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Qui a tué la croissance ?

07/12/2011 8 commentaires

Vous n'êtes pas encore convaincus des thèses de la décroissance ? Alors prenez 6 minutes de votre temps pour regarder cette vidéo de Richard Heinberg, auteur du livre "La fin de la croissance".

 

 

Lien direct si la vidéo ne s'affiche pas : http://www.youtube.com/embed/VSwT4fGqWbQ

(sous-titré en français)

 

A DIFFUSER !!!!!!

 

Superno, un petit coup de pub pouce serait sans doute bienvenu pour diffuser ce film…

 

Contre l’implantation d’éoliennes industrielles

23/05/2011 9 commentaires

Salut les clampin(e)s !

 

Je voudrais attirer votre attention sur une belle saloperie, ventée (!) par les tenants du « vénal dompteur de plèbe » (« développement durable » une fois les lettres remises dans le bon ordre), j'ai nommé : l'éolien industriel, meilleur ami du nucléaire.

Tout d'abord, je vous encourage à lire le petit, mais non moins documenté, ouvrage d'Arnaud Michon :

« Le Sens du vent, Notes sur la nucléarisation de la France au temps des illusions renouvelable », d'Arnaud Michon, Ed. de l'Encyclopédie des nuisances, 2010

« Le Sens du vent, Notes sur la nucléarisation de la France au temps des illusions renouvelables », d'Arnaud Michon, Ed. de l'Encyclopédie des nuisances, 2010

 

Ensuite, je vous transmets ces mails, reçus ces derniers jours :

Contre l'implantation d'éoliennes en Basse-Marche (Limousin, France)

 

Je vous invite à lire l'article de l'Ecologiste, du printemps 2010, ludique, clair et didactique, qui mérite d'être diffusé le plus rapidement et largement possible (à tout simple citoyen ou élu partout en France) car il fait la vérité sur l'éolien industriel : http://aspphel.free.fr/?pg=lecologiste

Il rejoint le nombre croissant de français qui ont réalisé que cette entreprise n'est en fait pas écologique du tout et nous laisse croire que l'on peut continuer à consommer tout autant d'énergie et ne nous permettra que d'exporter plus au prix moyen de l'électricité, c'est à dire à perte, car nos capacités de stockage sont déjà utilisées au maximum.

Nous proposons plutôt le développement des filières bois et de la géothermie.

Et surtout, il vaudrait bien mieux isoler les bâtiments (40% de la consommation d'énergie) qui ne coûte en subvention que 2 euros/t de CO2 économisée, contre 250 à 280 euros/t de CO2 économisée par l'éolien et cela, sans prendre en compte le fait que l'on doit en fait, remettre en marche les usines thermiques, et nous fera gérer donc plus de CO2 en remettant en marche les usines thermiques fonctionnant au fuel, charbon ou gaz pour éviter les chutes de tension et palier les intermittences du vent 75% du temps.

Quand chacun aura ainsi réalisé que l'éolien industriel n'est pas écologique, personne ne voudra plus que l'État continue à accepter et à subventionner ce genre d'installations un peu partout en France !

En Limousin, des projets sont à l'étude. Or, c'est une région peu ventée, mais également un couloir d'oiseaux migrateurs et un pays de bocage et de chauve-souris, pour qui ces machines sont mortelles, et qui sont (paraît-il !) protégées car aussi importantes que les abeilles pour la biodiversité.

Autour de la cité médiévale du Dorat et de sa collégiale – la plus belle du Sud-Ouest de la France –, des permis de construire ont été demandés pour 28 éoliennes de 145 m de haut.

Nous invitons à soutenir notre combat en signant et en faisant signer le plus largement possible la pétition sur http://www.ipetitions.com/petition/aspphel/, accompagnée de l'article de l'Ecologiste.

***

Après l'enquête publique pour les permis de construire de Basse Marche, la commission d'enquête vient de rendre un avis favorable pour 24 sur 28 éoliennes (avec cependant réserves et recommandations).

D'avance nous vous remercions infiniment pour votre mobilisation et solidarité, pour ce projet jugé par la Préfecture comme très sensible car il serait la porte ouverte à beaucoup d'autres un peu partout en Limousin (et aileurs en France) car nous sommes en couloir d'oiseaux migrateurs, en pays de chauve-souris et avec des paysages et un patrimoine remarquable dont le Dorat, cité médiévale de caractère et sa collégiale romane, la plus belle du Sud-ouest de la France, qu'un promoteur veut encercler de 28 éoliennes de 145 m de haut.

