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Le quizz des jardiniers

Décroissance, décroissance …. Oui mais de quoi ? Il semblerait qu’il n’y ait pas de décroissance d’infos pour les clampins et autres lorrains décroissants …. La quantité de questions abordée en quelques heures, lorsque se réunissent quelques oufs sous la pluie dans un verger abandonné, pourrait même effrayer le clampin de base … Mais le clampin de base est courageux et têtu, c’est bien connu !
Courage ! Fouillons !

Le blaireau propose “le QUIZZ des jardiniers “

  1. L’oreille-de-lièvre est-elle comestible ? Quel est son nom scientifique ?
  2. Qu’est-ce que le Bois Raméal Fragmenté ?
  3. Quel est le meilleur instrument pour faire du copeau de bois ?
  4. Comment faire récupérer toute sa saveur à du beurre rance ?
  5. Dans quel pays le mot « gratuit » n’existe-t-il pas ?
  6. Dans quel pays ne dit-on pas « j’ai une femme et deux enfants » mais « une femme et deux enfants sont avec moi » ?
  7. Qu’est-ce que le ph du sang ? Pourquoi du sang acide et du sang basique ?
  8. L’Amérique latine va-t-elle réussir à sortir du FMI ?
  9. A la cime d’un sapin, quelle est la pression (en bars) de la sève de l’arbre qui monte par capillarité ?
  10. Quelles sont les différentes techniques de broyage du bois ?
  11. Pourquoi ne faut-il jamais emmener Idéfix au verger ?
  12. Quels alliages de métaux contribuent à la meilleure performance d’une scie à main ?
  13. Qu’est-ce-que que le recuit et la trempe ?
  14. Pourquoi la pluie est-elle quelquefois acide ?
  15. Qu’est-ce que le NO2 ? Et le N2O ?
  16. Quelle est l’utilité du N2O ? :-)
  17. Qu’est-ce que Skype et qu’est-ce qu’il vient faire au verger ?
  18. Faut-il dormir ou non avec son chat ? Qu’est-ce qu’un noeud tellurique ? (attention, sujet à aborder avec précautions …)
  19. Que dit le lichen à qui sait l’entendre ? (par contre, la réponse à cette question est d’ordre scientifique )
  20. Quelle quantité de buissons d’églantiers est-elle nécessaire pour fabriquer une verrine de confit de cynorrhodon ?
  21. Quelle est la principale vertu de l’aubépine ? Pourquoi son utilisation est-elle généralisée en Allemagne et quasi-inconnue en France ?
  22. Quel est le nom de cette espèce de gelée bizarre et transparente que l’on trouve sur les arbres et qui est paraît-il à cheval entre le végétal et l’animal ? Note : la réponse n’est pas connue des jardiniers -
  23. Pourquoi du plomb dans l’essence ? Est-ce pour plomber l’ambiance ?
  24. Où en est la commission Stiglitz  ?
  25. Qu’est-ce qu’un femto ?
  26. Quel bruit fait est la pluie ?
  27. Qu’est-ce qui se multiplie quand on la partage ?
  28. Qu’est-ce qui se noue quand on se dénoue ?
  29. Quel lien pour fixer une bâche ? :-)
  30. Question subsidiaire : qu’est-ce qui pourrait peut-être revivre si Turandot le serrait dans ses bras ? Arf !

Quelques réponses plus tard, dans un autre billet. Mais vous pouvez déjà essayer de répondre allumer la télé, prendre un analgésique générique ou non, effervescent ou pas, ouvrir un sachet de Chips, une bière … etc etc

Signé Idéfix Blaireau

Croissance et richesse

25/04/2009 10 commentaires
Quelle est la vraie valeur des choses ?

La croissance ! Tous le monde n’a plus que ce mot à la bouche : ‘croissance’. Ou ‘décroissance’ selon les cas… Tout le monde semble enclin à manipuler en toute hâte ce mot ou son contraire.

Pour ma part, en dehors de l’impression plus ou moins positive que je ressens en lisant ou entendant ce mot, j’ai toujours cette désagréable sensation de flou sémantique complet et de réflexe conditionné idéologique.

Je ne suis pas économiste, je suis développeur informatique. C’est certes un handicape pour ma crédibilité (surtout chez les utilisateurs des logiciels Microsoft…), mais si vous y réfléchissez, ça a quand même quelques avantages.

