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Archives pour 12/2009

Une question qui est une question

Lundi matin, sur France Inter, le porte-parole du Parti “Socialiste”. Aurait pu être intéressant. Juste énervant !

Mais qu’est-ce que c’est, coproclaque, que cette façon de parler qui consiste à répéter que ce qui est est ? On entend ça partout, sur les autres radios aussi, et pas seulement chez les politicards, chez les journaleux aussi.

Toujours est-il que Benoît Hamon est un spécialiste du genre. Je me suis imposé de réécouter l’émission, usque ad finem, sur le site de France Inter et j’ai essayé de retranscrire ses propos. J’en ai sûrement raté, mais en voici une belle brochette :

on voit que des pays qui sont des pays émergents

ils ont des technologies qui sont des technologies à peu près équivalentes..

Sud-Coréens qui ont remporté un marché qui était un marché important

exposé à une concurrence qui est une concurrence assez féroce

tant que nous aurons un euro qui est un euro sur-évalué

je crois que c’est une leçon qui est une leçon importante

transfère des technologies vers des pays qui sont des pays qui seront demain des
(Ici on notera le quiqui.)

nous défendrons un cap politique qui est un cap politique clair

qu’on ait un dossier qui soit un dossier, pour Julien Dray, qui lève le doute

Au passage, Éric Delvaux nous fait cadeau ici d’un magnifique
soutien a minima
pour montrer qu’il bien appris ses leçons de mimétisme et qu’il n’est pas moins c…ultivé qu’un autre.

des dérapages qui sont des dérapages assez redoutables

une situation qui est une situation dans laquelle les salariés
(Variante du quiqui : la quiquelle.)

un système qui doit être un système fondé

il a choisi un thème qui est son thème de prédilection

un nouveau ministère qui est le ministère

on a une politique qui est une politique de chiffre

des quotas qui sont des quotas de travailleurs clandestins

on a une politique qui est une politique de stigmatisation

cette politique-là est une politique qui est redoutable

il y a des comparaisons qui sont des comparaisons liées au climat

on prend une question qui est une question importante

à nouveau on ait une politique qui est une politique

ce sujet-là est bien un sujet d’identification

à des fins qui sont des fins électorales

sur une question qui est une question importante

on aura une taxe qui va être une taxe qui va peser
(Encore un beau quiqui !)

avoir une production qui soit une production vertueuse

à des règles qui soient des règles environnementales fortes

nécessité d’avoir une politique qui est une poiltique beaucoup plus exigeante

des compétitions qui sont des compétitions féroces

un différend qui est un différend local

On perçoit une fréquence qui est une fréquence élevée qui est celle du verbe être qui est un verbe pauvre dans ce sens qu’il n’a guère de valeur sémantique. La conclusion générale est que si on n’a rien à dire il faut fermer sa gueule et que si on a quelque chose à dire, il vaut mieux envoyer quelqu’un qui sache le dire.

Pour finir, la question qui est la question du titre : quelqu’un pourrait-il proposer un nom qui serait le nom de cette manie, ou figure de rhétorique, ou figure de style, ou tournure de phrase, qui n’est pas vraiment de la tautologie, ni de la redondance, mais vraiment sui generis.
Il faudrait que ce mot soit un mot qui soit lui-même à l’image de la tournure qui est la tournure qui nous occupe : répétition et redondance et creux en même temps, avec des racines grecques ou latines pour faire chic.
C’est vraiment une question qui est une question sérieuse (anadiplose).