SVP pouvez-vous signer la pétition suivante et la communiquer le plus largement possible (en Limousin mais aussi ailleurs), au plus vite :
http://www.ipetitions.com/petition/aspphel/ (Pardon pour la demande de dons faite ensuite automatiquement par et pour ipétition)

Rappel du lien vers le très intéressant article de l'Ecologiste sur le sujet :
http://aspphel.free.fr/?pg=lecologiste (ou téléchargez le fichier en pdf ici : http://aspphel.free.fr/edit/connaissez-vous_vraiment_les_eoliennes.pdf
)

Elles seront visibles notamment depuis le Dorat et des monuments historiques seront encerclés par 22 éoliennes.

Or, les chauves-souris, espèces protégées sont indispensables à l'équilibre agro-alimentaire, au même titre que les abeilles.
- Des bois devront être détruits pour implanter 2 d'être elles ;
- une zone se situe à 500 m d'une zone Natura 2000.

Nous sommes loin des friches industrielles dans lesquelles le Président de la République actuel nous assurait que les éoliennes devraient se cantonner !

L'union fera la force.
Nous vous en remercions infiniment d'avance.

Avec tous nos remerciements.
Bien amicalement,

Sabine Cadart
06 22 69 51 38
Présidente de l'ASPPHEL
Association de Sauvegarde des Paysages et du Patrimoine en Haut-Limousin

 

Merci d'avoir lu jusqu'au bout !

Bises véronaises

Vince

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Droit aux semences : la justice européenne devra trancher

08/02/2011 2 commentaires

Enfin une nouvelle des plus réjouissantes (reçue ce jour), ça fait du bien au moral :

Nouvelles de Kokopelli: Février 2011

Communiqué de Presse Kokopelli fait appel à la Cour de Justice Européenne!

Dans le cadre du procès qui nous oppose à la société Graines Baumaux, nous avons demandé à la Cour d’Appel de Nancy de saisir la Cour de Justice de l’Union Européenne d’une question portant sur la validité de la législation européenne sur le commerce des semences potagères au regard de certains principes fondamentaux de l’Union Européenne et du Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture (TIRPAA).

Alors que la société Graines Baumaux s’opposait fortement à cette demande, qu’elle qualifiait de « cheval de Troie », la Cour d’Appel, par une Ordonnance du 4 février 2011, a fait droit à notre demande.

Les questions fondamentales, que nous soulevons depuis le début de notre existence, seront enfin posées à la juridiction suprême de l’Union Européenne. Les enjeux, en termes d’appropriation du vivant et de sauvegarde de la biodiversité, sont immenses et nous espérons que la Justice, ultime recours des opprimés, saura les mesurer.

Nous appelons tous les opérateurs européens de la semence ancienne à se joindre à nous pour témoigner, dans le cadre de ce procès historique, de l’absurdité de la législation actuelle sur le commerce des semences.

Contacts :

Association Kokopelli : communication@kokopelli.asso.fr
Blanche MAGARINOS-REY, Avocate de Kokopelli : contact@avocat-magarinos-rey.com

Je m'étais rendu au procès en appel à Nancy en novembre ou décembre. Le numéro de l'avocat de l'offense (Baumaux), pourtant bon acteur, avait été particulièrement lamentable de mauvaise foi. L'avocate de Kokopelli (absolument charmante, soit dit en bavant passant), malgré sa très mauvaise gestion du souffle (elle était essoufflée tout le temps, elle devrait faire du théâtre !), avait quant à elle plutôt bien plaidé. Sisi, je suis objectif !

Site de Kokopelli : http://www.kokopelli.asso.fr/

Les dérives de l’agriculture bio

26/01/2011 8 commentaires

Je viens d'écouter l'émission Terre à Terre de Ruth Stégassy (France Culture) du 4 décembre 2010, intitulée Les dérives de la bio, que je vous invite très vivement à écouter / télécharger ici (mp3), ou sur le site de l'émission. (Et d'une manière générale, faites un tour sur le site et écouter l'émission, on y apprend des choses passionnantes et très érudifiantes !)

