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Archives pour 03/2011

H comme hydrogène

17/03/2011 6 commentaires

Entendu ce matin Louis Alliot (Vice-président du FN, il me semble) sur France-cul(ture) :

"On peut passer à des énergies non polluantes, par exemple, du nucléaire à l'hydrogène."

(je graisse, et je cite de mémoire, mais bon, le sens est là.)

Pour le dire poliment, ça me perfore le fondement.

Pour tenter d'expliquer un peu, le "nucléaire" (sous-entendu énergie nucléaire), on voit ce que c'est, on en entend un peu parler en ce moment : ça consiste à casser des gros atomes en atomes plus petits (la technique consistant à "coller" des petits atomes pour en faire des plus gros n'étant pas encore au point), et récupérer la chaleur qui se dégage pour faire bouillir de l'eau et entraîner des turbines (ceux qui veulent plus de détails peuvent aller consulter Wikipédia, je pense qu'il y a pas trop de bêtises sur les articles : Centrale nucléaire ou  Fission nucléaire).

L'hydrogène, par contre, ça m'évoque pas d'énergie… C'est un atome. À la limite, on pourrait imaginer faire de la fusion nucléaire avec, mais on est pas près d'y arriver, et puis ça reste "du nucléaire". Du coup, j'imagine que le monsieur faisait référence à la pile à combustible, ou un truc du genre… Le problème majeur de "l'hydrogène" (plus exactement, dihydrogène ou H2), comme il dit le monsieur, c'est que l'environnement a beau en être plein (dans l'eau, par exemple, dont la formule chimique est H20 - 2 atomes d'hydrogène pour un d'oxygène), c'est pas sous la forme qui convient pour faire des piles à combustibles. Donc, l'hydrogène, il faut le produire. Et pour ça, il faut de l'énergie, potentiellement beaucoup.

Joli paradoxe.

Comme quoi, sur l'énergie, le programme du FN est au mieux bizarre, au pire complètement naze, pour être gentil (qui a dit "sur le reste aussi" dans le fond ? ).

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Lettre ouverte aux journalistes et aux blogueurs à propos de l’incendie du boulevard Auriol

 

 

 

 

 

 

[illustration du site de Freha : le président d’Emmaüs France et le Président de Freha]

 

 

 

 

 

Lettre ouverte publiée dans MISERE ! adressée à tous les journalistes et tous les blogueurs qui semblent s’intéresser au « social » de temps en temps.

 

Et voilà : 6 ans d’instruction pour n’aboutir à rien ! pas d’incendiaire… en tout cas pas trouvé !

mais le vrai présumé coupable ne serait-il pas le « gérant » de l’immeuble ? ou son propriétaire ?

Des familles ont été détruites, des vies prises, des vies brisées…

Cet hôtel borgne dont on avait dit à l’époque qu’il appartenait à Emmaüs n’est plus que « géré » par une « filiale » d’Emmaüs… qu’est-ce que ça change ?

 

Et bien, c’est sans doute « personne » qui est responsable, car personne n’était là ce matin, alors que s’ouvrait enfin le procès, auquel « on » (qui décide dans ces cas là) a accordé deux demi-journées…, personne n’était là pour représenter cette fameuse « filiale » « gérante » et encore moins le « propriétaire » dont la « filiale » était la gérante, en dehors des avocats bien sûr. C’est dire si cette « filiale gérante » ne se sent ni responsable ni coupable….

 

Le conseil d’administration :

La Fondation Abbé-Pierre et Emmaüs Habitat (entreprise sociale pour l’habitat) sont deux partenaires majeurs de Freha. Avec Emmaüs France, le mouvement Emmaüs détient la majorité au conseil d’administration.

Les membres :

Nelly Lordemus, Elisabeth Mamou - Emmaüs Habitat, Agnès El-Majeri - Fondation Abbé-Pierre, Odyle Monneret - Solendi, Thierry Debrand, Jacques Oudot, Claude Néry, Paulette Guiot, Michel Carvou, Gérard Cousson, Chantal Jannet, Jean-Louis Bernard, Francine Albert, Jean-François Grillon, Alain Jacq, Marie-Noëlle Lienemann. » extrait du site de la Freha

personne n’était là !