Premièrement il y a peu de chances que j’essaie de vous noyer avec un charabia pseudo incantatoire destiné à vous prouver que vous n’êtes que des crétins incapables de comprendre quoi que ce soit en économie (même si c’est peut-être le cas).

Deuxièmement mon discours n’aura sans doute aucun mal à s’élever un peu au-dessus de la logorrhée vaine et stérile d’un étudiant d’école de commerce moyen, pour parler de choses un peu plus significatives.

Enfin, malgré toutes mes lacunes en économie, il me sera vraisemblablement difficile de dire autant de conneries que les vrais économistes dont l’activité se résume souvent à expliquer le lendemain pourquoi ils se sont trompés la veille.

La Crôassance mes frères !

Qu’entend t-on par ‘croissance’ ? Dans le sens le plus large du mot il s’agit d’augmentation de la vitesse de production de richesse, l’accélération de cette production. La croissance c’est produire (ou disposer de) en temps constant toujours plus de ‘richesse’. C’est à dire, en gros, à peu près tout ce qu’un humain peut désirer, ressource, objet ou service, soit qu’il en ait un besoin plus ou moins vitale, soit qu’il veuille absolument se le procurer pour des raisons que la raison ignore.

D’entrée cela pose deux gros problèmes. D’une part l’idée de richesse varie d’une personne à l’autre. Ce qui est richesse de grande valeur pour les uns, ne l’est pas pour les autres. Un écophile(1) aura sans doute plus tendance à voir une richesse dans un arbre vivant planté bien droit vers le ciel, que dans le même arbre réduit à un tronc couché sur le bas coté d’une route. Un bucheron en revanche…

D’autre part cela pose le problème de mesure de la quantité de richesse. Qu’est-ce que la quantité de richesse ? Il parait difficile de mesurer cette quantité de richesse produite lorsqu’elle se trouve sous des formes très différentes d’objets et de services plus ou moins palpables. Qu’elle est la richesse produite par l’instituteur qui instruit tes enfants ? Quel valeur accorder à la santé qu’a contribué à te rendre ton médecin ? Du pain que l’on mange ou d’une voiture lequel a le plus de valeur ? etc

Pour répondre à ces deux questions difficiles la seule et unique méthode connue des autistes économistes est d’utiliser la valeur des biens sur le marché représenté par le prix auquel ils sont vendus, lorsqu’ils le sont. Selon cette méthode de mesure, la richesse produite ne consiste donc qu’en biens ou services vendus, et donc, incidemment, vendables. C’est, pour le moins, me semble t-il, une méthode d’une grande perversité pratique et psychologique.

Le prix : un indice de valeur pour les malvoyant, malentendants, privés de l’odorat.

(et accessoirement malcomprenants, qui ne sont malheureusement pas privés de la parole)
Il y a des ressources sur cette terre dont même l’homme le plus riche dépend entièrement. Que même le plus initié des gros voleurs actionnaires, celui qui a un plus gros portefeuille d’actions que toi, à 15% par ans, ne peut avoir en plus grandes quantités et ne pourrait se payer.

L’air que tu respires en ce moment en est un exemple. C’est sans doute l’un de tes biens les plus précieux et pourtant qu’elle est sa valeur ? D’après l’indice favoris de ce monde d’autistes, aucune. L’air que tu respires peut donc être dégradé, cela n’a “économiquement” aucune importance. Cela n’en aura que lorsque que l’air respirable manquera…

La quantité de rayonnement solaire que reçoit chaque jour le sol de la planète terre et qui permet de nourrir l’humanité et tous les autres animaux, du plus petit au plus gros, du plus simple au plus complexe, n’a aucune valeur. Et depuis des années elle diminue, interceptée à haute altitude par une couche de plus en plus épaisse de poussières issue de l’activité humaine (certaines provenant de la fabrication de ta merde d’iPod, mais bonne nouvelle cela contrecarre sans doute en partie l’augmentation de l’effet de serre ! Youpi !)

Des biens aussi subtiles et impalpables que la beauté d’un paysage naturel, sans doute essentiel pour la santé mentale, n’ont aucune valeur mesurable par cet indice. Pourtant il est facile de montrer qu’elle rentre en compte dans le prix de bien d’autres biens. Comme une maison par exemple.

Seul le prix compte, mais il ne permet pas de compter l’essentiel. La personne humaine elle même n’a qu’une valeur proportionnelle à la suite binaire du registre électronique de son compte en banque.