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“THE” débat

22/12/2009 41 commentaires

Hier soir, 18 heures, à Metz, débat sur l’identité nationale.
Alors que je m’étais dit que je ne participerai pas à ce truc qui pue, voilà que, prise d’une impulsion, je brave le froid, la nuit, les trottoirs glissants et j’y vais.
(oui, pour moi, tout ça, ce sont des obstacles… résistance, d’accord, mais de jour, quand il ne fait pas trop froid ou trop chaud, quand il ne pleut pas ou qu’il ne neige pas… ouais, ouais, elle est belle, la résistante. -;) )
Pas beaucoup de monde… j’ai arrêté de compter à 47… disons qu’il y avait donc environ 50 personnes.
A la tribune, 6 personnes - 3 hommes, 3 femmes… tiens, je me rends compte qu’il y avait donc parité.
Le préfet, une femme dite de la diversité, une femme, un je ne sais plus ministre allemand, une femme et un monsieur qui animait le débat.
Le préfet commence… blablabla… liberté, égalité, fraternité, laïcité…
L’animateur nous annonce qu’on va nous proposer un débat en trois parties, précédée chacune d’une vidéo et l’intervention d’une des personnes de la tribune.
Bon… pfff. ça risque d’être long, alors… mon dernier bus est à 20h… soupir.
Ah ! Il ajoute que ceux qui le veulent pourront demander la parole à chaque fin de ces trois parties… ah ! Moi, j’ai envie de dire ce que je pense de tout ça.
La première partie se déroule : la vidéo concerne une sportive de haut niveau qui exprime sa fierté de représenter la France lors de compétitions.
Bien….
Quelqu’un, ensuite, lève la main… mince, il m’a devancée..
Mais ce qu’il dit me comble d’aise.
Il se présente comme un professeur de philosophie.
Il est absolument contre ce débat.
Chic ! Moi aussi.
J’écoute ce qu’il dit afin de ne pas répéter la même chose après….
Dès qu’il a fini, je lève la main à mon tour.
On me donne le micro… et là, je sens la paralysie de la timidité m’envahir… scrogneu de scrogneu…
Je parviens tout de même à parler de façon distincte, sans bégayer, sans rougir.
Je dis que je suis d’accord avec l’intervenant précédent.
Je dis que ce qui me gêne, ce que je trouve déplorable, c’est que l’identité nationale soit associée au ministère de l’immigration, que je le verrais plustôt au sein du ministère de la culture.
Le professeur de philosophie me regarde et approuve… ça m’encourage.
Je dis que je ne sais pas ce qu’on veut nous faire dire…
si on veut nous faire nous dire que plus de policiers, c’est bien, que plus de caméras de surveillance, c’est bien, il ne faut pas compter sur moi car la liberté est ma devise.
Si on veut nous faire dire que les chômeurs, les SDF, les précaires sont des assistés alors que les financiers, les gros actionnaires croûlent sous le fric, il ne faut pas compter sur moi, car ma devise, c’est égalité.
Si on veut nous faire dire “dehors, les étrangers !”, il ne faut pas compter sur moi, car ma devise, c’est fraternité.
Si on veut nous faire dire que la religion musulmane n’est pas compatible avec la république, il ne faut pas compter sur moi car, ma devise, c’est laïcité.
Le philosophe me souffle : “merci, madame”.
C’est là que ma timidité l’emporte : ma jambe s’est mise à trembler… purée ! on est vraiment trahi que par les siens ! ;-)
Je m’arrête là et je me rassois.
Mais… comme j’avais encore à dire !!!

La suite du débat me passe un peu au-dessus de la tête… je me remets difficilement de mon stress.
Je me souviens tout de même de ce monsieur originaire du Cap Vert qui a déclaré que les étrangers accueillis en France doivent respecter les coutumes et la culture françaises. Il a été applaudi.

Je me sauve, je ne veux pas manquer le dernier bus.

Aujourd’hui, je suis allée sur le site officiel du débat et j’y ai mis ce commentaire :
“Ce débat, je l’aurais bien vu rattaché au ministère de la culture.

Nous aurions alors parlé de Voltaire, de Descartes, de Victor Hugo, Molière… tous ceux qui, à leur façon, ont fait la France.

Nous aurions alors parlé de notre histoire ; de Henri IV, protestant devenu roi d’un peuple majoritairement catholique.

Nous aurions parlé de la révolution de 1789 d’où nous viennent notre devise, notre drapeau, notre hymne… cette révolution dont on peut regretter les dérives sanglantes qui ont suivies mais qui a réveillé ensuite les peuples d’Europe.

Nous aurions parlé de la première déclaration des droits de l’homme.

Nous aurions parlé, plus près de nous, du programme du Conseil National de la Résistance mis en place après la libération et qui a fait se construire le fameux modèle social français : sécurité sociale, par exemple.