 

Un des invités de l'émission, Philippe Baqué, auteur du dossier « Sortir de la bio industrielle : une urgence sociale ! » de la revue S!lence, a creusé un peu partout pour voir ce qu'il y avait derrière certains aspects pas très "clean" de la bio industrielle (en somme l'apposition de ces deux termes devrait déjà apparaitre à tout un chacun comme tout sauf "clean" !). Il est en train de compiler ses investigations et enquêtes dans un livre pour lequel je me permets de relayer ici, non par accointance, mais par profond intérêt - non pécuniaire - pour le sujet, son appel à souscription. (Remarque en off : je lui ai envoyé un message pour lui demander de faire quelque chose, parce que le site en flash, c'est vraiment merdique, impossible d'avoir l'affichage complet des pages… Je vous en fais part quand même, c'est dire si j'accorde de la valeur au contenu !)

 

[Edit 27/01/2011 : info de Philippe Baqué : "un article sur la bio en relation avec notre travail sera publié en février dans le Monde Diplomatique"]

Le 6 janvier à 18h, on tire les rois au Café Repaire de Metz !

05/01/2011 6 commentaires

Tirons les rois ! Réalisé avec trucage®

 

Le thème de ce mois sera la Santé et la loi Bachelot qui vient de passer, sans vaseline et sans que personne ne crie - aimerait-on ça ?

Pour plus d'infos, reportez-vous au blog du Café Repaire de Metz !

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2011, indignation et résistance

01/01/2011 17 commentaires

Certain(e)s Clampin(e)s auront déjà reçu ce message dans leur boîte mail. Je me permets de l'adresser ici aussi aux quelques lecteurs de ce blog qui ne figurent pas dans mon carnet d'adresse. 

 

 


 
Metz, le 31/12/2010

Très chères vous toutes et très chers vous tous,

Cette année je vous épargnerai [ou pas ! cf. en deuxième partie de billet] les 12 pages de résolutions et de vœux que j'avais exprimés pour 2010 à celles et ceux… à qui je les avais envoyés.
L'indignation dont je vous faisais alors part n'a aucunement décru, au contraire elle s'est accru dans des proportions dans lesquelles il est souvent tentant de baisser les bras et de s'affaler dans un fatalisme à la sauce "on n'y peut rien", "c'est comme ça", "ils sont plus forts que nous", "tu te bas contre des moulins", etc.

Je vous livrerai juste ces trois invitations à la réflexion et à l'action :

 

  • La première, que sûrement beaucoup d'entre vous connaissent déjà, est l'allégorie du Colibri, souvent racontée par le philosophe Pierre Rabhi :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

 
  • La seconde est une invitation à lire et faire lire le livre de Stéphane Hessel, ancien résistant et prisonnier d'Auschwitz, puis ambassadeur de France aux Nations Unies :

 

1f35e4fe5216ffb962677ce3ac1d3c99-500x500.gif?height=500&width=500 lien vers la page de l'éditeur

  • Enfin, je finirai avec ce message, que j'emprunte à l'association les Renseignements généreux (dont je vous recommande de visiter le site et de lire les brochures qui sont une mine d'informations sur de nombreux sujets de société) :

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Je vous embrasse et vous souhaite une année 2011… comme vous la ferez !
Vincent, révolté mais pas résigné.

 



Vœux et résolutions pour 2010 (mais toujours d'actualité)

 

Chers amis et chères amies,
 

Bonne année 2010 et tous mes vœux sincères de bonheur - ou tous mes vœux de bonheur sincère, au choix.

Ce message est un peu long. C'est un message groupé, mais néanmoins personnel. Je ne vous encombrerai pas de chaînes et messages militants cette année si vous ne le souhaitez pas mais vous demande, cette fois au moins, de m'offrir votre attention en lisant ce courriel jusqu'au bout. C'est important pour moi. Si en plus vous m'y répondiez, vous me combleriez d'aise et d'honneur. Je n'apporte, ni ici ni ailleurs, aucune vérité absolue et ne suis pas à l'abri de l'erreur : je suis de ce fait ouvert au débat qui fait avancer les idées et à la contradiction argumentée. Votre avis est tout aussi légitime que le mien : donnez-le !