Un monde dans lequel la qualités des biens vitaux augmente est-il croissant ou décroissant ? Si je m’abuse pour un homme sérieux qui a fait de hautes études économiques, cela ne compte pas. “Allons soyons sérieux ! Les manuels d’économie sont parfaitement clairs sur ce point.”

Croissance et inversion des valeurs

L’eau que tu bois en revanche est une richesse qui a un prix, mais curieusement sa valeur augmente lorsqu’elle est polluée… Plus l’eau est polluée, plus il faudra d’installation de traitement et plus on te la vendra cher (avec un peu plus de bénéfice). Plus fort, une eau de plus en plus polluée pourrait favoriser la croissance, en mettant en jeu un plus grand nombre d’entreprises pour produire les matériaux et construire les installations… Alors qu’une source d’eau non polluée (je sais, parfois mes hypothèses paraissent folles) qui passe près de chez vous, c’est nul, soyez-en conscient bande de sales gauchistes. Un litre de cyanure coute bien plus chère qu’un litre d’eau, pour la croissance il serait bon de produire et de vendre de plus en plus de cyanure. Hum ! Y’a bon. Ne rie pas, avec une bonne campagne de pub…

Le prix ne réagit en fait qu’à une seule chose : l’offre et la demande, ce qui est abondant même vital n’a aucune valeur, ce qui est rare même inutile voir nocif vaut de l’or (c’est à dire un certain poids du métal le plus inutile de la planète, car l’or, ça ne sert strictement à rien au contraire du cuivre, du fer, de l’aluminium… Oui mais ça brille !)

Croissance, qualité, utilité et Scoubidou-bidou-wa !

le coté ludique de l'hydrocarbure

Finalement qu’est-ce que la croissance mesurée avec les concepts absurdes des singes supérieurs ? Rien d’autre qu’une augmentation de la plus-value, du profit réalisé par un certain nombres d’entreprises. Et comment le profit augmente-t-il ? Dans la plupart des cas parce que l’entreprise a vendu plus, ou plus cher. Peu importe ce qu’elle vend, le seul but est que cela rapporte plus. Soit qu’une plus grande quantité de biens à prix constant soient vendus, soit une quantité constante de biens dont le prix augmente. Ou un peu des deux. Et au final, de façon directe ou indirecte via la chaine des fournisseurs et sous-traitants, toute activité économique n’a qu’un seul but, produire des biens ou des services pour un certain nombre de “consommateurs”.

L’augmentation de la qualité des biens, de leur fiabilité, de leur résistance à l’usure, la possibilité de les réparer, la diminution de leur consommation énergétique peut justifier une augmentation des prix et des bénéfices auprès de consommateurs avisés. Ce qui me parait une bonne chose et serait sans doute perçu ainsi par l’indice “croissance” actuel.

Un meilleur respect de l’environnement dans le processus de fabrication, l’utilisation de matériaux recyclés, l’utilisation de moyens de transport plus “propres”, peut justifier une augmentation des prix et des bénéfices aux yeux de consommateurs avisés. Une idée qui encore une fois réjouit l’écophile que je suis et en même temps pourrait faire hurler de joie un Jean-Marc Sylvestre devant sa courbe de croissance (la seul utilisation de ce nom ajoute un effet comique à un article).

Chez un consommateur avisé, sans doute. Mais le consommateur (que nous somme toi et moi cher lecteur) est un abruti à demi-conscient qui subit à longueur de journée un matraquage publicitaire intense qui l’assomme et ne possède, ni ne désire, aucune information sur ce qu’il achète. Il n’était déjà pas bien malin, il en devient con à brouter de l’herbe. Il veut absolument acheter la même merde que son voisin parce que c’est “coooool !”, peu importe sont utilité, sa qualité, sa solidité, qui l’a fabriqué, où et dans quelles conditions.

Conditionné par la pub, porté par un phénomène de mode débilissime dont seul les êtres supérieurs (baisse les yeux, tu en vois un nombril) ont le secret, la pire des merdes de l’univers peut devenir LE bien incontournable grand générateur de croissance ! Et c’est surtout cela qui rend la croissance si nocive. Fondamentalement ce n’est pas la croissance le problème, c’est l’humain…

Aller ! Tous à vos scoubidous !