Nous aurions parlé de ce qui est spécifiquement français.

La France n’est pas le seul pays à population dite de diversités.
La majorité des pays d’Europe sont dans ce cas… et les Etats-Unis, donc !!!

En associant l’identité nationale au ministère de l’immigration, on occulte tout ce dont je parle ci-dessus.

Or, ces valeurs-là se liquéfient, se désagrègent, s’effritent.

Ce qui a été mis en place par le CNR, par exemple, ne sera bientôt plus qu’un souvenir… c’est pourtant NOTRE modèle français, bien spécifiquement français.
Comme l’ont rappelé les anciens résistans dans leur appel fait en 2004, ce modèle avait été mis en oeuvre dans une France ruinée par la guerre et avait pourtant fonctionné. Rien ne justifie donc qu’on l’abandonne.

Cela fait partie de notre identité nationale.

Que vient faire l’immigration dans ce débat ? Ce n’est pas spécifiquement français.

Notre culture, oui, notre histoire, oui, notre modèle social, oui.. c’est de cela que nous devrions débattre pour le sauvegarder, l’améliorer, le solidifier.

Rappel à la loi

Pas plus tard qu’hier, j’ai lu ceci sur “www.lepoint.fr”:
Selon le parquet, Julien Dray est “susceptible de se voir reprocher un délit d’abus de confiance, à savoir l’achat d’une montre pour 7.000 euros, en utilisant un chèque tiré sur les comptes de l’association +10e circonscription+”. Mais ce seul délit présumé ne suffit pas à le renvoyer en correctionnelle…… Sept autres personnes, dont deux des proches collaborateurs de M. Dray, ainsi que le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, font eux aussi l’objet d’un rappel à la loi… .
Outre le rappel à la loi infligé à huit personnes, le parquet “communiquera aux services fiscaux les éléments de la procédure relatifs à l’absence de déclarations fiscales”.
Il transmettra également “au parquet général de la Cour des comptes les éléments de la procédure relatifs à la gestion des associations, compte tenu des pratiques suivies, non conformes aux règles s’imposant aux associations recevant des subventions publiques”, a-t-il fait savoir.

Le moins que l’on puisse dire, ce me semble, et jusqu’à plus ample informé, c’est que nul commentateur, ami ou adversaire politique de l’encore député de l’Essonne n’a relevé l’énormité ainsi proférée, ni mesuré le caractère hautement symbolique du ‘blanchiment’ ainsi réalisé pour l’éducation de nos chères têtes blondes, brunes ou noires, lisses, frisées ou crépues, couvertes ou pas d’un béret, d’un bonnet, d’un foulard ou d’une casquette.
Ainsi donc, il n’est pas anormal d’utiliser la caisse d’une association à des fins personnelles dès l’instant où personne n’est au courant, ou que l’on rembourse, contraint et forcé dès lors que ces faits sont étalés sur la place publique.
Ainsi donc la Justice légitime ces modestes égarements, dus probablement à une surcharge de travail, et l’impossibilité bien naturelle du député de s’y retrouver dans ses nombreuses cartes bancaires et ses chéquiers probablement aussi nombreux.
Ainsi donc, l’absence de déclaration fiscale n’est pas punissable, juste un petit coup de règle sur les doigts et on passe l’éponge.
Le détail des faits reprochés aux autres protagonistes n’est pas précisé dans l’article, mais on peut supposer, voire espérer, qu’il n’est pas de même niveau ni de même nature, quoique!
Je présume qu’avec un tel ‘jugement’, qui n’en est d’ailleurs pas un, le député, le président de “SOS Racisme” et les autres ne vont pas manquer de présenter des excuses publiques à leurs électeurs, aux membres de leurs associations et à leurs financeurs, et expliquer combien il est franchement mal d’avoir agi ainsi et que plus jamais ils ne recommenceront.
Si tel était le cas, je pourrais continuer à leur accorder ma confiance.
Sinon…

Noël marchand

18/12/2009 4 commentaires

Ça y est, c’est l’hiver (enfin pas encore officiellement mais au niveau des températures). Une saison agréable pleine de petits plaisirs : les ballades dans un froid polaire, les centimètres de neige sur la route qui t’empêche d’aller bosser, les soirées entre potes au chaud alors qu’il fait -10 dehors, les raclettes, les fondues, le vin chaud, … Mais l’hiver, c’est surtout la période qui annonce la grande fête de la fin de l’année : Noël.