 

Pour cette année qui commence, je ne vous souhaiterai pas d'avoir tout ce que vous désirez car cela n'est pas possible. Pas possible car ce serait très certainement aux dépens de quelqu'un d'autre. N'y voyez aucune accusation personnelle et laissez-moi vous expliquer le fond de ma pensée, s'il-vous-plaît.
 
Gandhi nous invitait en son temps à "vivre simplement pour que d'autres puissent simplement vivre".

Je vous souhaite, donc, beaucoup de bonheur et de bien-être. Pas davantage de possessions. Je vous souhaite une bonne santé, oui, dans la mesure où vous faites ce qu'il faut pour la conserver. Je vous souhaite d'avoir le nécessaire à une vie digne, pas d'étouffer sous le superflu. Je vous souhaite d'être heureux avec votre famille, vos amis, vos collègues, vos voisins, de cultiver ce bien si précieux que sont les relations humaines. Je vous souhaite, en somme, moins de biens matériels et plus de liens affectifs.

 
Interrogeons-nous sur notre mode de vie. Quel avenir réservons-nous à notre planète et, a fortiori, quel avenir nous préparons-nous à nous-mêmes, Humains, aux générations présentes et futures ? Arrêtons de nous voiler la face et de croire à la religion de la Technologie-Qui-Nous-Sauvera-Tous. Nous n'irons jamais vivre sur une autre planète et les ressources de la Terre ne sont pas plus extensibles que sa surface. Ne pouvons-nous vivre plus simplement ? Est-ce si difficile de réfléchir à la portée de nos actes, de tous nos actes du quotidien ?

 

Il est presque trop tard pour agir. Cela ne signifie en aucun cas qu'il faille être fataliste, cela doit au contraire nous interpeller et nous amener à la conclusion qu'il faut stopper nette notre fuite en avant vers toujours plus de croissance économique et bifurquer avant de nous prendre le mur des limites physiques de la Terre en pleine face. Autrement dit : prenons nos RESPONSABILITÉS et entrons en dé-croissance.

Clarifions la notion de "croissance" par un exemple :

Prenez un verre d'eau. Introduisez-y une paille et commencez à aspirer. Par la force des choses (que j'ai appelée ci-dessus "limites physiques"), le verre finit par se vider, plus ou moins rapidement selon la force de succion exercée, et ne se remplira pas de lui-même, même si vous attendez longtemps devant en récitant de nombreuses prières extatiques.
La Terre est ce verre d'eau que nous pompons toujours plus : pétrole, gaz, minerais en tout genre (métaux, uranium…), pierres et roches, sels, nappes d'eaux fossiles, terres arables… L'échelle d'accumulation de ces richesses (le temps de remplissage du verre d'eau) est géologique, de l'ordre donc de la centaine de millions d'années, voire du milliard d'années pour les plus anciennes.

L'alternative est simple à comprendre : 1) la croissance, exponentielle par définition : on pompe chaque année plus que la précédente, le verre se vide avant qu'on ait dit "croissance sauve nous !". 1') la croissance "verte" : on peint la paille en vert et on met un autocollant de la Fondation Nicolas Hulot ® sur le verre, et, éventuellement, on aspire un peu moins fort ; cf. 1).
2) la décroissance : on lève le pied, on arrête de pomper comme des shadoks, on regarde ce qu'on a d'ores et déjà sorti de terre, on compte combien nous sommes sur Terre, et ceux qui ont le plus (20%) partagent avec ceux qui n'ont rien (80%). On gère la ressource et on partage.

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Vous avez sûrement entendu les conclusions du sommet sur le climat de Copenhague : lamentables. C'était à prévoir. On devrait plutôt parler d'abîme climatique que de sommet. La couverture (médiatique d'abord !) à soi, le NIMBY ("not in my back yard" : tant que cela ne se passe pas derrière chez moi, cela ne me concerne pas), l'attentisme décisionnel du gouvernement, toutes ces attitudes négatives nous conduisent très certainement à des temps prochains bien difficiles (catastrophes écologiques, crises sociales violentes, migrations climatiques, épuisement des ressources et donc flambée de leurs prix, aggravation des inégalités, etc., et autoritarisme pour gérer les situations de plus en plus conflictuelles).