Croissance et emploi

Dans ce mouvement visant à vendre de plus en plus de merdes inutiles et éphémères à un troupeau abruti de publicité, le troupeau en question et son pouvoir d’achat prend une grande importance qui curieusement est totalement négligée. Le converti aux idées dominantes s’extasie généralement devant la croissance chinoise sans comprendre une seule seconde que celle-ci n’est possible que grâce à l’existence du consommateur américain et européen relativement riche. L’ouvrier chinois ne pouvant pas se payer en quantité suffisante les merdes qu’il produit.

La croissance est conditionné par l’existence d’un nombre toujours plus important de consommateurs dociles disposant des moyens correspondants. Ce qui avec une population en pleine explosion démographique (bien plus évoluée que des bactéries à n’en pas douter ?) devrait lui donner une certaine pérennité.

Mécaniquement donc, augmenté le nombre de consommateurs ou leur pouvoir d’achat est bon pour la sacro-sainte croissance. Incidemment, embaucher quelqu’un qui va ainsi disposer d’un pouvoir d’achat accrut tout en, dans le même temps, produisant lui même de la “richesse”, aura tendance a produire un accélération dans la production et consommation de richesse, d’où croissance.

Tiens ! Et donner le droit de travail aux immigrés ? C’est bon pour la croissance. Mieux : donner un salaire à ceux qui ne font rien, augmenter le salaire minimum, c’est bon pour la croissance. Surtout si on prend l’argent nécessaire chez les gros parasites qui se servent essentiellement de leur richesse pour augmenter leur richesse et ne font donc en rien tourner l’économie… Avoue que ça fait mal lorsque tu es un thuriféraire de la croissance et donc sans doute un membre actif de l’UMP ? (ou du Parti dit “Socialiste” ?)

Mais dans une inversion logique dont seuls les économistes ont le secret, on nous affirme à longueur de journée que croissance égale emploi (tu remarqueras la pauvreté sémantique de l’assertion), alors qu’en réalité c’est l’emploi rémunéré et bien rémunéré qui a toutes les chances de générer de la croissance. La cause : l’emploi, la conséquence : la croissance et non l’inverse.

Nos entrepreneurs attendent que des “consommateurs” aient l’obligeance de bien vouloir acheter leur daube avant de songer à embaucher. Tout en tirant sur le salaire de leur personnel, pour baisser leur prix et éventuellement engraisser quelques actionnaires ou satisfaire leur gros clients qui eux engraissent des actionnaires. C’est magique se disent-ils sans doute, a aucun instant ils ne semblent penser que ce fameux consommateur c’est justement cet employé qui ne risque surtout pas d’acheter leur merde vu qu’il n’a bientôt plus de quoi se nourrir et se loger. (Il ne leur reste donc plus qu’à se reconvertir dans le grand luxe pour toucher la clientèle que sont leurs gros actionnaires… Cela semble pouvoir fonctionner : le pauvre produit, le riche consomme)

Ceux qui veulent la décroissance devraient donc se réjouir de l’idéologie libérale qui permet à un nombre de plus en plus grand de parasites de détourner et d’accumuler l’argent dans le seul but non de consommer, ou si peu, mais d’avoir le pouvoir de détourner et d’accumuler plus d’argent. Et privant dans le même temps une grande partie de l’humanité de la possibilité de se procurer des biens, même les plus essentiels. Ces parasites là sont finalement de grands écologistes misanthropes qui s’ignorent et favorisent la décroissance.

conclusion

Je dirais bien que parler de croissance ou de décroissance est extrêmement réducteur, absurde, ridicule… Que c’est un pur débat de sophistes dans la grande tradition grec. Mais se serait sans doute mal perçu ? Trop tard !

La croissance telle que nous la mesurons actuellement à certainement quelques tares irrécupérable (j’aime les euphémismes), mais une croissance évaluée grâce à une méthode plus juste pour mesurer la richesse, pourquoi pas.

Un air plus respirable, des zones préservées, des espèces animales nombreuses et variées, protégées. Plus de poissons dans les rivières, les lacs et les océans. Plus de surfaces boisées. Moins de produits mais de meilleurs qualité, plus durables, réparables, recyclables, produit de façon plus respectueuse de l’environnement, avec des matières recyclées. Des consommateurs plus riches grâce à une meilleure redistribution, et mieux informés, mais moins nombreux grâce à une maitrise de la population humaine par la population humaine (je ne vais pas me faire que des amis). Tout ça produit une croissance de la richesse que nous ne somme tout simplement pas capable de mesurer actuellement. Et décroissance ? Pourquoi pas si cela implique les mêmes évolutions…

(1) personne qui voue de façon totalement irrationnelle un amour immodéré à toute chose semblant appartenir à un ordre naturel antérieur à l’intervention humaine.