Au départ, Noël est une fête chrétienne censée célébrer la naissance de Jésus. Celui-ci ayant reçu des présents par les rois mages, nous recevons tous les ans des cadeaux en sa « mémoire ». Mais aujourd’hui c’est devenu une fête totalement païenne, dont tout le monde « profite ».

Noël est une belle occasion de se retrouver ensemble chez soi (pas besoin d’aller dans un endroit paradisiaque) autour d’un feu de cheminée et d’un beau sapin (ou pas), en famille ou entre amis pour discuter, prendre des nouvelles, s’amuser, prendre un bon repas différent de d’habitude (avec des produits locaux si possible…). C’est ceci qui devrait être la véritable « magie de Noël ». Je trouve d’ailleurs qu’il n’y a rien de plus triste que de se retrouver seul un soir de Noël : alors si vous connaissez des personnes seules, invitez-les !
Mais arrêtons ici les conte de fées : Noël est aujourd’hui une fête marchande. Plus personne ne peut se passer de ses cadeaux, surtout les enfants (victimes massives de la publicité intensive pendant cette période : comme le dit Jules-Édouard Moustic, présentateur de Groland Magzine, lorsqu’il annonce la pub : « Je vous laisse avec la liste au père Noël… »). Pour eux, la « magie de Noël », c’est d’avoir des piles de cadeaux enveloppés au pied du sapin. Mais ce n’est pas vraiment de leur faute, ils ne sont que les victimes de la société de consommation. Au passage, je trouve que les jouets d’aujourd’hui sont très mauvais sur plusieurs points. D’une part, ils sont le plus souvent fabriqués en Chine (ce qui en fait des produits peu écologiques du fait du transport) par des ouvriers travaillant à la chaîne et qui son très peu payés et d’autre part, je pense qu’ils tuent l’imagination des enfants. En effet, ces jeux sont pour la plupart déjà construis (en opposition aux jeux de construction) et le scénario est déjà prêt laissant peu de place à la créativité des enfants. Parenthèse refermée

Je ne crois pas que cette « fièvre acheteuse » se soit substituée aux réunions de famille et à tout ce que j’ai cité auparavant. Mais il y a maintenant une OBLIGATION de faire DES cadeaux (inconsciemment, c’est devenu une nécessité). Je reprends l’exemple des enfants. Ceux-ci ne profiteront de la soirée de Noël si et seulement s’ils ont eu leurs cadeaux avant…

J’insiste bien sur LES cadeaux. Parce que là aussi, on ne peut plus se permettre d’offrir un seul et unique cadeau (si le cadeau était volontaire et utile, je ne pense pas que ce serait bien grave). Mais aujourd’hui, on se doit d’offrir des cadeaux nombreux, chers et inutiles : tiens un petit jeu : essayez de trouver ce qu’on vous a offert l’année dernière, vous verrez comme ces cadeaux vous ont été utiles…

Et le pire, c’est qu’au bout d’un moment, on finit par croire que la générosité (un mot que j’aime de moins en moins) ou l’amour doit se manifester par un aspect matériel (autre exemple : la Saint Valentin où celui qui n’achète rien mérite à peine l’amour de son (sa) conjoint(e)). Et c’est uniquement pour cette raison qu’on se presse d’acheter un bibelot inutile à Tata Ursule (citation de SuperNo). Autrement dit, si on ose dire qu’on aimerait un jour faire un Noël sans cadeaux pour toutes ces raisons, on se fait traiter au mieux d’écolo extrémiste ou de radin ou au pire, on nous explique qu’agir ainsi signifierait que l’on n’aime plus nos proches… Aimer doit rimer avec consommer.