 

Quelle que soit notre religion, nos convictions politiques, nos opinions, nous ne pouvons continuer ainsi. Il nous faut réduire de manière drastique notre empreinte écologique et notre emprise sur d'autres populations (à l'autre bout du monde ou à coté de chez nous).

Il ne s'agit pas seulement du changement climatique, commode pour vendre une croissance verte, mais aussi de toutes les dégradations : environnement, biodiversité, santé physique et mentale, faune et flore, etc. Notre milieu de vie se meurt du fait de l'appétit de ces 20% d'Humains dont nous faisons partie. De quel droit, et pourquoi ne changeons-nous pas les choses ?

Nous en avons pourtant le pouvoir, nous avons le pouvoir de décider, d'agir, de réduire notre consommation de biens, nous n'avons pas besoin de tout cela, les relations humaines et affectives sont bien plus précieuses que tous ces objets commerciaux de pacotille.
 
Faisons le compte de nos achats de Noël… Avions-nous besoin de les acheter ? De ces quelques secondes d'un plaisir souvent bien superficiel, qu'en retirons-nous ?
Faisons le compte de toute la nourriture achetée, en avions-nous besoin, ne peut-on fêter sans s'empiffrer ?
Faisons le compte de tous les déplacements occasionnés par l'achat de toutes ces choses, pourquoi ?
Le cadeau que j'ai fait ou que j'ai reçu, d'où vient-il ? qui l'a fabriqué ? dans quelles conditions ? à quel prix ? qu'a-t-il nécessité en matières premières ? en eau ? en énergie ? en transport ? va-t-il durer ? est-il recyclable ? comment ? où ? avec quelle énergie ? par qui ?
Cette nourriture que j'ai mangée, est-elle seulement bonne pour ma santé ? d'où proviennent ses ingrédients ? sont-ils traités et avec quoi ? combien de kilomètres ont-ils effectué avant d'atterrir dans mon assiette ? combien de milliers de litres de kérosène et de gazole ont-ils nécessité, du champ à l'assiette, en passant par la transformation et le transport ?…
"Donneur de leçons", me direz-vous ? Je préfère "lanceur d'alertes". Ou plus justement et modestement relais des lanceurs d'alertes, ces scientifiques souvent punis pour mettre en garde contre les dérives de nos modes de vie.
"Nan mais de quoi qu'i' s'mêle suis-là ?", entends-je d'ici.
Mais seulement de ce qui me regarde, ma bonne dame. Ces questions que je me pose ci-dessus, je ne me les suis pas posées toujours… et je commets assurément encore des erreurs aujourd'hui. Je ne prétends pas être un "surhomme" ou un quelconque "Sauveur-Attitré-De-La-Terre-Qu'Elle-Est-Belle-Avec-Les-Ptites-Fleurs-Et-Les-Pitits-Zoiseaux"… Je suis en revanche probablement un peu plus avancé que d'autres dans une réflexion profonde, une remise en cause radicale de notre fonctionnement. "Radical" ne veut pas dire terroriste ou ayatollah, ni même extrémiste, mais simplement "qui s'attaque aux causes profondes" (comme dit mon dictionnaire) aux racines des problèmes.

 

Il nous faut absolument guérir de "la maladie matérialiste" dont nous sommes atteints, réduire notre empreinte et notre croissance. 
C'est urgent, nous ne sommes pas tous suicidaires, mais en ce moment, nous sommes tous des destructeurs de notre environnement, qui nous est vital.

A ce propos, je vous encourage vivement à prendre 20 minutes de votre temps pour écouter le discours, riche d'enseignements à mon avis, tenu par Hugo Chavez, Président du Vénézuéla, lors de cette farce pitoyable de sommet "climatique" de Copenhague (»ici«). Ce n'est assurément pas du temps perdu. Méditons, militons et agissons en conséquence !

 
Ce message que je vous adresse ici n'est pas une leçon de morale, juste un cri d'alarme. Face à une alerte à incendie, il y a plusieurs réactions possibles : celui qui contribue volontairement à l'extension des flammes ; celui qui a vu le pyromane mais ne s'y oppose pas ; celui qui pense qu'il ne peut pas y avoir le feu ou que la technologie des portes pare-feu le protégerons et qui ne bouge donc pas ; celui qui fuit en sauvant ce qu'il peut ; celui qui court chercher l'extincteur ou qui aide ceux qui ont plus de difficulté à prendre la poudre d'escampette… Collabo, résistant, spectateur passif ou victime (complaisante ou non)… Choisissez votre rôle en conscience.