Rappelez moi combien la CAF versait pour ces loyers ? rappelez-moi combien payaient les locataires ? où allait tout cet argent ?

Rappelez moi le nom de cette mystérieuse « filiale »… dites moi combien et quelles filiales possède Emmaüs…

Rappelez moi le nom du « gérant »…

Allez voir qui habite désormais cette immeuble entièrement reconstruit aux frais des organismes de « solidarité » … (1%, caisses de fonctionnaires et autres je suppose, mais vous devriez vérifier).

Oui, alors, messieurs les journalistes, vous aurez peut-être commencé à faire votre travail.

Ensuite vous pourrez peut-être vous intéresser à cette multinationale qui a le beau nom « d’Emmaüs » et qui investit dans de nombreuses autres « oeuvres de charité » et qui fait son beurre sur le dos des pauvres et verse des salaires de cadres prospères à ses cadres supérieurs, et des salaires de misère à ses employés, et des « indemnités » ridicules à ses travailleurs non salariés, qui n’ont même pas droit à l’inspection du travail, n’ont aucune limites horaires, aucune cotisations à la retraite… aucun recours lorsqu’ils sont virés, aucun droit syndical… et à partir du travail desquels Emmaüs a construit sa prospérité ! et assure même les « tâches militantes ».

enfin, faites votre boulot…

 

A l’angle de la rue Vincent Auriol et de la rue Edmond Flamand, désormais c’est un très bel immeuble…

voir ici : http://www.freha.fr/association-logement/fondation-abbe-pierre.html

moi, quand je vois ça, j’aurais tendance à dire : ce n’est pas une filiale, c’est carrément un pseudo-pode !

Enfin, on apprend que la ville de Paris, comme la ville de MOntreuil (http://lepoivron.free.fr/article.php3?id_article=255 (date de 2006)

) , confient des immeubles saisis à cette « filiale ». Mais sur quels contrats ? qui encaisse et touche les loyers ?

qui a été relogé dans cet immeuble ? les « plus démunis » dont devait s’occuper Emmaüs à l’origine ? j’en doute  :

« Démoli puis reconstruit par Freha, l’immeuble du 2 rue Edmond-Flamand offre désormais 27 appartements PLAI, du T1bis jusqu’au T7, dont les attributions sont gérées par quatre réservataires : la ville de Paris, la préfecture, le collecteur 1 % Solendi et la région Ile-de-France. En rez-de-chaussée, un équipement de la petite enfance ouvrira ses portes en juin 2011.
Les familles monoparentales représentent plus de la moitié des locataires (on sait que les familles monoparentales sont nombreuses dans toutes les classes sociales) . Parmi les 85 habitants, on compte 47 enfants.
Le montant de la reconstruction s’est élevé à 6,5 millions d’euros. 
»

citation de : http://www.freha.fr/actualites/actualite/article/vincent-auriol.html

 

A l’époque, c’est 130 personnes qui avaient été relogées dans un immeuble notoirement insalubre, comprenant 21 appartements.

lisez l’article en entier, il apprend beaucoup de choses ! http://www.freha.fr/actualites/actualite/article/vincent-auriol.html

Voilà pourquoi on en est arrivé là (ou l’on semble dire, mais je dois mal comprendre, que finalement c’est pratiquement la faute des ces familles obstinées ! ) :

« L’offre de grands logements très sociaux est rare, les propositions de la part des bailleurs contactés dans toute l’Ile-de-France restent peu nombreuses. Et certaines familles refusent de quitter le quartier. »

 

On notera cependant que, après l’incendie, miraculeusement toutes les familles ont été relogées dans les HLM parisiens (sûrement au détriment d’une poignée de fonctionnaires ou de banquiers (particulièrement friands du 1%) … (voir Figaro sur le sujet). c’était donc possible ? mazette !

 

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