Je trouve que « Noël sans cadeaux » est le plus beau symbole de la décroissance et de l’anti-matérialisme rassemblés sous la devise « Plus de liens, moins de biens ». Souvent aussi, quand on parle de « travailler moins pour vivre mieux », l’inquiétude la plus répandue se trouve au niveau de la baisse des salaires : en ne prenant que l’exemple de Noël, si vous supprimez votre budget cadeaux, ça fera déjà une sacrée économie… Alors si vous appliquez cette philosophie au reste de l’année…

Le but de ce billet n’est pas absolument pas de critiquer tous ceux qui font des cadeaux à Noël. C’est un engrenage où il est difficile de sortir (moi-même je suis encore dedans). Mais simplement d’essayer de faire comprendre dans quel système ils se trouvent en leur demandant si le bonheur se résume à l’Avoir… Alors faites passer ce message (pas le mien, celui d’un Noël sans cadeaux !) et JOYEUX NOËL A TOUS !

Copenhague : une bouée de secours pour le capitalisme !

09/12/2009 19 commentaires

Copenhague : une bouée de secours pour le capitalisme !

Difficile d’échapper au déferlement politico-médiatique sur le sommet de Copenhague et ses enjeux.
Au risque de passer pour un hérétique ou un dangereux révisionniste, je vais essayer rapidement de démêler le vrai du faux d’un point de vue scientifique, puis de mettre en lumière les enjeux économiques sous-jacents.

  • Point de vue purement scientifique sur « le réchauffement climatique »

Je rappellerai en préambule l’appel d’Heidelberg (http://fr.wikipedia.org/wiki/Appel_d%27Heidelberg) lancé en 1992 et signé, depuis, par plus de 4 000 scientifiques du monde entier, dont 72 prix Nobel, et qui s’adressait aux décideurs :
“Nous mettons en garde les autorités en charge de la destinée de notre planète contre les décisions soutenues par des arguments pseudo-scientifiques ou des données fausses et non-pertinentes »

Nous sommes actuellement en plein dans le vif du sujet car :

1)    IL EST FAUX d’affirmer que le réchauffement climatique actuel est sans précédent
Dans le passé la température de la terre n’a jamais été stable. Depuis deux millénaires elle a connu des épisodes au moins aussi chauds que maintenant (optima romain et médiéval), mais aussi bien plus froids (petit âge glaciaire au XVIIIème siècle), sans intervention humaine et du simple fait de la variabilité naturelle. Et les périodes les plus chaudes ont été les plus prospères de l’histoire de l’humanité !

2)    IL EST FAUX d’affirmer que ce réchauffement est du aux activités humaines
Le même phénomène de réchauffement est également observable sur toutes les autres planètes du système solaire. Sur Mars en particulier il y est même jusqu’à quatre fois plus rapide ; or il n’y a pas d’activité humaine sur Mars, ce qui peut conduire à penser que la même cause est à l’origine des deux observations.
En outre d’après la théorie d’effet de serre défendue par le GIEC, la troposphère (partie basse de l’atmosphère) devrait se réchauffer davantage ou au moins autant que la surface terrestre (« hot spot »). Or les mesures réalisées par les satellites et les ballons d’observation ne montrent aucunement cette augmentation de température.

3)    IL EST FAUX d’affirmer  que tous les scientifiques sont d’accord sur les deux assertions précédentes et que le débat est clos
LE GIEC, organisme dépendant de l’ONU, ne rassemble pas les « 2500 meilleurs scientifiques de la planète ». Leur sélection s’est faite de manière arbitraire, sous la pression des ONG, et plusieurs d’entre eux, comme Richard Lintzen,  ont démissionné avec fracas pour exprimer leur désaccord avec les conclusions retenues.
Aux Etats Unis une pétition a même été signée par plus de 31 500 diplômés scientifiques de toutes disciplines (dont 9 000 docteurs toutes disciplines confondues et plus de 500 en sciences de l’atmosphère et climatologie), remettant en question la thèse selon laquelle l’émission de gaz à effets de serre entrainerait un « réchauffement catastrophique ».
Wikipedia a fourni une liste exhaustive de tous les scientifiques renommés hostiles à la théorie dominante; on constatera que Claude Allègre et Vincent Courtillot sont en bonne compagnie : www.wikiberal.org/wiki/Liste_de_scientifiques_sceptiques_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique
En résumé la communauté scientifique est dans son ensemble pour le moins divisée sur le sujet.