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Le nouveau XIVème siècle ?

22/04/2009 9 commentaires

Petite réflexion suite au billet de Superno du 21 avril …

L’éventualité d’une crise majeure - et la nécessité de décroitre pour l’éviter - ne sont tout simplement pas envisageables par les ultralibéraux (et par ceux qu’ils ont endoctrinés) car cela n’appartient pas à leur système de pensée : “L’âge de pierre ne s’est pas terminé par manque de pierres”. Par cette formule lapidaire (!) s’exprime leur ignorance crasse confiance absolue dans le génie humain et dans le progrès qui en découle, permettant de toujours dégager en temps voulu les ressources nécessaires. L’Histoire est à sens unique, et c’est celui de l’amélioration continue de la condition humaine.

Il est étonnant de constater que le principal accident de notre Histoire, la crise du XIVème siècle, est totalement oublié. Trop lointain ? Trop exotique ? Trop différent ? Et pourtant.

Ce monde vit dans une relative opulence après trois siècles d’amélioration continue, tout comme nous. Le statut et les conditions de vie des serfs se sont peu à peu améliorés, à la manière du prolétariat au XXème siècle. La croyance en un Dieu tout puissant vaut bien la croyance en l’omniscience du Marché ; d’ailleurs les gouvernants ne s’y trompent pas et se posent eux aussi en représentants sur Terre de cette entité sacrée. Les terres du Royaume de France sont enfin défrichées, tout ce qui peut produire produit, on peut enfin voyager et commercer sans danger. Le fer a été porté en terre infidèle, le communisme l’Islam recule en Méditerranée. La concurrence est toujours rude entre Exxon et Total le Royaume de France et celui d’Angleterre, notamment à propos de la filiale commune du Duché de Guyenne mais enfin, c’est la loi du libéralisme de la féodalité, rien que de très normal : cela est désormais affaire de seigneurs civilisés et Philippe V peut prendre la couronne sans trop de soucis après quelques négociations en conseil d’administration. Nombre d’actionnaires de seigneurs ne gèrent plus leurs domaines que de loin, ils ont des gens pour s’en occuper, il est plus valorisant et plus enrichissant de faire du lobbying à l’Assemblée Nationale d’apparaitre à la cour.

Mais alors que personne ne s’y attend, le manque de pétrole de terres cultivables se fait soudain ressentir de façon cruelle. Le royaume n’offre plus de terres à défricher, or la prospérité passée l’a rempli comme un œuf : 6 milliards 20 millions de bouches à nourrir et à véhiculer quotidiennement. Le rendement énergétique de la terre plafonne : le cheval de labour a remplacé le boeuf, la rotation des cultures est au point, les moulins couvrent les rivières, mais tous ces progrès sont déjà anciens. Depuis quelque temps, par manque d’investissement dans la R&D amélioration dans les techniques agricoles, on n’arrive plus à produire davantage avec la même surface de terre, or les nouveaux venus veulent également - on les comprend - leur écran plasma pain quotidien. Devant la chute de leurs revenus, les entrepreneurs propriétaires terriens les plus fragiles vendent leurs domaines aux plus puissants, alimentant un large mouvement de fusions-acquisitions regroupement des fiefs. Mais la chute des ressources affecte bientôt le roi lui-même, et c’est le royaume dans son ensemble qui se trouve dans l’incapacité de faire face à ses dépenses. En bas de l’échelle, les ouvriers de base paysans ne parviennent plus, malgré leur travail, à nourrir leur famille dès que les récoltes se font mauvaises, ce qui se produit de plus en plus fréquemment en raison du changement climatique. Les famines se multiplient, l’agitation sociale gagne.

Ce qui se passe alors n’est que la suite logique de ces déséquilibres : Afin de mettre la main sur le pétrole restant piller de nouvelles terres et de justifier la hausse des impôts, la noblesse pousse à la reprise des guerres. Le cours des matières premières fluctue de façon désordonnée, les monnaies sont dévaluées. Les routes des marchands vers les foires de Champagne ne sont plus sûres, de nouvelles voies commerciales sont utilisées par les puissances montantes. La population affaiblie s’effondre littéralement lorsqu’arrive la peste noire en 1347. La Guerre de Cent Ans démontre que le Royaume de France, prétendûment la plus puissante armée du monde, n’était qu’un géant aux pieds d’argile.