Alors pour 2010, prenez les vraies bonnes résolutions, celles qui vous impliquent vraiment et qui peuvent amener un vrai changement.

Voici quelques idées-pistes ou "uto-pistes" :
 
- ralentissez votre rythme de vie ;
- rendez les visites que vous voulez faire depuis longtemps, vous ferez des heureux et à cette occasion proposez votre aide, plutôt que de ramener un cadeau ;
- mangez moins de viande, 1 à 3 fois par semaine suffit amplement et n'est nullement indispensable ;
- diminuez également votre consommation de produits laitiers ;
- réduisez votre temps de travail, vous gagnerez moins d'argent, mais vous serez aussi moins tentés d'acheter des gadgets dont vous n'avez pas vraiment l'utilité et vous aurez plus de temps à consacrer à vos passions et à vos proches ; de plus, le travail se fait rare : partageons-le !
- réparez ce qui est cassé, recyclez ce qui peut l'être, évitez les emballages et le prêt-à-jeter ;
- occupez-vous de votre famille et éteignez la télévision, la console et l'ordinateur (promis, sur ce dernier point, je vais aussi faire un effort !) ;
- faites la cuisine en famille avec des produits simples, locaux et de saisons ;
- bricolez, faites vous-mêmes ;
- réduisez votre consommation de produits préfabriqués en tout genre ;
- tissez des liens autour de vous (repas de quartier, soirées jeux de sociétés entre amis/voisins, activités associatives, organisation de la vie du quartier…) ;
- adressez (si vous vous en sentez capables et si vous en avez envie : faire plaisir malgré soi s'appelle l'hypocrisie !) la parole, un sourire, apportez un bol de soupe ou un bout de pain aux personnes qui font la manche ou qui vivent dans la rue. C'est souvent bien plus gratifiant pour celui qui donne et celui qui reçoit qu'une pièce jetée par charité chrétienne sans le moindre regard ;

 
La liste est longue et on peut en faire une ensemble si vous êtes intéressés.
 
Vous verrez le plaisir que l'on éprouve à faire des choix personnels et à agir en accord avec sa conscience.
A comprendre que c'est possible de vivre mieux avec moins de biens mais tellement plus de liens. Enfin !

Il va sans dire que j'appliquerai moi-même les recommandations que je vous fais. Je viens à ce titre d'intégrer le SEL de Lille (système d'échange local, cliquez pour définition) [màj fin 2010 : j'ai depuis adhéré au SEL de Moselle], dont les principes de solidarité et d'échange non monétaire m'apparaissent comme une réponse concrète aux interrogations soulevées. Peut-être en existe-t-il un près de chez vous

 
Solidaire et heureuse année à tous !
Vince

LOPPSI2 : la guerre aux pauvres continue

14/12/2010 10 commentaires

La loi LOPPSI 2 est une belle saloperie - disons qu’elle fait partie du florilège quotidien de la clique à Sarkozy.

Le taulier en avait touché mot en mai 2009, mais seulement sur le volet flicage sur internet. Depuis, les choses “évoluant”, un article a été rajouté, le 32 ter A, qui, lui, s’attaque à l’habitat non conventionnel et/ou précaire - et donc a ses occupants.

Voici le communiqué du collectif d’opposants à cette loi inique :

A l’heure où le Gouvernement est attaqué de toute part sur sa politique répressive et raciste à l’égard des Roms, des gens du voyage et en règle générale, des populations précaires, il fait adopter en force l’article 32 ter A de la LOPSSI 2 à l’encontre des habitants de bidonvilles, d’habitations de fortune, de campements de sans abris comme dans le bois de Vincennes, et également à l’encontre de personnes ayant choisi d’habiter caravanes, roulottes, camions, tipis, yourtes, auto et éco-constructions.

Toute construction sans permis de construire, comme il en existe beaucoup dans les DOM TOM pourrait aussi tomber sous le coup de cette procédure d’exception, car une construction sans permis est “illicite”. Cette procédure menace également les squatters : le Ministère de l’Intérieur a annoncé son intention de l’étendre aux occupants de locaux lors de la deuxième lecture à l’Assemblée Nationale.