4)    IL EST FAUX d’affirmer  que le dioxyde de carbone et les autres gaz à effet de serre sont responsables des changements climatiques
Depuis des centaines de milliers d’années, l’augmentation du taux de CO2 atmosphérique a toujours suivi (et non précédé) les augmentations de température. C’est en fait le dégazage des océans provoqué par la hausse de la température qui provoque l’augmentation du CO2. Même depuis le début du XXème siècle les courbes de concentration en CO2 et des températures ne sont pas mathématiquement corrélées, alors qu’à l’inverse il existe une corrélation statistique entre l’activité solaire et la température de la terre. Ainsi depuis les années 50 l’activité solaire a été la plus forte depuis 4 siècles ! L’effet de serre d’origine anthropique ne serait responsable que d’une augmentation très faible de la température du globe, de l’ordre de 0,14 °C par décennie et donc même un doublement de la concentration en CO2 d’ici à la fin du siècle n’entraînerait qu’une augmentation de  1,1 °C des températures.
Il faut rappeler aux non scientifiques que ce n’est pas parce que deux phénomènes physiques (en l’occurrence la concentration en CO2 et la température) évoluent parallèlement qu’ils y a une relation de cause à effet entre les deux, sinon je pourrai très bien affirmer en superposant les courbes que l’augmentation de la température est due à l’accroissement de la population mondiale !

5)    IL EST FAUX d’affirmer que le réchauffement climatique va entraîner des conséquences cataclysmiques : montée des océans, fonte des glaciers, migrations climatiques, extension des épidémies, accroissement des phénomènes climatiques extrêmes…
Le recul des glaciers et la hausse du niveau des océans ont commencé dès le milieu du XIXème siècle et n’ont rien à voir avec l’augmentation du taux de CO2.
En outre depuis le début du XXIème siècle l’Arctique et l’Antarctique ne se réchauffent plus et les océans ont plutôt tendance à se refroidir. Les niveaux de la mer plus élevés dans certaines régions du globe sont en fait dus à l’enfoncement des terres immergées liées à la tectonique des plaques. Quant aux phénomènes météorologiques exceptionnels (tempêtes, cyclones, inondations, etc…) les statistiques sur le long terme ne montrent aucun accroissement de leur fréquence.

Pour ceux qui sont prêts à examiner sereinement les preuves scientifiques étayées des cinq affirmations précédentes, je les reporte à mon cours d’IUT sur le changement climatique (www.malaspina.fr/DUT/Effetdeserre.htm) ou à l’excellent site d’un autre scientifique, Jean Martin, un ancien cadre du CNRS.

La conclusion qui découle de tout cela est qu’il n’y a rien de fondé scientifiquement dans la théorie de l’effet de serre et du réchauffement climatique, qui se révèle n’être que de la pseudoscience basée sur des projections mathématiques hasardeuses, parfois même faussées délibérément pour aboutir au résultat souhaité d’avance (voir l’affaire du Climatgate).

Mais alors il faut légitimement se poser la question : dans quel but ? C’est là qu’intervient l’économie capitaliste.

  • Les enjeux économiques sous-jacents

Inutile de souligner que le capitalisme ne se porte pas très bien depuis quelques années. Les crises succèdent aux crises, la dernière étant de l’avis général la plus grave depuis la fameuse récession de 1929. On a bien vu à cette occasion que les gouvernements du monde entier ont volé au secours des banquiers à coup (ou plutôt à coût !) de milliards d’euros pour éviter l’écroulement du système financier et par là même du capitalisme. Et ce, il faut le souligner, sans chercher à aucun moment quels étaient les responsables de ce gâchis, et encore moins à tenter de les sanctionner. Ce qui prouve bien en passant la collusion entre le monde politique et le monde économique, ce dernier faisant et défaisant les « rois » au gré de ses seuls intérêts.