Au final, la compétition pour les ressources, la fragilisation de la population qui en a découlé et ses diverses conséquences font diminuer la population européenne de 50% en quelques décennies.

Il faudra attendre le début des grandes explorations, la colonisation, l’esclavage, puis l’emploi massif des combustibles fossiles pour que soient dégagées les ressources nécessaires au retour à la prospérité. Il faudra un siècle pour que cicatrise la plaie, plusieurs pour que s’amorce un vrai redémarrage. Le monde médiéval est mort, le nôtre va naître.

Il faut être un fou ou un économiste, et avoir la mémoire courte, pour croire que ce monde-ci est immortel. Surtout quand les anciens déséquilibres nous sautent à nouveau à la figure.

Sylvaner a raison, il ne faut pas croire qu’on fait mieux que les bactéries : nous avons moins d’expérience qu’elles, et apparemment pas plus de mémoire. Tout cela n’est guère réjouissant.

Bienvenue en 2009 1309.

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Vous aussi, détaxez les numéros surtaxés !

Histoire perso toute simple, mais significative.
Je commande au SAV d’une enseigne ‘low-cost’ un accessoire pour réparer la jolie centrale vapeur que Madame a malencontreusement fait chuter sur le carrelage (le réservoir à eau).
Réponse rapide du SAV, envoi de mon chèque, et une semaine plus tard, un avis de passage du transporteur dans ma boîte à lettres, avec un numéro à appeler pour organiser au mieux la nouvelle livraison.
Jusque là, rien à dire; sauf ce qui est écrit (tout petit) à côté du numéro (gros, gras, 08 99 xx):  1,34€ l’appel, et 0,34€/mn
En cherchant sur le Net, je suis tombé sur un site sympa, qui donne les numéros ‘normaux’ d’un certain nombre de sociétés proposant toujours des ‘surtaxés’ malgré la loi Châtel applicable depuis le 1er janvier 2009:
http://nonsurtaxe.com/
Pas de chance pour moi, la société y est, mais il ne s’agit que d’une agence régionale qui ne peut pas gérer mon dossier.
Je vais donc devoir chercher ailleurs, ou payer (et dans tous les cas RECLAMER, bien sûr)
Je vous tiendrai informés
PS: si vous avez d’autres ‘plans’ sur le même sujet, n’hésitez pas à les communiquer à tous les lecteurs

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Biocarburants

12/04/2009 5 commentaires

Hier j’ai plombé ma journée en regardant après coup l’émission passée sur Arte, “le mensonge vert”, et j’ai eu droit à une piqûre de rappel en  écoutant Finter avec E.pisani et d’autres experts parlant des peuples que l’on affame en les expropriant et/ou en plantant sur leurs terres palmiers, jatropha et tout ce qu’on trouvera d’autres pour remplir les réservoirs de “nos” futures voitures ! les indonésiens n’ont plus assez d’huile de palme pour cuisiner ! Tout est exporté ! On réduit partout la surfaces des terres cultivables servant à s’alimenter. Priorité aux voitures et non aux hommes ! Une députée vert allemande sur
place en Indonésie ou en Inde je ne sais plus, préférait se voiler la face en disant que la culture du jatropha se faisait sur des terres qui ne servent pas à des cultures alimentaires et qui respectent les habitants des pays concernés. la suite du documentaire démontrait que c’était faux. Tous les politiques de nos pays dits civilisés savent tout cela et continuent sciemment à affamer une partie du monde pour le soit disant bien-être des nantis !
Holocauste lent et silencieux des pays en voie de développement (entendu sur F.Inter)

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Sur le pont du Titanic

Bon, d’accord, quelques ouvriers sont licenciés …

D’accord, d’accord, quelques manifestants sont malmenés … quelques lois scélérates votées , le peuple enfumé ….

Mais ne nous laissons pas abattre, tel le chêne moyen sous les coups de la tronçonneuse Terminator DELUXE … Amis ! Ne BESSON pas les bras branches !

Le printemps est là ! Les forsythia taillés au cordeau tendent leurs moignons ! Abeilles et bourdons se fraient joyeusement des chemins parmi les ondes. Et les collections de printemps sont arrivées !

Assez de tristesse ! Voyez ce beau bateau qui nous offre son pont pour danser ….

Allez Musique !

Source : l’homme parle