deux fois, un coup de pied. Dans le dos. Même dans le mépris la franchise se perd.

En conclusion, je souhaite une MORT RAPIDE ET TOUTE PROCHAINE à cette civilisation où plus rien n’a de limite, pas plus la croissance économique, que la bêtise humaine, la haine ou l’irrespect, et où les dernières valeurs sont la possession et la loi du plus fort ! Il est urgent que plus aucune voiture ne roule. Peut-être qu’on organisera la société autour des humains, qu’on arrêtera de cantonner certaines populations dans des zones de non-droit, d’où sortent, souvent, ceux-là-mêmes qui acquièrent de grosses BMW alors que leur famille est, comme on dit dans le langage politiquement correct, “défavorisée”.

L’ “égalité des chances”, ça veut dire quoi ? Que tous ceux qui vivent dans des Borny ou des Hauts-du-Lièvre ont la même probabilité de receler de la coco ou des bagnoles volées ? C’est l’égalité des chances de finir en taule, pour en ressortir encore plus caïd, épatant les petits trous de balle du genre de mon jeune agresseur, qui sans doute voulait être bien vu du chef et ne connaît pas d’autre modèle d’ “adulte” ?

Pourquoi ces connards-là sont-ils d’origine africaine, maghrébine ou d’Afrique noire ?
Pourquoi les blancs n’ont-ils pas les mêmes chances de tourner petits mafieux dans nos contrées ?
Pourquoi une bagnole vaut-elle bien une vie ?
Pourquoi les prisons débordent et la violence augmente ?
ET POURQUOI SARKOZY EST-IL PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ???? Ce type a fait de la “lutte contre l’insécurité” son cheval de bataille. Il n’a fait que stigmatiser plus encore les “populations à risque”, à renfermer un peu plus sur eux-mêmes les ghettos urbains, à attiser les tensions et jeter de l’huile (minérale) sur le feu des banlieues.

J’en veux bien plus à Sarkozy, à ses prédécesseurs, à ceux qui ont “pensé” les villes ainsi depuis quelques décennies (son grand ami Pasqua, notamment) et à tous les petits soldats qui ont obéi bien servilement à ces dangereux décideurs qu’à ces insignifiants et méprisables individus.

Qu’ils crèvent.

Mon pacifisme a du plomb dans l’aile, je vais m’empresser de le soigner.

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” Nous y sommes ” de Fred Vargas

26/02/2009 18 commentaires

Je ne résiste pas à l’envie de vous faire part de ce beau texte, plein d’espoir… à condition d’ouvrir les yeux et de se mobiliser, maintenant et ensemble.

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

Franchement on s’est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.

On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.

La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Évidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.
D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, - attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille - récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).

S’efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d’échappatoire, allons-y.
Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas
Archéologue et écrivain

Adieu Facebook !

24/02/2009 15 commentaires

Voici le message que j’ai envoyé à tous mes amis virtuels sur Facebook, avant de fermer définitivement mon compte (qui, semble-t-il, n’a miraculeusement pas disparu, aux dires de ceux qui y sont restés…). Je n’ai pas pu résister au plaisir de vous en faire part, même si l’exploit, j’en conviens, est somme toute assez relatif. J’aurais jamais dû suivre les mougeons dans cette direction.
Un seul point positif cependant à cette vacherie : une ancienne correspondante canadienne m’a retrouvé par ce biais. Toujours ça de pris !

Voilà, ma décision est prise : je me désiste définitivement de cette saloperie de Facebook. Les amitiés virtuelles (ou au mieux simplement virtualisées) ne m’intéressent pas. La société moderne va mal - très mal ! - et ce n’est pas en nous cachant derrière un écran (de fumée ?) que les choses avanceront. Bougeons-nous les fesses et bougeons le monde - bougeons-nous les fesses POUR bouger le monde ! On appelle ça de la politique : faire vivre la cité. Dans le réel. Je sors de ce pseudo-monde virtuel, qui ne m’apporte rien, me coupe du monde extérieur, le vrai, et me fait perdre mon temps. En outre, j’ai déjà reçu plusieurs mises en garde vis-à-vis de facebook. La dernière en date vient du journal Le Monde d’hier (17/02/09), dont voici un court extrait : « “Vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable et mondial (avec l’autorisation d’accorder une sous-licence) d’utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n’importe quel contenu déposé sur le site.” Cette phrase des conditions d’utilisation de Facebook semble signifier que le site s’arroge tous les droits sur les contenus déposés par les utilisateurs. (…) Fermer définitivement un compte n’empêche plus Facebook de conserver et d’utiliser ce que vous y avez laissé. » J’en ai marre de ce fichage généralisé et de notre utilisation commerciale. J’en ai marre de cette société qui ne nous considère que comme des consommateurs. Je veux être un être humain, en relation avec des êtres humains, un citoyen, un membre d’une société centrée sur l’humain et pas sur la marchandise et le profit de quelques uns au détriment du plus grand nombre. Facebook est un symptôme de cette société malade à qui je souhaite une mort rapide, où les relations humaines sont de plus en plus virtuelles. A bas la société de l’homme au service de l’économie ! vive une société par l’Homme et pour l’Homme !

Ah ! ça va mieux en le criant !