Désormais l’objectif clairement affiché est « la sortie de crise » et le retour de la sacro-sainte croissance. Pour ce faire rien de tel qu’une bonne vieille « destruction créatrice » à la sauce Schumpeter (http://fr.wikipedia.org/wiki/Destruction_cr%C3%A9atrice). Je rappelle qu’il s’agit du processus de disparition de secteurs d’activité qui laissent la place à de nouvelles activités économiques. C’est bien ce qui est en train de se produire sous nos yeux, avec l’émergence de la fameuse « économie verte » censée guérir tous les maux de la planète, et qui y arrivera d’autant mieux que ceux-ci sont inventés de toutes pièces ! C’est très fort et mérite bien un coup de chapeau : en prétendant sauver la planète le capitalisme, soutenu par tous les « idiots utiles » qui lui emboîtent le pas, va pouvoir continuer de la piller en toute tranquillité, la croissance prédatrice étant simplement repeinte en vert. Et ils ne s’en cachent même pas ; je ne citerai que l’inénarrable Borloo dans l’Express de cette semaine : « celui qui contrôlera l’économie verte contrôlera les marchés du monde »

J’ajouterai que le lobby de l’industrie nucléaire surfe également sur cette vague verte en soulignant urbi et orbi que le nucléaire, lui, « est une industrie propre qui ne rejette pas de CO2. » et qu’il constitue donc « la » solution pour lutter contre le réchauffement climatique. En faisant un peu d’histoire contemporaine, tout ceci a été initié au début des années 80 par Margaret Thatcher et Ronald Reagan, ci-devant chantres du libéralisme triomphant.

Quant aux écologistes, les vrais dont je suis de longue date, et non pas les tartuffes style Al Gore, Cohn-Bendit, Nicolas Hulot ou Yan Arthus-Bertrand, ils se trompent de combat en hurlant avec les loups (n’est-ce pas SuperNo ?). Ils feraient bien mieux de s’intéresser à la lutte contre les émissions dans l’atmosphère d’autres polluants qui eux sont bel et bien dangereux pour la santé ou l’environnement comme, pour n’en citer qu’un, les particules fines rejetées par les moteurs Diesel, véritable scandale connu de tous car responsables rien qu’en France de plus de 10 000 décès par an (données épidémiologiques vérifiables et incontestables, elles) !

Sans parler d’autres problèmes encore plus graves, comme le paludisme, responsable d’un mort toutes les 30 secondes ou la faim dans le monde, qui touche plus d’1 milliard de personnes.
Or la Conférence de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui s’est tenu le mois dernier à Rome n’a eu, elle, aucun retentissement médiatique et aucun chef d’état d’importance n’a daigné s’y déplacer à l’exception de Berlusconi, le régional de l’étape. Or d’après la FAO elle-même 40 milliards de dollars – une goutte d’eau par rapport à ce qui a été mobilisé pour aider les banques ou par rapport à ce qu’on s’apprête à dépenser pour « sauver la planète » (traduisez le capitalisme) - suffiraient pour lutter efficacement contre ce fléau.
Voilà peut-être une idée originale pour la destination du fameux grand emprunt français, idée qui bien sûr n’a même pas effleurée les cranes d’œuf de MM. Juppé et Rocard !

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Les peuples indigènes

02/12/2009 19 commentaires

Actuellement dans de nombreuses contrés plus ou moins lointaines, (sur)vivent encore des peuples indigènes. Seulement ces tribus résistant toujours et encore au modèle dominant (le capitalisme) sont de plus en plus menacées par la société de consommation

Notre train de vie quotidien est très gourmand en énergie. Que l’on achète le dernier Iphone ou la bagnole électrique à la mode, il y aura besoin de matières premières fossiles telles que le pétrole, le lithium, le cuivre, le cobalt, l’uranium et j’en passe… Ces ressources sont rares et les compagnies minières et pétrolières sont prêtent à tout pour accéder à leur « précieux » : détruire les territoires ancestraux (notamment au Chili, en Argentine, dans la région Katanga au Congo ou au Niger où les Touaregs ont été dépossédé de leur territoire par Areva), piller les ressources locales, polluer les cours d’eau,…La plupart du temps, ces multinationales bénéficient de l’appui des gouvernements (soucieux de s’enrichir) et de l’armée. Le Brésil entre autres. D’ailleurs si les ethnies refusent « d’adhérer » à ce massacre en règle, la méthode forte est alors employée (http://www.aldeah.org/fr/massacre-communautes-indigenes-lamazonie-et-naissance-dun-nouvel-acteur-politique-aidesep).