—-

- Nous demandons le retrait de cet article, le retour et le respect de la Loi d’origine sur les terrains d’accueil, adoptée en 2000 dans le cadre de la Loi SRU, et des mesures législatives qui reconnaissent la qualité de domicile et son caractère permanent à l’habitat choisi, au lieu de le réprimer et le stigmatiser.

- Nous exigeons que la politique de résorption des bidonvilles et des habitats de fortune s’inscrive dans les politiques du logement, la mise en œuvre de la loi DALO et des procédures d’insalubrité…, afin que chacun et chacune puissent être logés dignement,

- Nous dénonçons la politique répressive et stigmatisante du Gouvernement qui s’attaque aux plus modestes et aux plus fragiles, et demandons l’abandon de tout projet antisquat.

Source : loppsi2-habitat.blogspot.com

Je vous invite à lire et envoyer la lettre ouverte aux parlementaires rédigée par le collectif HALEM (HAbitants de Logements Éphémères ou Mobiles).

Autres liens :

- Le CLEJ (Collectif Liberté, Égalité, Justice)
- Argumentaire détaillé : “Pour le retrait de l’article 32 ter A de la LOPPSI 2” (en pdf)

A l’heure où le Gouvernement est attaqué de toute part sur sa politique répressive et raciste à l’égard des Roms, des gens du voyage et en règle générale, des populations précaires, il fait adopter en force l’article 32 ter A de la LOPSSI 2 à l’encontre des habitants de bidonvilles, d’habitations de fortune, de campements de sans abris comme dans le bois de Vincennes, et également à l’encontre de personnes ayant choisi d’habiter caravanes, roulottes, camions, tipis, yourtes, auto et éco-constructions.

Toute construction sans permis de construire, comme il en existe beaucoup dans les DOM TOM pourrait aussi tomber sous le coup de cette procédure d’exception, car une construction sans permis est “illicite”. Cette procédure menace également les squatters : le Ministère de l’Intérieur a annoncé son intention de l’étendre aux occupants de locaux lors de la deuxième lecture à l’Assemblée Nationale.

Le travail, pourquoi ?

03/12/2010 4 commentaires

Cher-e-s ami-e-s Clampin-e-s,

Je vous encourage à regarder et faire circuler ces vidéos (2 parties d’une durée totale d’une demi-heure). Ce film est un excellent résumé à mes yeux de ce que sont, aujourd’hui, le travail, le productivisme, le consumérisme, le système financier, l’économie mondialisée…

A crier par dessus les toits !!!!
Bon visionnage.

« Je n’aime pas particulièrement le mot “travail”. Les êtres humains sont les seuls animaux qui ont à travailler, je pense que c’est la chose la plus ridicule au monde. Les autres animaux gagnent leur vie en vivant, mais les gens travaillent comme des fous, pensant qu’ils doivent le faire pour rester en vie. (…) Il serait bon d’abandonner cette manière de penser et de mener une vie facile et confortable avec beaucoup de temps libre. (…) Une vie [simple] serait possible aux humains si l’on travaillait pour produire directement le nécessaire quotidien. Dans une telle vie, travailler n’est pas travailler au sens habituel du mot, mais simplement faire ce qui doit être fait. »

Masanobu Fukuoka, La Révolution d’un seul brin de paille

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    La vérité est dans l’anagramme

    10/11/2010 2 commentaires

    Et si cela expliquait les chiffres des comptages de manifestants ?

    voiture_pn

    CRS

    (bidouillé avec Gimp)

    Categories: Non classé Tags:

    SEMAINE SANS ÉCRANS — 22-28 MARS 2010

    14/03/2010 18 commentaires

    Allez les blogueux et autres accro des écrans plats en tout genre, courage, ça vous fera le plus grand bien de vous reconnecter quelques jours au monde réel ! ;o) 7 jours sans ordi, télé, portable, console de jeu et autres gadgets qui nous soustraient de la société ; 7 jours pour parler avec nos famille, amis, voisins, pour aller nous balader, pour lire, pour sortir, pour jouer, pour chanter, pour bouger, pour cuisiner, pour prendre son pied, pour rigoler, pour échanger………

    Semaine sans écrans 2010

    Plus d’infos chez les casseurs de pub

    Bon baisers !
    Vince