Un autre aspect plus méconnu menace indirectement les indigènes : il s’agit de notre consommation excessive de viande. En effet, l’élevage intensif de ces troupeaux nécessite une quantité phénoménale de nourriture. Or, ces cultures céréalières se font principalement en Amérique du Sud, où, la déforestation continue pour laisser place à des cultures de soja OGM… afin de satisfaire nos besoins quotidiens de bidoche. Détruire la forêt, c’est détruire les lieux de vie des populations locales et par suite les éradiquer de la surface de la Terre.

Mais la menace la plus importante pour ces peuples est sans aucun doute le fameux « progrès ».

Hier soir, en rentrant, je tombe sur « rendez-vous en terrain connu », une sorte de best of de « rendez-vous en terre inconnue » (ne me demandez pas pourquoi j’ai regardé cette bêtise, je ne le sais pas moi-même). Et là hallucination totale. Pour rappel, cette émission consiste à emmener une personnalité dans une population indigène. Hier soir donc, les quatre premiers cobayes (Bruno Solo, Muriel Robin, Charlotte de Turckheim et Patrick Timsit) racontaient chacun leurs expériences, images à l’appui. Jusque là, ça allait (encore que le principe d’aller déranger une tribu avec des caméras et des hélicoptères uniquement pour un film me perturbe un peu). Mais le pire s’est produit lorsque l’équipe de l’émission est allée montrer aux populations locales le film qu’ils avaient tourné. Cela n’a semblé choquer personne (dans le public et parmi les quatre invités) qu’ils amènent un lecteur DVD et un vidéo projecteur dans une yourte ou une case. Le fait que certaines populations tribales de Namibie aient maintenant une voiture pour aller en ville ou que des enfants vivant en pleine forêt aillent maintenant à l’université n’a surpris personne non plus. Tout paraissait « normal »… Pire encore : lorsque M. Timsit a parlé aux Mentawaï (peuple de l’île de Siberut près de Sumatra en Indonésie) par Webcam, tout le monde a rigolé… Mais nous n’étions pas au bout de nos surprises. Lorsqu’un spectateur demande à l’organisateur de l’émission s’ils compensaient le préjudice causé par les équipes de tournage, celui a répondu (attention tenez vous bien) que selon la situation, ils offraient des panneaux photovoltaïques (si si), des portables, le film de l’émission (et le lecteur DVD qui va avec évidemment), des filets, des maisons… Ca fait peur. Le plus beau cadeau que vous pourriez leur faire, c’est de laisser tranquille et de respecter leurs droits. A quoi peut bien leur servir l’électricité ? Un filet apporté ou une maison construite, cela peut paraître anodin mais c’est détruire leurs moyens traditionnels d’existence. Ces populations ne sont pas miséreuses, il ne faut pas tout confondre. Elles ont toujours vécu à cet endroit et on l’air d’être heureuses de vivre en paix et en harmonie avec la nature. Evidemment, le mode de vie occidental les attire et j’ai envie de dire que c’est normal. Mais laissons les vivre en paix et cessons de penser : « Les pauvres, ils sont tout nus et ils vivent dans des cabanes… Allons les aider ! ». Ils n’ont pas besoin de nous et de notre société. C’est plutôt nous qui devrions nous inspirer d’eux car nous avons beaucoup de choses à (ré)apprendre : la vie en communauté, l’harmonie avec la nature, l’accueil chaleureux de l’Autre,… C’est pour toutes ces raisons que la France se doit de ratifier la convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail (http://www.survivalfrance.org/campagnes/169).

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est un droit fondamental et il est urgent d’agir pour éviter la catastrophe : une disparition des cultures tribales et l’adaptation du monde entier à la société de consommation…